Canton d'Aups
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Les communes du canton d'Aups ont pour volonté de créer la communauté de communes du Verdon, mais le processus de création n'est pas encore terminé.
Le canton d'Aups se compose des communes d'Aups, Bauduen, Aiguines, les Salles sur Verdon, Baudinard sur Verdon et Vérignon.
Les communes de Régusse, Sillans la Cascade, Artignosc sur Verdon et  Moissac-Bellevue font parties du canton de Tavernes.
Aups (1 934 h)

Z'Aup

http://www.aups-tourisme.com/


    D'azur à trois montagnes d'argent, au chef cousu de gueules à trois fleurs de lys d'or, 2 et 1, avec cette devise : VIVE PARTOUT.

Les trois montagnes représentent les Cuguyons une des montagnes emblèmes d'Aups. Les fleurs de lys ont été concédées par le roi Louis XIV en 1700. Au-dessus du blason figure une couronne formée de trois tours, ce qui signifie qu'il s'agit là d'un chef-lieu de canton. 
Le village s'est autrefois appelé oppidum de Alpibus puis castrum de Alpibus, castrum de Almis, puis Alps et enfin Aups. Il a été occupé par les Oxybiens pendant l'époque romaine, à l'emplacement du plateau de Saint-Marc (sur la Via Aurelia allant de Fréjus (Forum Julii) à Riez (Forum Reii). Jules César  y est passé pour conquérir la Gaule et il aurait dit « je préfère être premier à Aups qu'être second à Rome ». Tout autour du village, on a retrouvé des traces de cette présence romaine, comme un ancien hôpital et des bornes miliaires notamment autour du Plan de Canjuers dont l'appellation vient de Campus Julii ou camp de Jules César.
Il est ravagé par les Sarrasins au Xe siècle avant la victoire de la bataille de Tourtour. Le roi René érige Aups en baillie indépendante, en détachant la communauté de la baillie de Barjols dont elle faisait partie. Un an plus tard elle devait retomber dans l'autorité de cette dernière jusqu'à ce que François Ier décida d'en faire une circonscription indépendante, par lettres données en 1533.
L'ancien chapitre noble de Valmoissine est transféré à Aups par le pape Alexandre IV en 1499.
Les huguenots du baron d'Allemagne-en-Provence attaquent le village le 16 octobre 1574 et massacrent 30 Aulpins. Une « vierge du massacre » a été érigée sur le lieu de la torture situé dans la rue de l'Horloge. La ville a aussi subit des tueries pendant la Révolution française.
La viguerie de Aups a été dominée depuis l'An Mil par la famille ducale de Blacas d'Aulps, grande famille historique de la région. Cependant, suite à un procès débuté en 1346 et qui durera près de quatre siècles entre les ducs de Blacas et le village d'Aups, la ville obtient en 1712 de ne dépendre juridiquement que du roi de France. On fondit alors une cloche, encore visible aujourd'hui dans le campanile de la tour de l'Horloge. Cette cloche porte l'inscription « Je suis la joie de tout le monde » pour garder en mémoire ces jours de liesse qui marquèrent cette victoire.
En 1804, Aups annexa la commune de Fabrègues, alors peuplée de seulement 22 habitants vivant dans le château de Fabrègues et ses maisons voisines.
Aups fut le centre de l'insurrection varoise républicaine contre le coup d'État de Napoléon III en 1851, d'où provient son surnom de « Centre du Var Rouge ». Près de 6 000 Républicains armés des environs s’y rassemblent entre le 8 et le 10 décembre. Toute la ville participe : ainsi, l’hôpital est transformé en atelier où des blouses sont cousues par de jeunes couturières volontaires pour les hommes en armes. La colonne de répression commandée par le colonel Pastoureau est arrivée à Aups le 10 décembre. La bataille se conclut par une victoire du 50e de ligne, qui a un mort, contre cinquante dans les rangs des insurgés. Un obélisque a été érigé en honneur des nombreux républicains morts sur la place Louis Martin Bidouré, héros de cette rébellion qui fut exécuté deux fois (Il est arrêté, porteur d’un message sur la route de Tourtour. On le fusille sur place, mais mal. Revenu à lui, il se traîne chez des paysans. Dénoncé il est capturé de nouveau, on l’exécute, cette fois, avec plus d’attention que la première...). On trouve aussi un mausolée dans le cimetière de la commune.
Le village est un haut-lieu de la résistance française durant la Seconde Guerre mondiale. De sanglants épisodes ont valu à la commune d'obtenir la Croix de Guerre avec palmes.

