Termes de couleurs basiques
En 1969, deux ethnologues
américains, Berlin et Kay, firent sensation lors d’un
colloque, en énonçant une thèse selon
laquelle on trouvait partout dans les langages du monde une
séquence fondamentale, qu’ils ont appelée
Basic Color Terms.
Selon eux, les couleurs de la séquence en question
étaient toujours citées dans le même ordre, quelle
que soit la région du globe consultée.
On commençait toujours par le noir et le blanc,
puis venait le rouge,
ensuite le vert, le jaune, le bleu avec des séquences différentes en fonction des cultures

et on terminait par des couleurs plus nuancées telles que
le brun, le violet, le rose, l’orange et le gris
Dans l'idée de Berlin et Kay, cette séquence était
supposée donner une échelle d’appréciation
quant à l’évolution de la société
concernée.
Pour cela, on étudiait si les termes de couleur cités par
les indigènes questionnés allaient plus ou moins loin
dans cette séquence divisée en sept stades successifs
d’évolution.
Les palettes que l'on retrouve sont:
la triade ancienne
les couleurs primaires
les 11 couleurs basiques
La règle grammaticale pour repérer une couleur
basique est, en français, que l'on peut ajouter -âtre au
nom de la couleur pour créer un autre mot.
Exemple: rose donne rosâtre, grenat ne donne pas grenatâtre.
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