Hérault Méditerranée:
Pays de Pezenas
La Communauté d'Agglomération «Hérault Méditerranée» a vu le jour le 1er janvier 2003 avec19 communes.

Elle consiste dans le regroupement des Communautés de communes du Pays d'Agde et du Pays de Pézenas.

La Communauté de communes du Pays de Pézenas avait été créée en 1988.


Pézenas (7 443 h)
Pesenàs

http://www.ville-pezenas.fr/



D'argent aux trois fasces de gueules, au franc-canton soudé d'or chargé d'un dauphin d'azur, au chef du même chargé de trois fleurs de lys aussi d'or.
Armorial General de France volume XIV page 242
Le chef de lys date de 1261, date à laquelle Saint Louis acheta la terre.
Le dauphin fut concédé par Charles, alors dauphin en 1419 pour la récompenser de sa fidélité contre les Anglais.
Depuis le bas Moyen-Age, Pézenas était le siège de foires importantes, les Foires du Languedoc, qui attiraient des marchands de tout le bassin méditerranéen. En 1261, la ville devient une seigneurie royale, ce qui donne une expansion nouvelle à ses trois foires annuelles, auxquelles le roi concède de nombreux avantages, confirmant la ville dans son rôle de grand marché lainier. 
Au début du 16e siècle, les gouverneurs du Languedoc, tous issus de la famille Montmorency, fixent leur résidence à Pézenas. Les Etats du Languedoc, assemblée régionale qui vote l’impôt au roi et qui administre la province, itinérante jusqu’alors, se fixent à Pézenas pour plus de cent ans. La ville devient la capitale de la province. Tout aurait pu s’arrêter en 1632. Suite à « l’Edit des Elus », qui supprime les privilèges fiscaux de la province ; Henri II de Montmorency prend la tête d’une rébellion qui tourne court. Le gouverneur, blessé, est fait prisonnier à la bataille de Castelnaudary et décapité quelques jours plus tard. Vingt ans après, en pleine fronde des Princes, Armand de Bourbon, prince de Conti, se retire dans le domaine familial de la Grange des Prés, hérité de sa mère Charlotte de Montmorency. Il est nommé gouverneur du Languedoc à la mort de Gaston d’Orléans. Pézenas retrouve alors son rôle de capitale politique. Il est le protecteur de Molière de 1650 à 1656.
Adissan (736 h)


 

d'azur au pairle losangé d'or et de gueules

Armorial General de France volume XIV page 193 

La principale spécificité de la production est la Clairette du Languedoc. En effet, ADISSAN est considéré comme étant le berceau de la Clairette du Languedoc.

Le dessinateur de Wikipédia donne une largeur de 2 carreaux pour les bras alors que le dessin original de 1696 indique 3 carreaux.
Aumes (310 h)

d'azur à trois tours d'argent maçonnées de sables, ouvertes et ajourées du champ, supportées chacune par deux lions aussi d'argent armés de sable.
Par l'héritage de la famille Lauret qui la possédait depuis le XVème siècle, la petite seigneurie d'Aumes parvint aux La Farelle. En effet Louise Lauret dernière du nom dame d'Aumes constitua comme héritiers ses neuveux Guillame et Antoine de La Farelle.
La mairie du village pourrait dater, en partie au moins, du XVII ou XVIIIème siècle et arborer les armes des La Farelle : "d'azur à trois tours d'argent maçonnés de sable, accostés de deux lions armés et lampassés de gueule"
Bessan (4 025 h)

http://bessan.fr/

de gueules au lion d'or tenant une fleur de lys du même, au chef d'argent chargé de trois fleurs de lys de sable

Armorial General de France volume XIV page 400 

Vers 600 avant JC, les Grecs s'installent à Bessan sur l'oppidum de la Monadière pour faire du commerce.
En 218 avant JC, Hannibal, général carthaginois, traverse la région avec son armée et ses éléphants de guerre, pour aller attaquer les Romains, et passe entre Bessan et Montblanc.
En 408-409 après JC, Béziers, Agde et la région sont mis à sac par une armée de Germains (Burgondes, Suèves, Vandales), de Slaves (Alains) et autres peuplades.
En 737, Charles Martel pénètre dans la province à la tête des Français, repousse provisoirement les Sarrasins, fait détruire Béziers, Agde et les alentours afin qu'ils ne puissent pas revenir s'y fortifier.
Vers 1050-1100, commence à se construire le village fortifié de Bessan.
En 1209, l'armée des croisés, dont le chef militaire est Simon de Montfort, s'empare de la région, sous prétexte de chasser les Cathares, et dix ans plus tard les châteaux de Bessan et Touroulle deviendront propriété de son fils Amaury.
En 1278, les Bessanais ont déjà obtenu du seigneur le droit d'élire des consuls (maires) pour s'occuper des affaires politiques.
En 1348, la peste tue une grande partie de la population. Elle reviendra plusieurs fois par la suite.
Le 30 octobre 1587, Antoine Scipion, nouveau duc de Joyeuse et chef des catholiques, profitant de ce que le gouverneur du Languedoc est parti dans le Tarn avec son armée, s'empare de Bessan qu'il saccage.
En 1851, lors du coup d'État de Napoléon III, le canon est pointé sur la Grand'rue et une trentaine de Bessanais républicains sont déportés.
En 1907, les Bessanais participent activement à la révolte des vignerons du Midi.
En novembre 1942, les troupes allemandes entrent dans Bessan pour l'occuper. Elles s'enfuiront en août 1944, après le débarquement des alliés en Provence[

