Canton de Collobrières
pas d'emblème pour cette entité territoriale
Le canton de Collobrières regroupe trois communes du Var de l'arrondissement de Toulon.

Le 1er décembre 2010, Bormes les Mimosas est parti créer la communauté de communes de Méditerranée Porte des Maures.
Collobrières (1 639 h)

Couloubrièro

http://www.collotour.com/

d'azur au châtaignier d'argent accosté de deux couleuvres tortillées en pal et affrontées du même, à la bordure d'or chargée des mots COLL à dextre, OBR en chef et IERES à senestre en lettres capitales de gueules.

Les armes(enregistrées à l'armorial de 1697) sont parlantes par les deux couleuvres (coluber). Les châtaigniers étaient abondants sur le territoire de la commune et une source importante de revenu.

Cité au 11ème : "Collubraira".

Seigneurie primitivement des vicomtes de Marseille ; Louis Il d'Anjou en fit don à Jean de Laugiers ; fief en 1470 des Glandevès, puis des Villeneuve.

Enfant de Collobrières, Aumerian ramena d'Espagne les secrets de la manipulation du liège.

La chartreuse de la Verne abrite des religieuses contemplatives cloîtrées.

Le Lavandou (5 508 h)

http://www.lelavandou.com/

Le blason fût créé en 1950 par Marius Dorie, maire à cette époque.

Ces armoiries sont ainsi composées :

En haut, le Manoir de Bormes

A senestre, lion dressé, lampassé et vilené de gueule ( lampassé en héraldique se dit de tout quadrupède dont la langue est d'un émail particulier. Vilené se dit de tout animal mâle, dont la verge est également d'un émail particulier )

A dextre, trois dauphins d'argent sur champ d'azur,afin de marquer la vocation maritime de la ville.
Le mot "LAVANDOU" fait tout d'abord songer à " lavande " Cela se comprend puisque les appellations lavande et Lavandou se ressemblent beaucoup. Une variété de lavande pousse effectivement sur les collines des Maures (lavandula stoechas) mais le nom provençal de cette lavande est Queirélé.

En fait Lavadou ou Lavandou est synonyme du mot "lavoir".

Pour appuyer cette thèse la Mairie du Lavandou possède un tableau de Charles Ginoux qui représente le hameau du Lavandou en 1736 ou l'on voit au premier plan le lavoir où les femmes de pêcheurs lavaient leur linge.

C'est non loin du Lavandou, dans la baie de Cavalière, que les Grecs implantèrent la cité d'Alconis. En 1376, sainte Catherine de Sienne s'embarqua au Lavandou. En 1481, saint François-de-Paule, venant de Calabre, y prit terre ; ce sont des pêcheurs du Lavandou qui portaient la statue du saint lors des processions qui avaient lieu à Bormes. Plusieurs fois pillé et brûlé par les troupes du connétable de Bourbon en 1524, les corsaires des Maures en 1529, et dix ans plus tard par la flotte de Charles-Quint. L'agglomération fut fondée vers 1730 par des pêcheurs gênois ; en 1765, arrivée de marins catalans. Bonaparte s'y rendit en 1794 pour inspecter les batteries en place. Le Compositeur Ernest Reyer y est enterré : il contribua à la mise en valeur du Lavandou.

A l'origine le Lavandou était un quartier de la commune de Bormes mais en 1909 il devint opportun de réclamer son autonomie communale.

Le Conseil d'Etat adopta le projet de loi érigeant Le Lavandou en commune. Cette loi, votée le 27 mars par la Chambre des députés, adoptée par le Sénat le 20 mai fut promulguée par le Président de la République Raymond Poincaré le 25 mai 1913; le Lavandou accédait ainsi au statut de commune indépendante de celle de Bormes.

Le drapeau présente les armoiries de la ville sur fond blanc.

Les illustrations sont des photographies de l'auteur. Le blason de Collobrières du site de Sébastien Avy.