Cannes
et ses environs
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C’est au début du cinquième siècle que St Honorat trouve, en se fixant à Lérina, au large de Cannes, le désert qu’il désirait et qui va rapidement devenir l’un des centres les plus rayonnant du monachisme occidental à ses débuts. Avec la bénédiction de Léonce, évêque de Fréjus, il fonde une communauté cénobitique (où les moines mènent la vie commune).
Selon la légende, Saint Honorat, arrivant sur son île fut encerclé de serpents. Il pria pour en être délivré et le Seigneur les extermina. Cependant, leurs dépouilles contaminèrent l'atmosphère. Saint Honorat grimpa au sommet d'un palmier et pria à nouveau. Cette fois, la mer submergea l'île et emporta les cadavres de serpents. Le monastère adopta plus tard la branche de palmier dans ces armes comme emblème de Saint Honorat.


écartelé : au premier et quatrième de sinople à la crosse d'or accompagné de deux palmes de même ; au deuxième et troisième d'azur au semi de lys à l'écusson bandé d'or et d'azur de six pièces à la bordure de gueules brochant sur le tout

L’île Saint Honorat abrite, depuis 16 siècles, le monastère de la Congrégation des Cisterciens de l’Immaculée Conception.
Les armes de l'ordre cistercien sont formées des anciennes armes de Bourgogne posées sur l'écu de France ancien. C'est en effet en Bourgogne que se développa au XIème siècle l'ordre de Cîteaux, également appelé ordre cistercien. Le semi de lys est au couleurs des armes des rois de France d'alors, les Capétiens.
Cannes (68 214 h)



http://www.cannes.com/

Les armes de Cannes se blasonnent : D’azur, à la palme d’argent posée en barre, accompagnée de deux fleurs de lys d’or.

À l’origine modeste village méditerranéen de pêcheurs et de moines, Cannes a une histoire indissociable de celles des îles Sainte-Marguerite et Saint-Honorat qui sont à quelques coups de rames des rivages. Aussi, il est impossible de parler de l’histoire de Cannes sans évoquer celle des îles de Lérins.

Apparue au Moyen Âge, la bourgade de Cannes se développe très modestement durant l’Ancien Régime tout en étant témoin des luttes franco-anglaises et franco-espagnoles qui s’exercent essentiellement sur les îles de Lérins.


    1834 : Lord Brougham, Chancelier de Grande-Bretagne, découvre Cannes lors d'un voyage et décide de s'y installer. La noblesse d'Outre-Manche le suit. Bientôt le "Tout Londres" ne parle plus que de Cannes !

    1838 : Construction du Vieux Port et élargissement du sentier qui serpentait le long du litoral , nommé "chemin de la petite croix" . Celui ci deviendra la "Promenade de la Croisette". Prosper Mérimée s'installe à Cannes et joue auprès de l'aristocratie française le rôle de Lord Brougham.

    1859 : Création de la Société des Régates. C'est à cette période que Cannes acceuille les plus notables de ce monde : la Tsarine Maria Alexandrovna, le Prince de Galles, la Reine Victoria, les Familles des Bourbon de Sicile, Parme et Orléans, les Rois de Suède et de Norvège, les Rothschild... Cannes, en hiver, est le rendez-vous de toute l'aristocratie européenne.

    1868 : Création du chemin de la petite Croix (futur La Croisette ).

    1871 : Plantation des palmiers.

    1880 : Arrivée des premiers plans de mimosas d'Australie.

    1910 : Début de la construction des palaces sur La Croisette : le Carlton (1910) le Majestic (1921) et le Martinez (1922).

    1939, le 1er septembre : le premier Festival International du Film s’ouvre solennellement… et ferme dès le lendemain pour cause de déclaration de guerre.

    1946 : Premier Festival du Film de Cannes puisque le premier n'a pu se déroulé pour cause de guerre

L’abbaye de Lérins possédait le blason d’azur à une palme d’argent en référence à la légende de Saint-Honorat chassant un serpent avec une palme. En 1030, lorsqu’elle reçut en donation les terres de Cannes, elle le compléta en ajoutant le « C » de Canna et le « A » de Abbatia. En 1633, pour plaire au représentant du roi le marquis de Saint-Chamond, les consuls changèrent les lettres pour des fleurs de lys royales. En 1696, c’est le blason actuel qui apparaissait dans le Grand Armorial de France de Charles d’Hozier


Le drapeau existe aussi avec uniquement les meubles du blason.

Ainsi qu'avec le logo de la ville
Le Cannet (42 492 h)



http://www.lecannet.fr/
  


D’azur à la palme d’or posée en barre, accompagnée de deux fleurs de lys d’argent, brisé en chef d’un lambel de gueules

Le blason est un dérivé de celui de Cannes d'où la commune du Cannet est issue.
Très tôt, le site du Cannet est occupé par les Romains qui s'installent, plantent des oliviers et baptisent l'endroit Olivetum. Le Cannet devient très vite une cité romaine, où les voyageurs s’arrêtent, en effet la voie Julia, qui relie Rome à Arles traverse le territoire actuel du Cannet, et la voie Julia est toujours présente dans le quartier du Haut Cannet.

