Escarton du Queyras

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     La Communauté de Communes de l'Escarton du Queyras a été créée le 28 décembre 2001 et regroupe 8 communes pour 2 457 habitants.

 
Le Queyras est aussi une région qui a ses logos.
Aiguilles (419 h)
Agulhas

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D'argent a un pal de sable accosté de deux quintefeuilles d'azur.

Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste, reconstruite au XVIIe siècle. Elle a été remaniée au XIXe siècle.
Chapelle du Sacré-Cœur, construite au XVIIIe siècle à côté de l'église paroissiale. Elle a peut-être été une chapelle d'une confrérie de Pénitents.
Mairie, construite en 1892.

Arvieux (361 h)
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    D'azur à trois fasces d'argent, au dauphin d'or, barbé, crêté, oreillé et peautré de gueules, brochant sur le tout.

Ces armes ont été adoptées par délibération du conseil municipal du 10 Août 1968, le maire étant M. Louis Blanc-Chabrand
Les dauphins du Viennois reçoivent en fief le Briançonnais et donc le Queyras en 1050. Arvieux fait alors partie du royaume du Dauphiné. Le Briançonnais est divisé en cinq entités, appelées Escartons, dont le Queyras fait partie. Chaque Escartons est composé de communautés appelées "universités". Arvieux est alors l'une des sept universités du Queyras, les autres étant Abriès, Aiguilles, Molines, Ristolas, Saint-Véran et Ville-Vielle.

À la fin du Moyen Âge, le Dauphin Humbert II, à court d'argent accorde une indépendance un peu plus importante aux Escartons, en échange d'une rente financière annuelle. Arvieux fait alors partie de la République des Escartons.

Cette entité féodale a été créée plus précisément par la Charte signée en 1343 entre le Dauphin et les communautés du Briançonnais. L'Escarton du Queyras devient une unité administrative chargée de répartir les taxes et les impôts. Les communautés des Escartons avaient ainsi obtenu du Dauphin le droit de gérer eux-mêmes le paiement de leurs impôts.

La charte accordait ainsi aux habitants des escartons le statut de "francs-bourgeois", c'est-à-dire qu'ils étaient exemptés de tout service féodal en échange d'une rente annuelle. Les habitants ont le droit d'élire leurs représentants appelés "consuls". Ils ont aussi le droit de chasse. Cela dit, la justice restait un privilège du Dauphin, et les habitants des escartons devaient participer à la défense du Dauphiné.

En 1349, 6 ans après la signature de la charte, le Dauphiné est cédé à la France qui fait perdurer ces droits jusqu'à la Révolution. Sous l'ancien régime Arvieux était ainsi une commune relativement riche des Alpes française. Cette relative prospérité de la communauté villageoise s'est réalisée en dépit de nombreuses calamités. Les guerres de religion n'ont pas épargné Arvieux. En 1630, la peste venue d'Italie ravage la région, et la Ville est brûlée en 1638.
Abriès (372 h)

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D'or au bouquetin de sable soutenu d'une fleur de lys d'azur
Les cartulaires des XIIe siècle et XIIIe siècle mentionnent les noms Abrii et Villa (la ferme ou le domaine) Abriarum.
Abriès a été, comme tout le Queyras, le théâtre de conflits armés pendant plusieurs années, après 1562, au moment des guerres de religion. Ces conflits ont vu la victoire des armées protestantes, de sorte que le Queyras, et Abriès, ont été pendant près d'un siècle majoritairement protestants. les érudits locaux estiment que les protestants représentaient entre 60 et 80 % de la population de la commune, le protestantisme commençant à refluer en 1660. C'est pourquoi la Révocation de l'Edit de Nantes, en 1685, a été un drame pour beaucoup d'habitants : certains revenant sincèrement au catholicisme, d'autres s'y convertissant de façade, d'autres enfin préférant quitter leur maison, franchir la frontière par le col des Thures, tout proche, et se réfugier en Suisse et en Allemagne.


Molines-en-Queyras (329 h)

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D'azur au moulin à vent d'argent, les ailes d'or, surmonté d'un pavillon de gueules.
L'église Saint-Romain34 de Molines est célèbre. Détruite pendant les guerres de religion, elle fut reconstruite entre 1628 et 1637. Les cloches sont apparentes en haut d'un clocher carré couvert d'une toiture en mélèze. Elle a été rénovée il y a deux ans.