Sur cet autre blason utilisé par la mairie figure la croix de guerre avec palmes car la ville fut un haut lieu de la Résistance lors de la 2e Guerre mondiale.

Les anciennes armes, indiquées dans l'Armorial Général, ont été modifiées vers 1700 à la demande des consuls de la commune  pour figurer l'etymologie de Aups = Alpes.
Bauduen (294 h)



http://www.bauduen-sur-verdon.com/

D'azur à la clef d'argent posée en fasce, le panneton à senestre vers la pointe, surmontée d'un croissant du même
C'est à la racine pré-indo-européenne "baL.D" qu'il faut rattacher le nom de Bauduen, situé au pied d'un "baou" du provençal "grotte" ou "rocher escarpé". Cité en 1060-1064 "Balduini Castri" de "Castro Baldonium" en 1094, "Bouduengn" vers 1200, de "Bauduno" en 1229, "Bauduengn" en 1239-1240, "Beaudun" avant la Révolution. En provençal: "Bauduen".
À proximité de la source de Fontaine-l’Evêque, aujourd'hui engloutie, se trouvait une cuve funéraire néolithique.
En 1060, le village "Balduini Castri" est cité pour la première fois dans le cartulaire de Saint-Victor de Marseille. En 1549, suivant l'exemple des habitants de Callas, ceux de Bauduen s'insurgèrent contre leur seigneur et réduisirent en cendres le village.
L’évêque de Riez est à l’initiative d’une expérience originale : une abbaye de chanoinesses est fondée en 1255, sous le nom de Sainte-Catherine de Sorps. Elle est abandonnée en 1437.
Le 13 septembre 1721, Jacques de Granier, seigneur des Baux, fut assassiné par François Brouillonny, seigneur de Saint-Barthélémy, suite à un long et périlleurs procès concernant un délit de chasse commis en 1714. Un arrêt du 10 avril 1726 rendu par le Parlement de Provence condamna le coupable à être roué vif sur la place publique d'Aix. Tous ses biens furent confisqués en faveur de Marguerite de Pontevès, veuve de la victime.
Les moulins et papeteries qui étaient encore installés dans le village au début du XIXe siècle furent abandonnés.
Aiguines (221 h)

Eigna

De gueules à la jument passante d'argent.
L'installation du "Castrum de Aquina", au Moyen-Âge, succède à l'oppidum gaulois situé au sud du Grand Margès. Une construction forte est mentionnée dès 1021 ; d’abord construit sur le Puy (1056 m), il est rasé puis rebâti plus bas, à l’actuelle chapelle Saint-Pierre (837 m).
Alors possession de l'abbaye bénédictine Saint-Victor de Marseille (XIe), Aiguines devient seigneurie des Baux, puis des Blacas, des Gauthier et des Sabran.
Les frères pontifes ont une maison à Aiguines à la fin du Moyen Âge, pour y entretenir le pont du XIIIe siècle.
Le château est à nouveau reconstruit par Balthazar de Gauthier, seigneur du lieu de 1596 à 1641. Les nouveaux bâtiments construits sous Henri IV s'élèvent sur les substructions d'un édifice plus ancien ayant appartenu aux Blacas. La seigneurie d'Aiguines appartint par la suite aux Clapiers, descendants des Vauvenargues, et le château est aujourd'hui privé.
Dès le XVIe siècle, des artisans, tourneurs de bois, s'installent à Aiguines dont les forêts sont riches en buis. Au XIXe siècle, la commune est peuplée de 800 habitants, dont la moitié vivent dans le village. L'autre partie vit sur le Plan de Canjuers pratiquant le pastoralisme et l'élevage de chevaux. C'est ensuite que deux familles créent leurs usines à vapeur dont la principale production est la boule de pétanque cloutée. Le commerce est très florissant jusque dans les années 20, date de l'apparition de "l'Intégrale", et périclite après la Seconde Guerre Mondiale.
Durant la Seconde Guerre mondiale, l’armée italienne passe élever des tas de pierres sur les terrains plats pour empêcher les avions de s'y poser. Les maquis sont actifs et ravitaillés par les fermiers. Deux sections du maquis Vallier défilent le 2 juillet 1944 devant le monument aux morts ; le 17 juillet, les FTP sabotent les ponts sur le Verdon et l'Artubie.
La route des Crêtes ou RD 71 est ouverte en 1950. Les travaux ont duré 5 ans pour développer le tourisme dans le village et les gorges du Verdon.
En 1968, 2/3 du territoire de la commune — soit 7500 ha — ont été réquisitionné par l'armée pour installer le camp militaire de Canjuers, notamment l'ensemble du Plan de Canjuers et la montagne de Mocrouis en longeant la RD 19 et la RD 71. Plusieurs hameaux, bastides et fermes ont été abandonnés et 4000 brebis ont disparu du Plan par l'arrêt forcé de l'activité des 11 bergeries.
En 1973-1974, fut créé le lac de Sainte-Croix. 116 ha de la commune sont sous les eaux