Entre 400 et 410, le Moine Saint-Honorat s'y installa, il y fonda un Monastère, qui était alors le "pied sur le continent" pour les Moines des Îles de Lérins, dans la baie de Cannes.

Au XVe siècle, les moines de Lérins font venir des familles provenant du val d'Oneille (aujourd'hui, un quartier de la ville d'Imperia) en Italie pour défricher et mettre en culture les terres. En 1441, l'abbaye de Lérins concède à Sylvestre Calvy des terres cultivables au Cannet (c'est ce qui est rapporté dans le plus vieux document connu de la ville). 140 familles s'installent au Cannet entre 1441 et 1500 et certaines d'entre elles donneront leur nom aux quartiers de la ville : Les Danys, les Ardisson, Calvy et autres Escarasse, Gourrin, Apie... se répartissant en hameaux tout autour des terres cultivables appelées « le près » (actuel centre ville et quartier historique) notamment dans ce qui est aujourd'hui le Square du Tivoli. Au XVe siècle les Moines et les habitants ont construits la Tour des Danys, qui a essentiellement des fonction défensive pour protéger l'entrée de la ville. Cette Tour fait partie intégrante du patrimoine historique Cannettant, on peut la voir en haut de la Rue de Cannes.

Sous l'Ancien Régime, la ville du Cannet était essentiellement centré sur deux axe, le vieux Cannet actuel, et Rocheville. C'est dans le centre du vieux Cannet que se trouvait l'essentiel de la population. Ce centre était alors découpé en deux. Au sud, l'Église Sainte Catherine qui est la fondation même du sous quartier Sainte Catherine, et au Nord, le sous quartier Saint Sauveur. Le Nord n'ayant pas d'Église propre, les paroissiens ont décidé de construire l'Église de Sainte Philomène, cette Église est donc une propriété privée qui appartient à la Paroisse. Quant à Rocheville, bien moins de personnes y vivaient, le quartier était animé par sa place, actuelle "place Foch", et par son Église, qui est le plus grand édifice Religieux Cannettant : l'Église Saint Charles.

L'an de grâce pour la commune Cannettane est l'année 1774, le 9 août précisément, date à laquelle le Roi, Louis XVI, érige par un arrêt royal, le Cannet en commune indépendante de Cannes et de Mougins, les communes voisines. Le territoire Cannettant est d'ailleurs issu des parcelles appartenant à ces deux communes selon cet arrêt royal, pour la parcelle mouginoise (nommée "les bréguières"), elle fut cédée en 1852. Cependant, ce n'est que le 29 janvier 1777 que l'arrêt royal, instaurant la commune du Cannet, fut enregistré par le Parlement de Provence.

Le XIXe siècle a permis le développement de cette commue, mais ce n'est que dans la seconde moitié du XXe siécle que la ville a pris sa forme actuel.  Le vieux Cannet appelé également "Le Cannet Mairie", quant à lui a toujours était le centre de la ville du Cannet, cependant aujourd'hui ce centre est un quartier historique, où beaucoup d'artistes ont leurs ateliers, il y a également le tout nouveau musée Pierre Bonnard, et l'Hôtel de Ville. 

Sur les plaques de rue de la ville, on peut voir une inversion: les lys sont d'or et la palme d'argent. le lambel est absent.
Est ce l'influence de Cannes qui modifie ainsi ce blason utilisé par le service voirie de la mairie du Cannet ?
Mougins 16 287 h)


http://www.mougins.fr/


D’azur aux deux palmes adossées d’or posées en pal, accompagnées de trois fleurs de lys du même
Le vieux village, perché sur une butte, fut fondé au Moyen Âge.

Au XIe siècle, le comte d'Antibes Guillaume Gauceran donna Mougins (nom d'époque : Muginis) à l'Abbaye de Lérins, qui le conserva jusqu'à la Révolution.

Au Moyen Âge, elle devint un bourg fortifié, pourvue tardivement durant le règne du Roi René, souverain de Provence, d'une Charte de franchises, l'abbé de Lerins et l'évêque de Grasse étant des seigneurs. La protection de sa colline et de ses murs permit à Mougins de moins souffrir que beaucoup d'autres villages, des guerres locales et des conflits du XVIe siècle.

C'est à partir de la moitié du XXe siècle que cette localité est devenue un des lieux touristiques et artistiques de la Côte d'Azur.

L'Office du Tourisme de Mougins n'hésite d'ailleurs pas à clamer que Mougins est une ville du luxe et de prestige.
Mandelieu-la-Napoule (18 038 h)



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Coupé : au premier d'or au sautoir de gueules, au second de sinople à l'écureuil assis d'argent
arm. II, 5332 ; enr. 25 I.
Le nom de Mandelieu était Mandeluec. Les romains le transformèrent en Mantolvocus, Mandolocus ou Manduolocus. Au Moyen-âge, notre province prit son nom actuel : Mandelieu. Jamais à travers le temps, il n'a perdu sa signification.

Signification simple : Mandelieu était un lieu de mandement, c'est-à-dire un lieu de commandement où réside le chef.

