Valgaudemar

La Communauté de communes du Valgaudemar est une structure intercommunale française, située dans le département des Hautes-Alpes. Elle a été créée le 27 décembre 1993.

Le Valgaudemard signifie 'Vallée de Gaudemard' - ou 'Godomar'. D'après l'Histoire, Godomar II°, dernier roi des Burgondes, vint se réfugier dans cette vallée après la destruction du Royaume Burgonde par les Francs en 534.
Saint-Firmin (477 h)
  
D'azur au lion d'or, armé et lampassé de gueules, à la bande brochant d'argent chargée de trois roses aussi de gueules.
Le château construit en 1377 par Pierre d'Ambel, coseigneur du Valgaudemard est situé entre le bourg de Saint-Firmin et le hameau de La Broue, il était destiné à servir d'abris aux habitants du Valgaudemard lors des exactions fréquentes à cette époque de mercenaires participant à la guerre de Cent Ans et se trouvant sans emploi entre deux batailles.
En 1791, les communes de La Broue, L'Esparcelet, Les Préaux, Reculas et Villard-Saint-Firmin ont été réunies à la commune de Saint-Firmin.
Chauffayer (391 h)

Chaufaier


D’argent à l'aigle d'azur, couronnée d'or, becquée et membrée de gueules.
Autrefois la commune s'appelait Aubessagne, nom occitan formé de l'adjectif albo, signifiant blanc et du nom sagna (ou sanho) désignant une étendue marécageuse. Le seigneur du lieu y avait édifié une maison forte, dépendant du vibaillage du Champsaur. C'est au début du XIVe siècle que la famille des Herbeys hérite du mandement d'Aubessagne, et entreprend d'en faire une demeure seigneuriale. En 1770, Louis-François des Herbeys, qui hérite du château et des terres d'Aubessagne, fait construire un canal de dérivation de la Séveraisse pour permettre l'irrigation du plateau d'Aubessagne. Ce canal, dont la prise est située à l'ubac de Saint-Maurice-en-Valgodemard et dont le tracé peut être suivi sur toute la traversée de la commune de Saint-Jacques-en-Valgodemard, aboutit à l'arrière du château. Achevé en 1773, il n'est mis en service qu'en 18111.

À la fin du XIXe siècle, le hameau de Chauffayer, sur la route royale de Grenoble à Grasse (future route nationale 85), est devenu le plus important de la commune. Le chef-lieu y est alors établi, et la commune prend son nom en 1887
Le Glaizil (180 h)



D’or au créquier de gueules.
Ce sont les armes de la famille Créquy.
À la fin du XVIe siècle, François de Lesdiguières, natif de Saint-Bonnet, chef des protestants du Champsaur, fit construire un château fort au lieudit les Diguières, au nord du village du Glaizil. Cette seigneurie lui permit de devenir « duc de Lesdiguières ».

La tour carrée du cimetière du Glaizil, positionnée au cœur de l'actuel cimetière, serait le vestige d'une église Romane et d'une tour de vigie construites vers le XIIe siècle au cœur même du village. L'église aurait brûlé au XIXe siècle et la tour a été détruite en 1960 car elle menaçait de s'écrouler.
Saint-Jacques-en-Valgodemard (148 h)

pas d'emblème

C'est en 1936 que la commune de Saint-Jacques, comme d'ailleurs sa voisine Saint-Maurice, a adjoint à son nom le suffixe « -en-Valgodemar », dont l'écriture diverge curieusement de celle de la vallée qui les abrite, le Valgaudemar.
Saint-Maurice-en-Valgodemard (144 h)

pas d'emblème

La commune de Saint-Maurice est située dans la partie aval du cours de la Séveraisse, immédiatement en amont de Saint-Firmin qui en est l'aboutissement. Le territoire de la commune est à cheval sur les deux flancs de la vallée, remontant de chaque côté jusqu'aux sommets à plus de 2 700 mètres d'altitude : au nord-ouest un chaînon descendant du Pic des Souffles et culminant au Grun de Saint-Maurice (2776 m.), au sud-est le massif du Vieux Chaillol (2826 m. au Pic de Pian). L'altitude du fond de la vallée est située entre 900 et 1 000 mètres. Les deux rives sont reliées par un unique pont situé à la hauteur de l'Ubac et nommé pont du Roux.
La Chapelle-en-Valgaudémar (111 h)

La Chapella-en-Gaudemar

http://valgaudemar.free.fr/chapelle.htm



D'azur au lion d'or, armé, lampassé et allumé de gueules, aux trois cotices en barre aussi de gueules brochant sur le tout.
Au milieu du XIVe siècle, Henri, seigneur d'Ambel, épouse Alix Gras, fille du seigneur majeur du Valgaudemar, qui apporte en dot la suzeraineté sur les terres de la partie haute de la vallée. Un siècle plus tard, à sa mort en 1445, Raymond III d'Ambel, dont le seul fils est décédé avant lui, lègue sa seigneurie à sa fille aînée Burguette, et ses terres en Valgaudemar à ses autres filles Clémence, Lantelme et Catherine, qui se les partagent. Les terres de Clémence resteront connues comme « Clémence-d'Ambel ». Celles de Catherine passent à sa fille Marguerite, dont le mari Guillaume Pérouse achète les parts de Lantelme, constituant un vaste territoire dès lors dénommé « Guillaume-Pérouse ». Fait exceptionnel, ces deux domaines conserveront leurs toponymes en forme de patronymes pendant cinq siècles, y compris lors de la création des communes après la Révolution : Clémence-d'Ambel et Guillaume-Peyrouse.

Au début du XXe siècle, du fait de l'érosion et des inondations, notamment en 1914 et 1928, les terres cultivables s'étaient faites de plus en plus rares, et les habitants avaient commencé à vendre leurs terres à l'État, ce qui constitua plus tard le noyau du parc naturel. Progressivement, les hameaux les plus éloignés du centre se sont dépeuplés et ont finalement été abandonnés. De plus, l'intrication des territoires autour d'une seule église ("la chapelle") et d'une seule mairie rendaient la cohabitation conflictuelle. En 1962, les élus se décidèrent à demander la fusion de leurs deux communes. Celle-ci fut décrétée, et la nouvelle commune prit le nom de la Chapelle-en-Valgaudémar, réunifiant, six siècles plus tard, l'ancien legs d'Alix Gras.
Aspres-lès-Corps (129 h)


D’or à l’aigle de sable, languée et membrée de gueules; au chef d’azur chargé de trois étoiles à six rais d’argent.
Le village d'Aspres les Corps est situé aux portes de la vallée du Valgaudemar. La tour pointue du chateau d'Aspres les Corps défie l'impressionnat sommet de l'Obiou.
Villar-Loubière (45 h) pas d'emblème A voir: Un moulin à farine et à huile de noix, entraîné par des roues hydrauliques horizontales situées en sous-sol, construit en 1838, sa couverture est en chaume.
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