Armorial général 1700
Provence II p1926

Il y a un rébus entre Eigna et le latin Equina: jument
Les-Salles-sur-Verdon  (202 h)
http://www.lessallessurverdon.com/index.html


De sable aux trois tours d'argent rangées en fasce sur un rocher du même.
L’origine du nom de la commune Les Salles-sur-Verdon (Lei Salas de Verdon en provençal selon la norme classique et Lei Salo-sus-Verdoun selon la norme mistralienne) est incertaine.
Une origine étymologique autour de « Sel » a été avancée. L'origine du nom de la commune se trouverait dans le commerce du sel qui s'y faisait jadis. C'est hypothèse la plus plausible aujourd'hui.
Pour d’autres, le toponyme « Les Salles » évoque un lieu où abondent les zones herbeuses et les prés. Il est exact que l’emplacement où se trouvait le village à l’origine était propice, contrairement aux collines environnantes, à la présence de vastes étendues herbacées permettant des récoltes de foin pour nourrir le bétail.
D’autres multiples origines ont été avancées :
 « Sala » (torrent) désignant les agglomérations bâties autour d’un cours d’eau (l’ancien village se trouvait sur un promontoire le mettant à l’abri des crues du Verdon) ; selon certains, « Sala » proviendrait du bas-latin, et désignerait une résidence de plaisance seigneuriale.
 « Saal » (chambre, château) évoquant les trois tours des armes de la commune ;
on appelait également « Salle », le bourg où il y avait plusieurs maisons ayant une salle de réception (c'était le cas de l'ancien village où l'espace ne manquait pas, contrairement aux villages des environs, construits à flan de colline).
Il est avéré que la commune a porté au cours des siècles les noms suivants :
 Salesiae, Locus de Salletis, Saleta;
 Salettes (la carte de Cassini précise « Les Salles, ou Salettes ») ;
 Les Salles ;
C'est en 1935 que la commune des Salles a pris le nom qui est le sien aujourd'hui : Les Salles-sur-Verdon.

Armorial général 1700
Provence II p1929

Le drapeau présente le blason municipal sur un fond bleu ciel.
Baudinard-sur-Verdon (146 h)
Beoudinard



De gueules au lion d'argent, au chef du même chargé d'une étoile de seize rais du champ.
Les armes dérivent de celles des Sabran avec un lion d'argent au lieu d'un lion d'or.
Le chef est de Blacas.
Au Chasséen (IVe millénaire av. J.-C.), la plupart des grottes de l’Église sont occupées, et forment un petit village. Des œuvres d’art pariétal ont été retrouvées, ainsi que de l’obsidienne provenant de Sardaigne et apportée ici à l’époque préhistorique.
Quelques millénaires plus tard, les habitants se sont installés dans un oppidum doté de tours, ce qui est assez rare dans la région.
1389: Elzéard de Sabran, baron d'Ansouis épouse Baucette de Blacas, dame de Baudinard.
C'est en 1973 que la commune pris le nom de Baudinard-sur-Verdon.
Vérignon (17 h)

D'argent à l'étoile de seize rais de gueules.
Les Blacas, seigneurs d'Aups, s'installèrent à Vérignon vers l'an 1000 et construisirent leur château dont les ruines voisinent avec le château du XVIIIe siècle. L'ancien château médiéval sur son éperon rocheux, trop inconfortable et sans eau, fut abandonné au début du XVIIIe siècle et les Blacas s'installèrent dans la nouvelle résidence qu'ils venaient de faire construire. Au XIXe siècle, le village comptait 120 habitants.

