Vexillologie et Héraldique Provençale
Artuby-Verdon

La communauté de communes Artuby-Verdon a été créée le 23 décembre 2009, par arrêté du Préfet du Var, par transformation du syndicat intercommunal à vocation multiple  Artuby-Verdon en communauté de communes.

Elle comprend dans son périmètre les neufs communes du canton de Comps-sur-Artuby.

Comps-sur-Artuby (320 h)

Coumps d'Artubi

    

De gueules au monde croisé d'or, accompagné de trois besants du même.
Armorial Général Provence II  p1254
Plusieurs sites du territoire témoignent d'une présence chalcolithique et de l'âge du Fer. Autrefois lieu de passage et marché important, le vieux bourg de Comps était construit sur la hauteur et son église Saint-André le dominait du haut de son rocher.
Les Templiers de la maison de Ruou (voir Villecroze) y possédaient une importante commanderie qui devint après l'abolition de l'Ordre en 1312, chef-lieu d'une commanderie de Malte, jouissant de très importants revenus.
Au début du XVIe siècle, les chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem devinrent seuls seigneurs de Comps en acquérant la part de seigneurie qui avait été inféodée en août 1381 en faveur de Fulco de Pontevès, et qui dépendait précédemment du comté de Provence.
Pendant les guerres de Succession de la reine Jeanne, le village et se remparts furent détruits par Charles de Duras; les habitants s'établirent alors dans la campagne où ils bâtirent neuf hameaux: Oribau, Saint-Bayon, Chardan, Don, Doureisse, Guent, Jabron, Sauvechane et la Souche. La paix revenue, le village fut reconstruit en amphithéâtre sur le penchant du rocher qu'il occupe aujourd'hui
Achard indique dans sa Géographie de Provence:
de sable à une croix d'or en sautoir; au chef tiercé, le 1er aux armes de Provence, le 2eme aux armes de la ville de Draguignan et le 3eme aux armes de Malte
Roque-Esclapon (La) (192 h)
La Ròco d'Esclapoun

https://sites.google.com/site/laroqueesclapon/home


De gueules au rocher d'argent accosté de deux sautoirs alaisés d'or.
La roque esclapon veut dire¨la roche éclatée¨.

Les sautoirs sont empruntés aux armes des Ravel, seigneurs du lieu.
Trigance (152 h)

Trigança

http://www.trigance.fr/
      

d'or à trois fasces de sable, au chef gueules chargé d'une main dextre apaumée d'argent.

Les armes de Trigance sont celles de la famille de Demandolx qui régnait sur le village à l'époque de l'enregistrement des armoiries.
Citée en 814, la "villa tregentia" dépendait de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille. Le château était primitivement situé sur le sommet de Biach, à 1213 m. En 1252, le comte de Provence y possédait des droits.

Au XIVe siècle, la reine Jeanne l'inféoda à Jean de Raimondis, un de ses hommes d'armes, puis la seigneurie appartint successivement aux Demandolx-la-Palud, aux Valbelle, aux Sainte-Tulle et Castellane. La peste de 1630 ayant tué tous les habitants, les seigneurs firent appel à des colons étrangers pour repeupler le village et cultiver les terres.
Le château seigneurial fut en partie détruit pendant la Révolution française et ses ruines servirent de carrière de pierres pour la construction des maisons du village.

La bannière de Croisade aux armes des Demandolx Trigance de la main de Jean de Demandolx (XVIème siècle)
Gantelet d'armure avec un T pour Trigance et une étoile pour Marie étoile du matin.

D'or aux trois fasces de sable, au chef de gueules chargé d'une main dextre appaumée d'argent posée en fasce.
C'est la description qu'en fait De Bresc dans son Armorial des Communes de Provence.
Martre (La) (137 h)

la Martro

http://www.lamartre.fr/
 

De gueules à la fasce d'or chargée d'une fouine d'azur.
Armorial Général Provence II  p1980
L’origine du village provient de la racine « mar »signifiant montagne, mais on l’assimile davantage à « lou martre » espèce de fouine que l’on trouve sur le terroir. Certains historiens ont avancé l’hypothèse que l’étymologie serait due à Sainte Marthe qui est la patronne du village.

