Pays de Fayence
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Par arrêté préfectoral du 21 août 2006, la Communauté de Communes du Pays de Fayence a été créée et se substitue au SIVOM (Syndicat Intercommunal à Vocations Multiples).

Fayence (4 296 h)

Fayuenço

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de sable à un Saint Jean Baptiste d'argent
(Armorial Général 1696 - vol II p1256)
St Jean Baptiste est le patron de la paroisse.
Cité en 909 "Fagentia", et en 1119 "Favenza", du latin "Faventia Loca" qui signifie lieu favorable.
Au 12ème, Alphonse Ier d'Aragon fit don du fief de Fayence aux évêques de Fréjus. Ils y eurent un château que Mgr de Fleury fit détruire au 18ème le trouvant "dispendieux et inutile".
Invasions sarrasines dévastatrices.
Le village dépeuplé ressuscita au 15ème grâce aux habitants de Callian qui s'y installèrent après la destruction de leur village par Turenne en 1391.
Les moines de Lérins y eurent un important couvent dès le 11ème ; implantation des Carmes au 16ème, puis des Trinitaires.
Centre International de Vol à voile.
Au fil d'une promenade, les 13 lavoirs et fontaines, ses petites placettes ombragées et ses terrasses vous donneront envie de savourer un instant de quiétude.
Attention, la faïence tire son nom de Faenza, ville d’Italie, où elle fut inventée et non du village de Fayence.
Achard indique en 1787:
trois fleur de lis
Montauroux (4 526 h)

Mountauroux

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d'argent à une fasce-chevron, diminuée, abaissée de gueules, et une longue croix du même, brochante sur le tout.
(Armorial Général 1696 - vol II p1251)
Cité au 11ème : "In Territorio Montis Auroris", puis "Mons Auros", c'est-à-dire "montagne dorée".
Au 11ème, Montauroux faisait partie de la principauté de Callian.
Co-seigneurie des évêques de Fréjus et de la famille de Grasse qui revint à Charles Lombard de Gourdon en 1642.
Durant les guerres de Religion, le bourg fut pris par le duc d'Epernon qui fit pendre 6 officiers et 60 soldats et détruisit la chapelle Saint-Barthélemy.
Chapelle dédiée à St Barthélémy dont les peintures religieuses et profanes tapissent entièrement l’intérieur.
Le Château de la Colle Noire, dernière demeure du couturier Christian DIOR dont la tombe est à CALLIAN.

De Bresc dans son Armorial des Communes de Provence de 1866 donne ce dessin faux du blason. Il est malheureusement recopié depuis par les compilateurs qui ne vérifient pas leurs sources.

version dans laquelle le fasce-chevron est palé rouge et blanc, ce qui fait mieux ressortir la croix.
La devise "Domine responde pro me" est celle des de Grasse, princes d'Antibe.
Callian (2 465 h)
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d’or à une bande de gueules, et le mot CALLIAN de sable, posé sur la bande.
Cité au 9ème dans des actes de l'abbaye de Lérins : "Calianum".
Au 11ème, capitale d'une principauté étendue, dirigée par Hugues, gendre de Guillaume 1er, comte de Provence.
Seigneurie des Moustiers, Villeneuve, Grasse, Lyle.
Détruit en 1391 par Raymond de Turenne, saccagé tour à tour par le connétable de Bourbon et le duc d'Epernon au 16ème, par le duc de Savoie en 1707 et 1745.
Callian fut en partie épargné en 1745 parce que la femme d'un général autrichien y ayant mis au monde un enfant lors de la première occupation intercéda en faveur de la commune.
Tourrettes (2 206 h)
Tourretto
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d’azur à deux sautoirs alaisés d’or, posés à côté l’un de l’autre, surmontés d’un agneau pascal d’argent, tenant sa longue croix d’or, de laquelle pend une banderolle de gueules, chargée d’une croix d’argent.
Les armoiries proviennent de la famille de Villeneuve.
Cité en 1043 : "Torretas".
Entra par mariage dans la famille des Villeneuve de Tourrettes.
Ruines du village féodal de Puybresson et du Castelet de Valnasque, cités au 13ème, détruits lors de la "guerre de Charles de Duras".
En 1591, le château de Tourrettes, dont le seigneur de Villeneuve était un chef protestant, fut détruit par les Carcistes de Fayence à l'aide d'un canon que leur prêta le duc de Savoie.
Château du Puy construit en 1830 sur le modèle de l’Ecole des Cadets de St Petersbourg. 
Dans le vieux village, l’église St André (XIème siècle) et plus bas à proximité du Parking du Boudoura, la Chapelle des Pénitents (XVème siècle).
Seillans (2 133 h)
http://www.seillans.fr/


de gueules à une bande d'argent, chargée du mot SEILLANS, de sable.
(Armorial Général 1696 - vol II p1249)
Cité en 814 : in "Agro Ciliano", et en 1013 "Sillonem".
Etymologies possibles de "Seilhanso", mot provençal signifiant "bassine à huile" ou bien du patronyme latin "Caelius", serait terre d'un certain Caelius.
Fief de l'abbaye Saint-Victor de Marseille en 884, puis co-seigneurie des comtes de Provence et des Hospitaliers au 13ème.
Invasions sarrasines du 9ème au 13ème.
SEILLANS est labellisé « un des plus beaux villages de France », avec ses ruelles pavées qui vous mèneront à la jolie place ombragée du Thouron et sa fontaine superbement fleurie pendant la Fête des fleurs qui se déroule en juin.




