La Londe Les Maures
Le 1er décembre 2010, La Londe les Maures a créé la communauté de communes de Méditerranée Porte des Maures.
La Londe les Maures
( 8 749 h )

La Loundo

www.villelalondelesmaures.fr/

de gueules à la lune d'or accompagnée d'une étoile à cinq branches de même ; au chef d'azur cousu de trois croix d'argent

Le blason a été créé sous le ministère d'Albert Roux, second maire de La Londe. Sa création remonte entre 1904 et 1912, date à laquelle il apparaît sur l'école de garçons.

Le blason est orné d'un croissant de lune et d'une étoile, mélange de symboles musulmans et chrétiens.

D'après le témoignage de ses descendants, le père du blason voulait en effet au travers de ces symboles donner à la commune l'image d'une terre d'accueil, ce qui s'explique tout à fait en ce début de siècle où La Londe est une mosaïque de peuples, drainés par l'importante exploitation minière.

Le croissant de lune et l'étoile sont surmontés de trois croisettes, symbole de chrétienté, qui trouve leur explication dans une légende londaise.

Au retour de sa 7° croisade, St Louis débarqua à Hyères et trois de ses chevaliers seraient venus trouver repos et guérison dans une léproserie située aux Bormettes. Ayant retrouvé leur vaillance, ils auraient offert à leurs hospitaliers une croix détachée de leur insigne en gage de reconnaissance.

Les couleurs de fond du blason (bleu et rouge) peuvent s'expliquer par la situation géographique de la commune, la couleur bleu évoquant le littoral et la couleur rouge rappelant celle du terrain schisteux et argileux du massif des Maures.

Le logo de La Londe les Maures présente une feuille de vigne, richesse de la commune, au-dessus de vagues blanches et vertes symbolisant la nature et les plages, sur un grand carré bleu et des petits carrés ocre qui eux rappellent les habitations.
Entre le XIème et le XVIIIème siècles, le territoire, désigné sous le nom de Bormette, est marqué par la présence des moines de St Victor de Marseille puis des Chartreux de Montrieux et surtout de La Verne qui acquièrent d'importantes propriétés par donations. Ils construisent les premiers châteaux à vocation agricole, comme celui des Bormettes et du Bastidon. Plantant et exploitant vignes et oliviers, ils contribuent au développement de ces cultures.

En 1678, Antoine Lemonnier, sieur de La Londe (Seine Maritime) acquière des terres dans cette contrée et se fait construire une maison nommée "Château de La Londe ", qui va transmettre son nom au village. En 1788, elle devient paroisse. En 1791, "La Londe", qui compte 132 habitants, apparaît sur le cadastre en tant que quartier et section de Hyères.

Vers 1875, Victor Roux, riche financier marseillais et nouveau propriétaire du Domaine des Bormettes, redécouvre et développe le filon de plomb argentifère déjà exploité par les Grecs. En 1881, il fonde la Société des Mines des Bormettes et l'exploitation des mines de l'Argentière démarre dés 1885, créant de nombreux emplois.

Gagnant peu à peu son autonomie, le territoire demande son détachement par rapport à Hyères et est érigé en commune, le 11 janvier 1901. La commune prend le nom officiel de la Londe les Maures, le second toponyme provenant du latin "mauros" qui signifie "sombre" , ''brun foncé'' , évoque le couvert végétal de la couleur du massif sur lequel une grande partie de la commune est située.

Les documents de cette pages sont des photos de l'auteur.

Les renseignements sur le blason et l'histoire de la commune proviennent de Ecusson à coudre et de http://www.moussislondais.com/lalonde/histoire.htm.