Au  X° siècle, un seigneur « HUGO »  fait établir sur le sommet d’une colline culminant à 1068m  une construction dénommée « le Castellas de Pétra Longa » dotée d’une église dédiée à Notre-Dame. L’origine du nom pourrait venir de la présence de quelque mégalithe. Il fait don d’une partie de ses terres à l’abbaye Saint-Honorat de lérins.

Au XII° siècle, la seigneurie est en apanage à la puissance famille des Castellanes-Salernes qui la conservera jusqu’au XVII° siècle. Le 11 Avril 1248 Charles II Comte de Provence l’érigeait en fief en faveur de Raymond Geoffroy de Castellane. Pendant les guerres de religion, le village fut entièrement dévasté. Le site du Castellas fut abandonné et, Vincent-Anne de Forbin, nouveau seigneur du lieu par son mariage avec Aymare de Castellane en 1613 décida de reconstruire le nouveau village et le château dans la plaine.

Le château fut détruit par un incendie, et depuis porte  le nom de Châteaurima ce qui signifie en Provençal Château brûlé. Le 13 juin1674, Marie Charlotte de Forbin épouse François-Charles de Vintimille, comte du Luc, et lui apporte sa dot de la Martre. En 1755, elle devient propriété d’Augustin de Pélicot, originaire de Grasse, secrétaire du roi depuis 1754, qui fut le dernier seigneur du lieu avant la révolution. La famille a résidé à Châteaurima jusqu’au décès de l’avocat A PELICOT en  1879, il fut l’un des principaux insurgés du Var de 1852.
Bastide (La) (123 h)

La Bastida


Coupé : au premier de gueules à la croix d'argent, au second d'argent au lévrier d'azur
Appelé La Bastide d'Esclapon.

Accroché au versant occidental du Lachens se dresse le rocher de Sainte-Madeleine. Ce piton escarpé est coiffé par les ruines presque inacessibles de ce qui fut jadis un castrum, érigé au XI° siècle.

Le logis seigneurial et la chapelle castrale se trouvaient au sommet. Le village proprement dit entourait le rocher. On voit encore des pans de murs s'étirant au pied de celui-ci sur une pente raide qui tombe vers La Bastide.

C'est tout ce qui reste du village primitif, assiégé au XIV° siècle par les troupes de Raymond de Turenne et rasé lors des guerres de religion. Les habitants sont alors descendus dans la plaine pour créer les communes de La Bastide et de La Roque-Esclapon.
Bargème (140 h)

Bargema



Les armes effectivement utilisées par la municipalité sont celles des Sabran-Pontevès: écartelé d'or au pont en dos d'âne de deux arches de gueules et de gueules au lion d'or.
Le château est construit au XIIIe siècle par les Pontevès.

Pendant les guerres de religion, le château était occupé par Jean-Baptiste de Pontevès (1505-1579)[2], lieutenant pour le roi en Provence, seigneur du lieu, un vieillard tyrannique n'hésitant pas à s'approprier les biens de ses sujets. En 1578, il est en procès avec les habitants de Callas, et risquait d'avoir un jugement en sa défaveur. Il fit alors appel à son cousin, le chef ligueur Hubert de Garde de Vins, pour se venger. Le village de Callas fut pillé par les hommes de de Vins, plusieurs habitant ont été rançonnés ou égorgés. Jean-Baptiste de Pontavès et son fils menacèrent d'exterminer la population si le village ne se désistait pas au procès. Un accord fut signé sous cette contrainte par les habitants reconnaissant comme légitime les spoliations du seigneur.

En avril 1579, les habitants de Callas, aidés par un habitant nommé Jacques Sossy, lieutenant d'une compagnie de Huguenots, pénétrèrent dans le château grâce à des complices et tuèrent Pierre de Pontevès, firent prisonnier Jean-Baptiste de Pontevès, sa femme et son fils Balthazar. Puis ils assassinèrent le 24 mai Jean-Baptiste de Pontevès. Quelques mois plus tard, deux fils, Joseph et Jean-Baptiste, sont égorgés à Bargème au cours d'un guet-apens. Deux ans plus tard, c'est Balthazar de Pontevès, nouveau seigneur du lieu après la mort de Joseph, qui a été assassiné à Bargème. Le petit-fils, Antoine de Pontevès, est tué au cours d'une messe en 1595.