de gueules au croissant contourné d'argent
 La « Fontaine d'Amour » porte les armes de Seillans : un croissant blanc sur fond rouge. Ce blason fut copié sur celui de Sire Bouquier, Seigneur de Marseille, Co-seigneur de Seillans et chevalier de l'Ordre de Malte (XIIe siècle). Les armes de Sire Bouquier était un croissant sur un fond d'azur, le conseil communal décida que celles de Seillans seraient sur fond de gueules.

Gravure originale de la « Fontaine d'Amour »

Cette plaque touristique placée au centre du village nous rappelle que le blason avec les trois étoiles fut le blason de Seillans.

d’argent à un B capital de sable, et au-dessus le mot BROVES en caractères de sable.
Brovès: cité au 11ème "Brovedes" : de "Brovo" (provençal) ou encore de "Broga" (gaulois) : limite, champ.
Co-seigneurie des Pontevès et des Raphaelis.
La commune de Brovès fut comprise dans le territoire du camp militaire de Canjuers en 1970 ; ses habitants furent déplacés, une partie des bâtiments ont été détruits, d'autres servent aux militaires ; les sanctuaires ont été conservés ; la circulation sur son territoire est soumise à réglementation.
Elle a été rattachée administrativement à Seillans.
Saint-Paul-en-Forêt (1 445 h)
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Cité au 11ème : "Sanctus Paulus de Gallina Grasse" : nommé en 1824 "Saint-Paul-lez-Fayence", lors du détachement administratif de la commune de celle de Fayence ; vocable actuel en 1918.
Au 13ème, dépendance de l'abbaye de Lérins, puis seigneurie des Villeneuve.
L'industrie du verre y était prospère au 17ème; on y soufflait les "dames Jeanne", vastes bonbonnes en souvenir d'un passage de la reine Jeanne.
Rattachée à Fayence, devint commune indépendante en 1824.
Tanneron (1 316 h)
http://www.tanneron.fr/

d'or aux trois chevrons de gueules
adopté par le conseil municipal en 1965
Cité en 1200 : "Castrum Tannaroni".
Etymologies possibles : vient du mot "tan" (écorce de chêne et de châtaignier), ou de la racine pré-européenne "tan", la montagne.
Seigneurie de Grasse.
Commune créée en 1825 par détachement de Callian.
La construction du barrage de Saint-Cassien a transformé l'aspect et la vie de la commune qui se tourne de plus en plus vers le tourisme.
Se compose de 22 hameaux éparpillés dans les forêts de pins et de châtaigniers. 
Mons (684 h)
Mouns
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de gueules à un mouton d'argent, paissant sur une montagne herbée de sinople et un chef cousu d'azur, chargé de trois étoiles d'or.
(dessin original de l'Armorial Général 1696 - vol II p1246)
Cité au 11ème sous son vocable actuel.
Etabli primitivement sur le piton de Villevieille, il se nommait alors Avaye.
Au 11ème, Mons faisait partie de la principauté de Callian ; fief des Esclapon et des Tourette au 13ème, puis des Villeneuve jusqu'à la Révolution.
Au 15ème, Mons fut éprouvé par les ravages des Routiers (chemin des Tarde Venesti), par deux épidémies de peste, par la famine ; Antoine de Villeneuve fit venir 40 familles génoises (les "Figouns") pour relever la commune, moyennant certaines franchises. L'olivier fut introduit à cette époque.
Pendant les guerres de Religion, les habitants prirent le parti des Ligueurs et détruisirent le château ; le duc de Savoie prit alors le bourg malgré des moyens défensifs originaux (ruches d'abeilles jetées du haut des remparts) et pendit 20 habitants ; en 1614, le seigneur reçut une indemnité mais le château ne fut pas reconstruit à son emplacement initial, mais une gentilhommière fut bâtie en contrebas au sud-ouest sur une plate-forme où se trouve la place Frédéric Mistral : vaste bâtisse 17ème que les vieux Monsois continuent à appeler le "château".
Son dialecte, le "Figoun", fut conservé jusqu'au 19ème ; à cette époque, Garcin appelait les Monsois les "Chinois de la Provence" parce qu'ils avaient fait preuve d'un courage et d'une opiniâtreté extraordinaires en remontant la terre arable des vallons dans des "couffes" : cette terre était retenue sur les pentes ensoleillées par des milliers de petites murailles en pierres sèches formant les "faïsso" que l'on peut encore voir, témoignage de cette colossale entreprise.

variante: le mouton est vu de dessus et les étoiles ont 6 branches

autre variante: le mouton grimpe le long de la pente
Les illustrations sont des photographies de l'auteur, proviennent  des sites indiqués sur la page ou de Héraldique Gen Web.