Moyen Verdon 1

La communauté de communes du Moyen Verdon a été créée en 1994.
Elle comporte 19 communes
voir Moyen Verdon 2
et Moyen Verdon 3.

Castellane (1 557 h)



http://www.mairie-castellane.fr/
  

 De gueules à un château sommé de trois tours d'argent ; au chef d'azur à trois fleurs de lys d'or

Armoiries parlantes: un chateau pour Castellane
La première implantation de la cité, dont on ne connaît pas exactement le site, est connue sous le vocable de Ducélia. C’est le chef-lieu de la tribu Ligure des Suétrii. Colonisée par les Romains, elle prend le nom de Salinae à cause de ses sources salées.
C'est en 852 que Boniface de Castellane remporte une victoire sur les Maures, ce qui lui permet de constituer une vaste baronnie, dont 46 communautés villageoises étaient sujettes.
Les barons de Castellane sont en conflit avec le Comte de Provence auquel ils ne veulent pas rendre hommage.
En 1262, Charles d’Anjou, prétextant de la participation de Boniface VI à une rébellion marseillaise, s’empare de la cité et du château et confisque la baronnie à son profit. Il confirme les privilèges accordés aux habitants de Castellane par son prédécesseur et rend la ville inaliénable et inséparable du comté de Provence.
Le baron d’Allemagne (descendant de Boniface III) et le duc de Lesdiguières (fils de Françoise de Castellane-Saint-Juers) décident de prendre la ville. La défense est acharnée et la mort du capitaine des assaillants à la porte de l’Annonciade provoquée par Judith Andrau décide de la défaite des troupes protestantes, c’est le 31 janvier 1586, célébré depuis lors par la fête du « Pétardier » à la date anniversaire de cette victoire.

D'azur à la tour d'argent maçonné de sable.
Castillon
Rattaché à Castellane en 1948, lors de la construction du barrage.

D’or au bourg de gueules, ajouré de sable, bâti au bord d'un lac d'argent sur une terrasse de sinople.

Ce blason que l'on trouve sur plusieurs sites Internet comme celui de Villars-Colmars est celui de Villars-Brandis, indiqué par De Bresc dans son Armorial des communes de Provence, p314. Cette commune faisait parti du canton de Colmars avant d'être supprimée et rattachée à la commune de Castellane. Ce blason ne peut pas être attribué à la commune de Villars-Colmars, dont De Bresc dit p336 du même ouvrage qu'il n'y a pas d'armoiries dans ce village. 
Villars-Brandis
 En 1964, la commune a été supprimée et rattachée à Castellane.

D’argent au lion de gueules en chef accompagné au 1er canton d’une étoile d’or et à six fusées d’azur en pointe ordonnées 3, 2 et 1.
Chasteuil
En 1973, la commune a été supprimée et rattachée à Castellane.

D'argent à la vache de gueules, surmontée d'une étoile d'or posée entre les deux cornes.
Armorial Général de France, Charles D'Hozier (édit de 1696) 30e volume, Provence, 2ème partie.
Ces armes sont celles des Puget-Barbentane qui possédaient une partie de la seigneurie en 1696.

D’or à trois fasces d’azur accompagnées de trois aigles de sable, deux en chef une en pointe.
Ces armes sont celles des Raymond avec quelques modifications.
Eoulx
Jean de Raymond reçut la seigneurie d'Eoulx de la reine Jeanneen 1384.
En 1973, la commune a été supprimée et rattachée à Castellane.

De gueules à la fasce d'argent chargée de l'inscription « ROUBION » en lettres capitales de sable.
Robion
En 1973, la commune a été supprimée et rattachée à Castellane.

D'azur à la fasce d'argent chargée de l'inscription « TALOIRE » en lettres capitales de gueules.
Taloire
Au XIe siècle, les Castellane y édifient un château de pierres sèches
En 1973, la commune a été supprimée et rattachée à Castellane.

D'azur à deux palmes d'or les tiges passées en sautoir et une étoile du même posée au milieu du chef.
Ces armes proviennent des armes de la famille de Lyle qui possèdait cette terre depuis 1588.

Taulanne
En 1973, la commune a été supprimée et rattachée à Castellane.
Saint-Julien-du-Verdon (154 h)
De gueules à un mouton d'argent, et un chef d'or, chargé de trois croisettes de gueules

La localité apparaît pour la première fois dans les chartes en 1259 (Sanctus Julianetus). Son nom viendrait du pont romain, dit pont Julien sur le Verdon (rivière) (à proximité et sur la commune de Saint-André-les-Alpes), effondré au XVIIe siècle et rebâti en 1698.

Les seigneurs du lieu sont successivement les Castellane du XIIIe au XVIIe siècle et les Villeneuve au XVIe siècle. La communauté relève de la viguerie de Castellane. L’église paroissiale relevait de l’abbaye de Lérins. Les Templiers y avaient une petite maison, dépendant de la commanderie de Biot.

Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792. Pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour Villeverdon ou Ille-Verdon.

En 1955, la commune de Saint-Julien devient Saint-Julien-du-Verdon.

La Garde (85 h)  

D'azur à une tour d'argent, maçonnée de sable, sur une montagne d'or.
Armorial Général de France, Charles D'Hozier (édit de 1696)
29e volume, Provence, 1ère partie.

La Garde jouait le rôle d’une place forte protégeant Castellane (la commune est située sur la route qui monte de Castellane au col de Luens, et au-delà vers Grasse et Draguignan). La seigneurie appartenait aux Castellane (XIIIe siècle). Lors de la crise ouverte par la mort de la reine Jeanne Ire, Guillaume du Puget, seigneur de La Garde, soutient Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Le ralliement de Sisteron à la cause angevine, en novembre, entraîne son changement d’engagement, et il prête hommage le 30 novembre 1385.

Le fief passe aux Gassendi (XVIIe siècle), puis aux Périer auXVIIIe siècle. Une fois les barons de Castellane vaincus, Castellane devint chef-lieu d’une viguerie dont relevait La Garde
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