L'emblème du village est gravé dans la pierre au dessus de la porte de la mairie.
Régusse (1 145 h)
Regusso
http://www.net-verdon.com/regusse.htm

Losangé d'argent et de gueules.
Devise : Deo Juvant (Avec l'aide de Dieu).
Le blason remonte à la seigneurie des Grimaldi-Régusse, branche distincte de la famille princière de Monaco. Il est surmonté de la couronne de Marquis depuis 1649.
Les origines de Régusse sont à rattacher tout d'abord à l'implantation des romains sur un site celto-ligure bâti sur un mamelon rocheux nommé Regussia.
Elles sont ensuite à rattacher à l'ordre du Temple et à la commanderie de Saint-Maurin. En 1274, fief des Templiers puis en 1309 rattachée au domaine royal, la seigneurie est cédée en 1319 aux hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.
En 1322, elle fait partie des terres échangées (comme Montmeyan, Gréoux-les-Bains et Saint-Julien-le-Montagnier) à Arnaud de Trians contre son comté d'Aliffe. Par mariage, la seigneurie passe aux Castellane qui d'ailleurs en 1564 ont revendu à César-Antoine d'Albert.
À la suite des troubles occasionnés par les guerres de religion, le village est déserté puis repeuplé en 1580 par des Hongrois.
Le seigneur d'Albert revendit le village à Michel de Grimaldi en 1613 et par des lettres patentes données à Paris en novembre 1649, la seigneurie est érigée en marquisat en faveur de Gaspard de Grimaldi le fils. En dehors de Régusse, ce marquisat comprenait les hameaux et villages de Saint-Martin, Villeneuve, La Tour, la Barronie de Roumoules, Pailouvier et Riez..
En 1840, Villeneuve (dit Villeneuve-Coutelas) est supprimée de la liste des communes et est rattachée à Régusse. Le hameau a du transférer la cloche de sa chapelle à l'église Saint-Laurent de Régusse en 1875.
Sillans-la-Cascade (479 h)
Silan

De gueules au pont en dos d'âne de deux arches d'or surmonté de trois étoiles du même.
L'occupation romaine est attestée en plaine par les nombreuses traces d'habitat mises au jour au Bastidon, à Saint-Barnabé et à la Mude. Le lieu est alors situé non loin de la voie romaine allant de Fréjus à Riez. Au XIe siècle, Richaud, Franconus, Poncius Willelmus et Albertus donne à l'abbaye de Saint-Victor les terres qu'ils possèdent à Sillans, alors qualifiée de "villa". En 1099, Bérenger, évêque de Fréjus, restitue à l'abbaye marseillaise l'église de "Cillans" qui lui appartenait avant l'invasion sarrasine.
Le 22 février 1154, Pétrus, évêque de Fréjus cède à Guillielmus, abbé de Saint-Victor, l'église Sainte-Marie de "Cilans" située à l'intérieur du Castrum. La seigneurie de Sillans passe successivement des Baux aux Pontevès.
En 1237, le chapitre de Barjols échange à ces puissants seigneurs leur part sur la juridiction de Barjols contre des "affars" à Sillans et Esparron.
Vers 1536, la moitié de la seigneurie passe par alliance aux Blacas.
En août 1619, les Albert-Châteauneuf acquièrent cette part de seigneurie et en mars 1627, celle des Pontevès. Louise-Adélaïde Julie d'Albert l'apporte en 1775 dans la maison des Le Tonnelier par son mariage avec Louis-Charles Le Tonnelier, comte de Breteuil.
Le 26 mai 1781, Antoine François Rollans, greffier au Parlement de Provence, acquiert ce fief aux enchères pour la somme de 286 000 livres. Sa petite-fille, Marie-Antoinette-Delphine, l'apporte dans la maison des Castellane par son mariage avec le marquis Boniface Hippolite de Castellane.
En 1863, le domaine de Saint-Barnabé est démembré de Sillans en faveur de maître Boyer, notaire à Aups.
La ligne du "Train des Pignes" allant de Draguignan à Meyrargues, s'arrêtait à la rive gauche de la Bresque dans la gare Sillans-Aups. La gare a été ouverte le 28 août 1888, bâtiment de 3e classe avec halle séparée, buvette, trois voies et un tiroir. L'Embranchement à voie Decauville est ouvert en 1913 pour la Société Anonyme des Bauxites du Var, pour relier la gare à la nouvelle mine du domaine du marquis de Castellane, par un tracé longeant la voie principale côté Meyrargues. La ligne a été fermée en 1950 et la gare de Sillans est devenue une école maternelle.
C'est en 1920 que la commune pris le nom de Sillans la Cascade.
Artignosc-sur-Verdon (237 h)
Artinhòsc de Verdon
http://artignoscsurverdon.ifrance.com/

