Aygues Ouvèze en Provence

http://www.ccayguesouveze.com/

ancien logo

La communauté de communes d'Aygues-Ouvèze en Provence comporte 7 communes au nord d'Orange. Elle regroupe 16 158 habitants.

Elle a été créée le 31 décembre 1992. La commune de Piolenc est venue la rejoindre le 11 septembre 1997.

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Sérignan du Comtat

( 2 362 h)

http://www.serignanducomtat.com/

De gueules à la lettre S d'argent, accompagnée de six besants du même en orle, au chef échiqueté de trois tires de gueules et d'argent. (1981)

Les besants proviennent du blason des Poitiers, le chef échiqueté des Bouillons et le S est l'initiale du nom du village.

Cité en 1137 : "de Serigniano".

Seigneurie des comtes de Toulouse inféodés au 13ème à ceux des Baux. Charte de franchises en 1327.

Le fief passa entre les mains de nombreux seigneurs, certains illustres comme le père de Diane de Poitiers et les ducs de Bouillon ; enfin la communauté racheta la seigneurie (devenue baronnie) en 1777.

La commune souffrit beaucoup des guerres de Religion : dans la seule année 1563, le village fut pris deux fois par les protestants qui le dévastèrent et massacrèrent la population.

L'entomologiste Jean-Henri Fabre (1823-1915) vécut les quarante dernières années de sa vie à Sérignan.

drapeau armorié du village devant la mairie

Sur les plaques des rues du village, le blason est d'or avec les 6 besants et le S. Sur le S il existe un petit pont.

Piolenc

Pioulenc

( 4 445 h)

http://www.ccayguesouveze.com/piolenc.htm

D'azur à la clef d'or et à la clef d'argent liées et posées en sautoir, sous une arcature d'or maçonnée de sable.

Ces armes proviennent d'un billet de santé datant de 1721.

Le blason rappelle celui d' Entraigues sur Sorgues.

Ancien castrum romain. Cité au 11ème : "Podiolenum".

Un prieuré de Cluny fut fondé au 11ème par Roubaud, marquis de Provence, puis ses revenus donnés au collège Saint-Martial d'Avignon. Seigneurie du Saint-Siège.

En 1562, le village fut pris deux fois par les calvinistes, puis revint aux catholiques.

En août 1944, des Allemands retranchés au château se rendirent à un groupe FFI.

Camaret sur Aygues

( 3 593 h )

http://www.camaret.org/

D'or à l'ormeau arraché de sinople, chargé de trois oranges de gueules, au chef de gueules chargé de la lettre C d'or.

Occupation romaine. Cité en 1137 : "Camaretum".

En 876, Camaret fait partie du Marquisat de Provence. Puis, vers 1418, il est rattaché à la Baronnie de Sérignan.

Riche territoire qui porta le nom de "Camaret-le-Gras".

Vers 1563, le village subit l'assaut des troupes calvinistes de Montbrun repris par Serbelloni, légat du Pape, et ses troupes Italiennes. Ainsi Camaret passera tantôt entre les mains des Huguenots, tantôt entre celles des catholiques, jusqu'à la fin du XVIe siècle.

Sous la révolution, la guillotine sévira grandement à Camaret.

Sainte Cécile les Vignes

Santo Cèio

( 2 142 h)

http://www.sainte-cecile.org/

Sainte Cécile est la patronne des musiciens et la commune possède de nombreuses vignes ce qui explique les symboles sur les plaques de rues.

Commune du canton de Bollène.

Vestiges (silex néolithique, céramiques du IVème au VIIème siècle).

1177, première mention du lieu.Ste-Cécile, était un territoire détaché du vaste fief de Lagarde-Paréol.

Possession templière de la commanderie de Richerenches, puis des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem (avant le XIVème siècle), qui la cédèrent en 1317 à la révérende Chambre Apostolique.

En 1363, le pape Urbain V en donna la juridiction à Jean des Baux, seigneur de Camaret.

Vocable révolutionnaire : Cécile-la-Montagnarde ;

En 1920, Sainte-Cécile devient Sainte-Cécile-Les-Vignes.

Ancienne culture de la garance.

Le blason du village composé par la Commission départementale d'Héraldique présente ces deux éléments: la harpe et les grappes de raisin

Le blason effectivement arboré dans village présente les clefs papales en sautoir sur une tiare avec un chef portant des grappes de raisin.

Travaillan

( 650 h )

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D'azur à la fasce échiqueté de trois tire de gueules et d'argent, accompagnée en chef d'une étoile à seize rais d'or, et en pointe d'une croix Toulouse du même.

Ce blason créé en 1981 reprends les symboles des maisons de Toulouse (croix), des Baux (étoile) et et de La Marck (échiqueté) qui furent seigneurs du village.

Mentionné en 1137 : "de Travillano".

Jusqu'au 13ème, il n'y eut qu'un prieuré bénédictin ; en 1237, il est fait mention de la "ville" et du "château de Travaillan", alors au comte de Toulouse.

Ce fut ensuite une dépendance des barons de Sérignan, jusqu'à la Révolution.

Le village primitif était au bord de l'Aigues ; la nouvelle agglomération s'établit à son emplacement actuel (à l'est), au milieu du 19ème.

Uchaux

( 1 387 h )

http://www.uchaux.com/

De gueules à la borne militaire d'argent portant le chiffre VIII de sable, au chef échiqueté de trois tire de gueules et d'argent.

Chiffre huit d'Octavum, "Uchaux".

Echiqueté des La Marck de Bouillon.

Cité en 1167 : "Uchau".

Fief des comtes de Toulouse, puis dépendance de la baronnie de Sérignan.

La forteresse du Castellaras, entourée du village primitif, fut détruite par Raymond de Turenne, fin 14ème ; reconstruite et agrandie au 15ème par les Poitiers, elle fut incendiée et détruite par les protestants au cours des guerres de Religion.

Au 19ème, les habitants désertèrent peu à peu l'ancien village perché et se dispersèrent à travers une demi-douzaine de hameaux.

Violès

( 1 572 h )

http://www.ccayguesouveze.com/violes.htm

D'azur à la crosse posée en pal, chargé d'un cornet et accostée en chef de deux fleurs de lis et en pointe de deux grappes de raisin, le tout d'or.

Ce blason créé en 1981 reprends les symboles de l'Abbaye d'Aiguebelle (crosse) et du prince d'Orange (cornet) qui furent seigneurs du village.

Les lys indiquent le lien entre l'abbaye d'Aiguebelle et les rois de France.

Les grappes de raisins représentent les vignes qui sont présentes sur le territoire de la commune.

Un prieuré de l'abbaye d'Aiguebelle, qui était liée au roi de France (paréage), fut à l'origine du village (prieuré de Bel-Air). Les bois et terres du nord de la commune actuelle appartenaient aux Dames de Saint-André-des-Ramières, monastère situé sur l'autre rive de l'Ouvèze.

Cité en 1363 : "Violesum" ; nommé Saint-Pierre-de-Violès au 16ème. Le territoire, peu habité jusqu'au 15ème, fut peuplé par l'abbé d'Aiguebelle grâce à un acte d'habitation établi en faveur des habitants de Villedieu. Les bois furent défrichés et des canaux creusés, ce qui permit le développement de l'agriculture.

Violès fut érigé en baronnie, le 13 février 1618, par Philippe-Guillaume, prince d'Orange, en faveur de Riquebourg Trigault ; il passa ensuite aux Langes, Béranger de Langes, Saunier, Serres, Allard.

Les blasons et drapeaux proviennent des sites indiqués dans la page, de celui de Sébastien Avy ou de photographies de l'auteur.