Mandeluec était le cour d'un vaste domaine allant d'Arluc (Saint-Cassien) passant par Epulia ( La Napoule) et Théole (Théoule) pour se perdre dans l'Esterel.

Vers l'an 400, Eucher est Seigneur de Mandelieu. Il libère ses esclaves et donne la moitié de sa fortune aux paysans de Mandelieu, son fief.

Vers 430, Consorce, fille d'Eucher, fonde à Mandelieu un hôpital destiné à soigner les malades et les vieillards tout comme à recevoir les pèlerins qui viennent à Lérins ou se rendent à Rome.

Au VIIIème siècle, Mandelieu est entièrement détruite par les Sarrasins. L'hôpital et le couvent créés par Consorce sont brûlés. La population est réduite à l'esclavage ou massacrée. Quelques habitants qui avaient réussi à s'enfuir et à se cacher dans les bois reconstruisirent l'hôpital et le village.

Au XIVème siècle, Mandelieu dépend de deux seigneurs : le chapitre de Grasse pour le temporel et l'abbaye de Lérins pour le spirituel. La Napoule n'a qu'un seigneur vivant en son château, mais Lérins prélève la dîme contre la charge spirituelle de la paroisse.

En 1836, La Napoule qui dépendait de Fréjus, fut rattachée à Mandelieu et donc au département des Alpes-Maritimes (loi du 6/7/1836) à la demande de ses habitants.

Mandelieu-la-Napoule cède en 1929 une partie de son territoire qui devient Théoule-sur-Mer.

Sur le blason présent dans la ville, on peut voir une bande blanche sur le chef du blason.
    
Le drapeau de Mandelieu-la-Napoule est formé de deux bandes verticales verte et jaune.
Les couleurs proviennent des armoiries de la ville.
Théoule-sur-Mer (1 304 h)



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d’azur au pal d’or chargé de trois vergettes de gueules, au tau aussi d’or brochant sur les vergettes, accompagné en chef à dextre d’un rameau de mimosa du même et à senestre de Sainte-Germaine d’argent auréolée, chevelée et habillée d’une robe aussi d’or chargée d’une croisette d’argent, en pointe à dextre d’une tour posée sur une onde isolée d’or et à senestre d’une rascasse du même

Le fond bleu correspond aux couleurs des armoiries de la Provence. La bande or aux trois vergettes de gueules est très proche du blason de la Provence catalane mais celui-ci possède quatre vergettes. En revanche le blason du Comté de Foix, dans les Pyrénées, comporte trois vergettes. Le T est l'initiale de Théoule. Sainte-Germaine, est la patronne de la localité. La rascasse symbolise la mer, qui baigne les pieds de Théoule et représente l'activité,de la pêche. Le mimosa est une plante qui pousse naturellement et qui couvre d'or les collines de la région. La tour de la Batterie, célèbre monument de jadis, aujourd'hui disparu, mais reconstitué au bout de la jetée du Port de Théoule, c'est le phare actuel.
Au Ve siècle, Eucher Gaulois, seigneur de Mandelieu-La-Napoule était l'heureux propriétaire de Théoule. Dans l'antiquité, Théoule était un des ports les plus importants de Toulon à Antibes. À l'origine Théoule ne comptait qu'une trentaine d'habitations et abritait un port de pêche auquel on pouvait accéder par un petit chemin dit “Trayas”. C'est en 1898 qu'un syndicat de propriétaires se forma afin de défendre les intérêts de cette bourgade. Monsieur Hourlier, à l'époque propriétaire du château de Théoule (une ancienne savonnerie du XVIIIe siècle) et directeur du Journal de Lyon Républicain, poursuivit cette idée et la concrétisa avec l'aide de Monsieur de Latenhière. Abel Balif, président du Touring Club de France permit qu'en 1902 on inaugure la Corniche d'Or, nom donné à cette route nationale. En 1929, Théoule devient une commune grâce à Charles Dahon. En 1930, la municipalité fit l'acquisition de la villa Jeanne pour y aménager la mairie. À partir de 1934, les travaux d'électricité et d'eau furent entrepris, puis c'est en 1938 que la route nationale fut élargie pour permettre d'améliorer la circulation. Une partie de la population fut évacuée le 28 février 1944 car les Allemands craignaient une opération des Alliés. Le 16 août 1944, les Américains et les Français arrivèrent à Théoule.

La Corniche d'Or est une route qui offre les plus beaux paysages de la Côte d'Azur. C'est grâce au Touring Club que cette route fut créée, car il s'adonnait au développement du tourisme. Le 2 juin 1901, cette route est nommée boulevard. Elle fut inaugurée le 11 avril 1903 par un convoi de près de 200 automobiles suivies par des cyclistes. Route nationale 7 pendant quelques années, elle est classée RN 98 en 1938 et se trouve être une des plus belles routes d'Europe longeant la mer Méditerranée.

Drapeau de Théoule devant la statue de Notre Dame d'Afrique
Les illustrations sont des photographies de l'auteur ou proviennent des sites indiqués sur la page.