Les biens passent à un fils cadet, Foulques ou Fouquet VII de Pontevès-Bargème. Il a d'abord été accusé d'avoir été l'inspirateur du crime de son neveu et condamné à mort par sentence du grand sénéchal avant d'être absout par le Conseil privé du roi. L'entreprise de démolition du château est commencée pendant ces évènements.

Le 7 avril 1607 le parlement du Dauphiné a condamné par contumace trois des auteurs au supplice de la roue, d'autres au bannissement et la commune de Callas à perdre tous ses droits et à édifier une chapelle près du château pour y faire célébrer une messe basse tous les jours de l'année et une messe haute avec office des morts à laquelle devait participer les consuls tous les 24 mai et à payer les frais de reconstruction du château et de ses dépendances.

Le château est resté abandonné tout en continuant à appartenir aux Sabran-Pontevès.


L'Armorial Général indiquait au volume Provence II  p 1349:
De gueules au pont en dos d'âne de deux arches d'or maçonné de sable
Châteauvieux (70 h)

Castèuvièlh
    
D'or au château de gueules.
Armorial Général Provence II  p1980
Au IXe siècle[réf. nécessaire], une abbaye de femmes s’installe sur le territoire de la commune, à Saint-Pierre-en-Demueyes. Elle relève de l’ordre de Cîteaux et existe encore au XIVe siècle[1]. Elle a pour abbesses Huguette de Villeneuve et Béatrice de Castellane, avant d'être détruite par les troupes de Raymond de Turenne[réf. nécessaire].

D'abord fief des Castellane, Châteauvieux devint coseigneurie des Raphaelis, Demandolx de La Palud, Bresc et Arbaud.

Madeleine Demandolx de La Palud, héroïne d'un grand procès de sorcellerie au XVIIe siècle, y mourut.

En 1575, le château fut rasé par les Ligueurs du baron de Vins, ainsi que le "plus haut village" installé à flanc de coteau autour de son église.

Deux siècles plus tard fut fondé le "plus bas village" qui comportait 177 habitants en 1851.
Brenon (27 h)

Brenoun

http://varvillages.perso.sfr.fr/


De gueules au rencontre de bœuf d'or accosté en chef de deux étoiles du même.
Les armoiries rappellent celles des Puget qui possédèrent cette terre depuis 1350.
En mars 1443, Jean Puget, originaire de Brignoles, ennobli par le roi René, prêta hommage pour la seigneurie de Brenon. Cependant la chute brutale de la population dès la seconde moitié du XIV° siècle, due aux épidémies de peste et aux guerres, explique l'abandon momentané du village.

Il fut repeuplé en 1492, par acte d'habitation émanant des nouveaux seigneurs: les Brancas de Forcalquier qui avaient acquis ces terres en 1444.

Les deux consuls qui administrèrent le village au XV° siècle, Auban Henri et Joseph Henri, laissèrent leurs noms aux deux hameaux: les Henri et les Aubans.Il existait alors sur le territoire de la commune un prieuré dépendant de l'évêché de Fréjus.

Jusqu'en 1914, le village était célèbre pour sa fête patronale: "lou roumeragi déis cops de bastoun": les garçons des villages voisins, armés de bâtons, tentaient d'enlever par un simulacre de combat leurs instruments aux musiciens qui animaient le bal. Mais une année, la fête dégénéra et les coups de bâtons si mirent à pleuvoir. Certains moururent des suites de leurs blessures, ce qui entraina la suppression du roumerage.

Bourguet (Le) (24 h)

Lo Borguet


De gueules au bourg d'argent, au chef d'or chargé d'un perroquet de sinople, becqué et membré de gueules
Armorial Général Provence II  p1981
armes parlantes: un bourg pour le Bourguet
Jusqu’en 1540, le Bourguet est appelé Bagarris.
Les illustrations sont des photographies de l'auteur ou proviennent des sites indiqués sur la page.