d'azur à la fontaine d'argent accostée en chef de deux besants d'or.
En 1036, Bertrand de Pontevès, fils du seigneur de Barjols et fondateur du chapitre de cette localité, donna gratuitement aux moines de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille, l'église Sainte-Marie d'Artignosc pour y fonder un prieuré. Un siècle plus tard, les moines de l'abbaye marseillaise la cédèrent à leur tour à ceux de Saint-Honorat de Lérins et dans la première moitié du XIIIe siècle, Pierre Négrel, évêque de Riez, en revendiqua la possession.
La juridiction du fief fut confiée à Foulques de Pontevès en 1385 par la reine Jeanne.
La peste et les guerres de succession qu'avait entraînées la mort de cette dernière dévastèrent entièrement le village qui fut repeuplé, fin du XVe siècle, par des familles génoises et espagnoles. En 1654, la seigneurie est aux mains des Thoron, originaires de la ville de Digne. Antoine II de Thoron fut le premier seigneur d'Artignosc. Conseiller au Parlement de Provence en 1654, il épousa Gabrielle de Boyer-Bandol. A sa mort, il se fit inhumer sous l'autel Saint-Clair, dans l'église paroissiale.
Dans la nuit du 5 au 6 décembre 1851, les consignes de résistance au coup d’État du 2 décembre parviennent à Artignosc, de Salernes où les chefs de sociétés secrètes s’étaient réunis. Dans la journée, une cinquantaine d’hommes partent pour Aups, sans armes, afin de reconquérir la République. Ils sont rejoints par ceux de Baudinard, eux en armes. Un groupe retourne alors à Artignosc chercher fusils et sabres. Après une marche en direction de Draguignan, un contre-ordre leur fait faire demi-tour. Finalement, le lundi 8, ils vont à Aups : ils se retrouvent à 2000 résistants le lundi, et on en annonce 6000 le mercredi. Mais l’armée intervient le 10, et les Républicains sont battus. Vingt-six Artignoscais sont arrêtés entre le 23 janvier et le 3 février ; cinq d’entre eux sont condamnés à la prison (qu’ils ne font pas), les chefs de la chambrette (salle de discussion communale) sont condamnés à la déportation en Algérie.
Durant la Seconde Guerre mondiale, le pont Saint-Laurent sur le Verdon est saboté par les FTP le 20 juillet 1944, avant d'être bombardé par l'aviation alliée en août.
C'est en 1937 que la commune pris le nom d'Artignosc-sur-Verdon.
Moissac-Bellevue (152 h)
Mouissa

De gueules au château donjonné de trois tours d'or, maçonné de sable.
L'occupation du terroir est attestée dès l'époque pré-romaine. Le "Camp d'Olivier" conserve les vestiges d'un oppidum celto-ligure.
La colonisaction romaine a laissé des traces d'une implantation importante et de l'exploitation des riches terres des plaines environnantes (meules à main).
La situation exceptionnelle du village à flanc de colline en fait au XIe siècle une place forte idéeal aux mains des Castellane, premiers seigneurs du lieu. Par son mariage avec Laure de Castellane, Blacas de Blacas d'Aulps dit le "Grand Guerrier" devient au XIIIe siècle seigneur de Moissac.
En Mars 1201, ce dernier cède aux chevaliers du Temple de Saint-Maurin tous les droits qu'il détient sur le castrum de Moissac, notamment le droit de pâturage. En Mars 1240, après partage des terres entre ses trois fils, Blacas, l'ainé, hérite de biens à Moissac, Boniface et Bertrand deviennent seigneurs de Moissac. A leur tour, le 3 juin 1249, ils cèdent aux Templiers, par l'intermédiaire de Guillaume de Salernes, frère de l'ordre, tous leurs droits sur la seigneurie. Une commanderie s'installe à Moissac, dépendante de Saint-Maurin.
La Seigneurie appartin par la suite aux Lenche (Linche) de Marseille, aux Grimaldi-Régusse, aux d'Hesmivi puis aux Coriolis qui la possédèrent jusqu'à la Révolution.
C'est dans le château de Moissac que le conseiller au Parlement de Provence, Jean-Louis-Hyacinthe d'Hesmivi, seigneur baron de Moissac, composa une partie de son "Histoire du Parlement", manuscrit conservé à la Bibliothèque Méjanes d'Aix-en-Provence.
C'est en 1935 que la commune pris le nom de Moissac-Bellevue.
Les illustrations sont des photographies de l'auteur. Pour le drapeau des Salles voir http://emblemes.free.fr/site/