La Vallée du Gapeau

http://www.ccvg.fr/

La Communauté de Communes de la Vallée du Gapeau, créée par arrêté préfectoral le 15 décembre 1995, comportait 6 villages soit 40 603 habitants, à 10 km de Toulon et 7 km de Hyères.
En 2010, le village de La Crau est parti rejoindre la communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerrranée.
Solliès-Ville (2 222 h)

Soulies-Vilo

 

d'azur à la bande d'argent chargée du mot SOLLIERS en lettres capitales de gueules et accompagnée de deux soleils d'or

(à gauche, dessin de l'Armorial des Communes de Provence de De Bresc 
à droite, dessin de l'Armorial Général de 1696 II-1121)l

Sur le monument aux morts, le blason est inversé.

Solliès fut habité 2 000 ans av. J.-C., comme le prouvent les objets trouvés dans les grottes. Le nom qui vient de "Solarium" apparaît au 6ème, devient patronymique au 13ème.

Rattachement au diocèse de Toulon au 5ème. Le bourg fortifié apparaît au 10ème : construction des remparts puis de l'église aux 11ème et 12ème.

Le territoire fut attribué au 13ème aux chevaliers vainqueurs des Sarrasins et devint vicomté sous la juridiction de l'abbaye Saint-Victor jusqu'au 16ème. La première réglementation de la communauté eut lieu en 1380 (première assemblée en 1386) ; la vente du fief se fit en 1392 et en 1433, puis en 1468 pour 13 000 florins, par Pierre de Beauveau à Palamède de Forbin (un quart resta aux chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem jusqu'en 1789).

Le 5 floréal de l'an VII (25 avril 1799) se fera la division définitive du territoire des Solliès en 4 communes : Solliès-Ville qui s'étend aussi dans la plaine, Solliès-Pont, Solliès-Toucas (seule commune à avoir conservé le nom de la famille Tocassi qui la créa) et Solliès-Farlède (qui abandonna le nom de Solliès).

Solliès-Ville s'appella aussi Solliès le Haut.

Solliès-Ville a gardé le blason traditionnel en modifiant le nom

Solliès-Pont (10 919 h)

Soulies-Pouant

site

D'azur au pont d'une arche d'or maçonné de sable, accompagné de deux soleils du même posé en bande.

Solliès-Pont a gardé les deux soleils (armes parlantes) et ajouté un pont sur ses armes.

Modeste hameau groupé autour du pont sur le Gapeau, il se développa au 16ème quand les Forbin quittèrent Solliès-Ville dont le château avait été ruiné par la population, et vinrent s'installer dans la plaine. Pillé et saccagé pendant les guerres de Religion et par les troupes du duc de Savoie en 1707. Le château de Solliès-Pont reçut la visite de Charles IX, Catherine de Médicis, Louis XIV. Sous la Révolution, des soldats cantonnés dans le château, y mirent le feu ; il fut reconstruit en 1862. Au 19ème, on y cultivait des citrons et des oranges ; il y avait des filatures de soie et d'importantes tanneries.
Solliès-Toucas (4 434h)

Soulies-Toucas

http://www.ville-solliestoucas.fr

Origine: Armes adoptées par délibération du Conseil Municipal du 30 mai 1941, sur l'initiative de Mr FONTAN, Conservateur du Musée de Toulon, et présenté par Mr Antoine CANTONI, instituteur à Solliès-Toucas. Les armoiries sont celles de la cité mère, Solliès-Ville, avec un attribut spécial pour différencier la commune de Solliès-Toucas. Ces armoiries ont été homologuées par la Commission des Sceaux et Armoiries de l'état lors de la séance du 20 octobre 1943.

Blasonnement: De gueules à la branche d'olivier d'or formée de trois brins stylisés et posés sur le central en pal, les deux autres en bande et en barre; au chef d'azur au soleil d'or.

Ornements extérieurs: L'écu timbré de la couronne murale d'or à 2 tours.

Devise: Sur une banderole blanche apparaît la devise provençale "EI TOUCAS OLI E PAS" (A Toucas huile et paix).

Symbolique: Le soleil rappelle la toponymie et honore la commune mère Solliès-Ville. L'olivier était la culture prédominante de l'ancien hameau. L'olivier symbolise la paix, l'obéissance, la concorde et la douceur. Dans l'écriture Sainte, la colombe lâchée par Noé revint dans l'arche avec un rinceau d'olivier dans son bec. Il symbolise aussi l'espérance à cause de sa verdure, la miséricorde, le pardon, la dévotion et la vérité car l'huile que l'on en tire monte sur l'eau, vérité sur mensonge. Son huile est signe d'éternité et de longue durée.

Vers la fin du 15ème siècle, deux frères, Merino né en 1476 et Bernardus né en 1486, fils de Louis TOCASSO, quittèrent Diano Marino, leur village natal situé dans la circonscription de Porto Maurizio en Ligurie (Italie), pour aller s'établir en Provence.

Le territoire des Solliès était alors administré par le seigneur Louis de FORBIN. Le bourg de Solliès (actuellement Solliès-Ville) parut sans doute accueillant aux deux frères puisqu'ils décidèrent de s'y fixer. En effet, un document daté du 17 mai 1501 nous apprend que Bernardus TOCASSO fut placé en apprentissage chez Maître Bernard ARENE, forgeron à Solliès.

Dans les premières années du 16ème siècle, les deux frères quittèrent Solliès pour venir s'installer dans la vallée et y construire la première maison de ce qui devait devenir le hameau des Toucas.

Citons encore les nombreuses fontaines dont la plus ancienne à été signalée en 1777.

La Farlède (6 898 h)

La Farleto

http://aicardecole.free.fr/village/histvil.htm

Le soleil sur fond bleu comme toutes les communes filles de Solliès, et 7 épis de blé pour l'origine du nom (terre à blé)

Cité en 1079 : "Ferleda". Faisait autrefois partie de la communauté de Solliès ; il s'en détacha et devint Solliès-la-Farlède en 1790.

Le nom de La Farlède viendrait du latin ferula qui désigne le fenouil (plante aromatique), ou bien de la juxtaposition de far (le blé) et de leda (que l'on peut rapprocher du mot gascon des Landes). Il signifierait, alors, la "terre à blé".

Belgentier (1 742 h)

Beu-Gencie

http://www.belgentier.net/

de gueules à la belette d'argent

Armorial Général

Porte de la vallée du Gapeau, ce village pittoresque s'appelait autrefois BOISGENCY puis BEAUGENCIER avant de devenir BELGENTIER. Il s'est édifié de part et d'autre du Gapeau, fleuve côtier et le long de la RD 554 qui relie la N7 à la mer. Seigneurie des vicomtes de Marseille, puis de l'abbaye de Saint-Victor. Patrie de l'archéologue Fabri de Peiresc (1580-1637), grand voyageur qui rapporta d'Orient la première tubéreuse et le premier néflier du Japon. Le 8 septembre 1651, une crue du Gapeau provoqua la mort de 84 habitants.
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