Les armoiries représentées dans la rue sont dans un blason ovale.
Caux (2 261 h)



écartelé, au premier de gueules à la bande d'argent, au deuxième d'azur à trois fleurs de lys d'or, au troisième de sable à un croissant d'or, au chef cousu d'azur chargé de trois étoiles aussi d'or, au quatrième de gueules à un houseau contourné d'or accompagné en chef de deux roses du même.
 880, Caux est sous l'autorité de Guillaume de Guilhen de Clermont-l'Hérault.
 990, rattachement à Carcassonne par les Vicomtes d'Agde et de Béziers (sous l'influence de la Couronne d'Aragon)
1172, l'église de Caux est citée dans le Livre Noir.
1226, Caux est réuni au Royaume de France par cession d'Amaury VI de Montfort, fils de Simon IV de Montfort.
1327, grande peste, il ne reste que 6 habitants.
1346, Bérenger V de Caux est le premier coseigneur (paréage avec le roi Philippe VI de Valois).
1362, Caux fait partie administrative du Comté de Pézenas et de sa Châtellerie.
1668, coseigneurs Charles de Bedos de Celles (de Clermont-l'Hérault) et de Fleury (de Toulouse).
1717, la route de Pézenas à travers le domaine du Parc est ouverte aux Caussinards.
1875, arrivée du chemin de fer, les gares de voyageurs et de marchandises facilitent le négoce des vins.
1909, électrification du village.
1910, installation du téléphone.


Blason de Caux dans l'Armorial General de France volume XIV page 190 réf 173
Cazouls d'Hérault (272 h)
Casols d’Erau
http://www.cazouls-herault.eu/

d'or, au pairle losangé d'argent et de sable

Armorial General de France volume XIV page 191 réf 176

Cazouls d'Hérault, village de la Septimanie romaine, tire ses origines d’un ancien franchissement de l’Hérault par bac. Le chemin de "Lanau", en occitan "la barque", en perpétue le souvenir.
Cazulis : Nom d’époque Gallo-Romaine qui signifie "aux petites maisons"
Au 13ème siècle, les Templiers fondèrent leur Commanderie. Ce sont probablement eux qui fixèrent à proximité de leur château le noyau de peuplement actuel. Les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, qui les remplacèrent, vendront une partie de la seigneurie à Thimothée de Monchal. Cette co-seigneurie se maintiendra jusqu’à la Révolution.
Par la suite, la vigne envahira la plaine et deviendra la principale ressource du village. Sa particularité, Cazouls la doit à ses digues pour se protéger des crues de l’Hérault.
Florensac (4 189 h)
Floreçac
http://www.ville-florensac.fr/

d'azur à un sac d'or rempli de fleurs d'argent
Le blason de Florensac a été créé par les officiers municipaux en 1830. Ce sont des armes parlantes évoquant l'étymologie, contestée depuis, "des fleurs en sac".
L'étymologie de Florensac se prête à des interprétations diverses. La plus facile, mais aussi la moins fiable, fait dériver ce nom de "Flore en sac", en raison de la situation de la commune dans une partie basse de la plaine de l'Hérault, jadis couverte de prairies et de fleurs. D'ailleurs, les armoiries actuelles ne sont-elles pas constituées de fleurs débordant d'un sac ?
Une autre légende du début du IVème siècle atteste de la présence de Sainte Florence, témoin martyre à l'époque des premiers chrétiens persécutés, qui aurait donné son nom à Florensac.

Le blason utilisé actuellement se décrit : "d'azur au sac d'or rempli de fleurs au naturel"
Au XIIIème siècle, sur les sceaux municipaux, on utilisait les armes suivantes : "De gueules (rouge) à la colline d'or sommée d'une tour de sable (noire)"
Lézignan la Cèbe (1 013 h )
http://www.mairie-lezignan-la-cebe.fr/

d'argent au pairle losangé d'or et d'azur

Armorial General de France volume XIV page 191 réf 177

Les Templiers de Pézenas  possédaient le fief de Lézignan puis après la suppression de l'ordre ce furent les Chevaliers de Saint Seau de Jérusalem jusqu'à la révolution.