Autre site fréquemment visité, le vieux four à pain, conservé au cœur du village.

Les hameaux et le village méritent l'intérêt et notamment leurs vieilles fustes, qui peuvent avoir plusieurs siècles. Certaines fermes ont été répertoriées sur l'inventaire général des Monuments historiques. Une maison du hameau de la Rua5 a été classée Monument historique le 12 octobre 1995.
Château-Ville-Vieille (322 h)

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D'azur à la bande componée d'or et de gueules.

D’azur à une bande componée de gueules et d’argent de six pièces, d’après l’Armorial général de 1692
1334: Humbert II, dauphin, passe au Château-Queyras
1374: le Gouverneur du Dauphiné ordonne d’augmenter les défenses du Château-Queyras
1395-1417: Étienne Voisin, maître des œuvres du Dauphiné, et Jacques de Beaujeu, son successeur, donnent les plans des travaux de réparations du château, et les font exécuter.
1574: les calvinistes ruinent l’église de Ville-Vieille et massacrent le curé
1587: Lesdiguières attaque le Château-Queyras dont il s’empare le 10 octobre suivant.
1633: on renonce à la démolition du Château-Queyras qui avait été décidée.
1692: Schomberg, à la tête d’un corps d’armé piémontais, assiège inutilement le Château-Queyras
Les paroisses de Chateau-Queyras et Ville-Vieille se réunissent.
Ceillac (304 h)



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D'argent, au chevron de gueules, accompagné de trois têtes d'aigles arrachées de sable, lampassées de gueules, et allumées de sinople.

Ces armes ont été adoptées par délibération du conseil municipal du 2 Octobre 1968, le maire étant M. Philippe Lamour.
La commune de Ceillac, située dans une petite vallée formée par le torrent le Cristillan, rappelle, par son nom, le gallo-romain Célius , qui y avait créé une villa, une exploitation agricole ou plutôt une importante bergerie. Elle dépendait, depuis le Xème siècle, de la principauté ecclésiastique d’Embrun et l’archevêque en était seul seigneur. Elle fut évangélisée par les moines de Saint-André d’Avignon qui y créèrent une paroisse au XIème siècle.

Durant plusieurs siècles, le village est dirigé par le consul. Il est élu pour un an lors de l'assemblée générale des habitants se tenant sur la place du village. Il s'occupait des règlements, des amendes, des saisies, de la délimitation, du traçage et de l'entretien des chemins, de la fixation des mesures, de la sécurité (incendie notamment), des fours, des moulins, de la police rurale. Il pouvait, pour des décisions d'importance, convoquer la population en assemblée générale sur la place.
Saint-Véran (282 h)



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De sinople à l'aigle cousue de sable, lampassé et membré de gueules

Ces armes ont été adoptées par délibération du conseil municipal du 7 Avril 1968, le maire étant M. Sébastien Mathieu.
Des mines de cuivre étaient exploitées dès l’âge du bronze (IIe millénaire av. J.-C.) sur le territoire de la commune.

La légende de saint Véran de Cavaillon raconte que, évêque de Cavaillon, né dans le Gévaudan au VIe siècle, il blessa un dragon qui ravageait la région de Cavaillon et le chassa en lui ordonnant d'aller mourir dans les Alpes. Ce Coulobre, saignant lors de sa retraite, a laissé tomber des gouttes de sang ; d'où la présence en France d'autres villages nommés Saint-Vérand, dans le Vaucluse, l'Isère et le Rhône.

Autrefois, le village avait une activité artisanale importante : vannerie, outillage, ébénisterie, charpentes et agricole, élevage (chèvres, vaches). Il avait aussi une activité d'ardoiserie à partir des galeries creusées dans la falaise.
Ristolas (96 h)

D'or à un ours arrété de sable, accolé de gueules.
Ristolas est situé au fond de la vallée du Queyras, sur la rive gauche du Guil à 1610 m d'altitude, à 3 km d'Abriès et 7 km d'Aiguilles.

La commune fait partie du parc naturel régional du Queyras.

En plus du village, les hameaux de l'Echalp et de la Monta font partie de la commune.
Les illustrations sont des photographies de l'auteur, proviennent de http://www.philatelie-populaire.com/ , de http://emblemes.free.fr/ ou proviennent des sites indiqués sur la page.