Depuis cette époque jusqu'à la fin du XVIe siècle il n'y aura plus de seigneurs laïques. Les familles de Ribes et de Carrion possédaient un fief en indivis et étaient co-seigneurs de Lesignan.


Blason présent sur les plaques de rues; d'argent au pairle d'azur.
Montagnac (3 312 h)

http://www.ville-montagnac.fr/

d'azur, à un globe sommé d'une croix d'or, accosté de deux fleurs de lys du même
Chapelle Saint-Martin est mentionnée en 847.
Population protestante : le bourg fut dévasté pendant les guerres de Religion.
Château féodal de Lavagnac démantelé au 17ème sur l'ordre de Richelieu et refait au goût du jour.
D'azur, dans le champ, globe de sable surmonté d'une croix haute d'argent en pal, fleurs de lys à dextre, fleurs de lys à sénestre d'argent, écu accolé de deux branches de laurier ou support dit ornement renversé formant couronne (délibération communale de mai 1826 - Archives départementales de l'Hérault 1 D 4)
Nizas (524 h)
d'azur à une tour donjonnée de trois tourelles d'argent maçonnées de sable
En 884, Nizate (Nizas) apparaît dans les textes sous la forme d'une villa carolingienne qui, se fortifiant, donnera naissance au castro Nizacio mentionné en 1094-1114. Nous sommes là au cœur même de l'actuel village, de sa « circulade », dans le quartier de la Villette.
A la fin du XVIème siècle, la seigneurie, autrefois aux mains de l'évèque de Lodève, est rachetée par la famille Carrion qui, adoptant son nom, saura la conserver jusqu'à la Révolution. C'est sans doute Jean-Raymond de Carrion-Nizas ( ?-1624), maître d'œuvre de la seconde enceinte de la ville de Pézenas, qui a fait construire (ou reconstruire) l'actuel château.
Son imposante bâtisse et l'église Sainte-Perpétue, achevée en 1708, gardent l'entrée d'une superbe place languedocienne où l'ombre de platanes centenaires et la fraîcheur d'une fontaine à la Marianne invitent furieusement à la détente.

autre blason présent dans le village provenant de l'Armorial Général.
Saint Pons de Mauchiens (513 h)
Aujourd'hui,les armoiries de la commune comporte deux chiens: Blason d'azur aux sept coupeaux d'or surmontés du clocher , de même au canton semestre,de gueules,à la vierge du bosquet, d'argent. Le tout surmonté de la couronne murale et soutenu par deux chiens d'argent lampassés de gueules.
Saint-Pons de Mauchiens (contraction de mauvais chiens, selon la légende ) ou de las Mascas (sorcières), est un village circulade dont la structure date du Moyen Âge. Il est bâti sur un cône rocheux avec à son sommet un castrum féodal autour duquel sont venues se blottir les maisons des habitants du terroir. En l'an 975 une grande disette sévit dans la région s'ajoutant aux difficultés des paysans disséminés dans la campagne. Ils sont souvent victimes des pillards qui incendient leurs maisons et volent leurs maigres biens. Pour se défendre ils demandent protection et asile au seigneur du château. C'est ainsi que vers l'an 989, la Chapelle de la demeure seigneuriale fut agrandie afin d'accueillir l'ensemble de la population: l'évêque d'Agde vint consacrer la nouvelle église, dédiée à St Pons, évêque de Cimiez. L'édifice actuel date de la fin du XIIème siècle, il est de style roman.
Au XIVème siècle une enceinte de remparts, avec 2 portes d'accès encore existantes vint fermer et protéger l'ensemble de l'agglomération.
Au moment de la Révolution de 1789 le village a été baptisé " Mont Ventôse". Il a repris son nom actuel en 1793.
A une époque très lointaines non datée(car légendaire), le seigneur du château avait des chiens énormes qu'il laissait divaguer la nuit dans les rues du village, pour assurer la garde. Une nuit,le seigneur rentra très tard et les chiens faisaient bonne garde. Le seigneur regagnait son logis quand il fut attaqué par ses propres chiens qui le dévorent.
Avant de mourir, le seigneur de Mauchiens, couvert de sang,s'écria " Mais Cans" en occitan "Mauvais Chiens" en français.

Les blasons et  logos  proviennent de photographies de l'auteur, des sites indiqués dans la page, de l'Armorial Général ou de Wikipédia.