Canton de Grimaud
Grimaud (4 171 h)

http://www.mairie-grimaud.fr/

http://www.grimaud-provence.com/
  
Drapeaux Europe, France et Grimaud
Grimaud a pour origine un village antique du nom de Sambracis, habité par la tribu des Sambrans. Il donnait à l'époque son nom au Golfe de Saint-Tropez : Golfe de Sambratie, Golfe Sambracitain, Sinus sambracitanus.
En 850, les Sarrasins s'installent à la forteresse de La Garde-Freinet. Ils dominent la région du Freinet qui devient la colonie Djabal al-Kilal dépendante de la dynastie Ommeyade d'Andalousie en Espagne. À partir de cette base, les Sarrasins4 se livrent à des razzias dans toute la Provence.
Les comtes de Provence, le roi de Bourgogne et l'empereur byzantin s'unissent pour chasser les Sarrasins en 973. Certaines familles restent sur place et se convertissent au christianisme.
Le nom de Grimaud, connu depuis le Xe siècle, viendrait de Gibelin de Grimaldi qui reçut de Guillaume Ier de Provence la baronnie du lieu en récompense de ses exploits contre les Sarrasins vers l’an 975.
C'est une nouvelle période pour la région avec l'expansion de villages tel que Grimaud situé sur un piton dominant le golfe de Saint-Tropez. C'était également un point stratégique permettant de surveiller le massif des Maures et les allées et venues comme à La Garde-Freinet. Le château domine le golfe de Grimaud5. C'est aussi une période de construction d'édifices religieux.
Avec ses 1 200 habitants, Grimaud est le plus grand bourg du Freinet. Une rue dénommée « rue des Juifs » est consacrée au commerce.
La ville perd son influence face à Saint-Tropez. Le roi René d'Anjou, comte de Provence, donne le château de Grimaud à son ami Jean Cossa. Celui-ci agrandit et embellit le château de Grimaud.

De gueules au château d'or, maçonné, ouvert et ajouré de sable.
Vers la fin du XVIIe siècle, le marquisat de Grimaud érigé en 1627 appartenait à Marc-Antoine de Castellane, baron de Saint Juers. C'est pour ce motif que l'on voit un château sur le blason de la commune.
Armorial Provence I p1270
Sainte-Maxime (12 938 h)
La communication municipale utilise également un logo représentant le pont du Préconil, un des monuments, avec la Tour Carrée, les plus identitaires de Sainte-Maxime. 


 de gueules à la tour d’or, maçonnée de sable.
Armorial Provence I p1328

Les couleurs de la ville sont le bleu et le blanc.
Sainte-Maxime fut d’abord un comptoir grec avant de devenir une petite agglomération romaine. En raison de sa situation exceptionnelle (en plein midi et à proximité de la chaîne des Maures), les Phocéens y installèrent un comptoir "Calidianisi", qui recevait le vin, l’huile, les olives, ainsi que divers minerais...
La dénomination de Sainte-Maxime semble venir des Moines des îles de Lérins. En effet, ces ecclésiastiques auraient donné à notre village en cours de construction le nom d’un des saints de leur ordre : Maxime qui, selon la légende, serait la fille du Comte de Grasse, Seigneur d’Antibes. Fille d’une famille noble, elle fut attirée par la vie religieuse et quitta sa vie somptueuse et ses richesses pour se consacrer pleinement à Dieu. Ayant prononcé ses voeux au Monastère de Saint-Cassien, la religieuse devint très vite un modèle pour sa communauté. C’est sans doute pour cette raison qu’elle fut choisie pour diriger le Monastère de Callian dans lequel elle finit ses jours.
Cogolin (10 984 h)

Cougoulin

http://www.cogolin.fr/


Le village utilise maintenant:
coupé, au premier, d'azur à une terrasse de sinople; un besant d'or brochant sur le tout, surchargé d'un coq de gueules; au deuxième, d'argent à un arbre de sinople terrassé au naturel.
Cogolin est un promontoire s'avançant sur une plaine ; c'est ce genre de colline, que l'on appelle en provençal " cuquihon - couquihoun ".

 

Lors de l'inauguration de l'exposition, Karine Raybaud, adjointe à la communication, expliquait qu'en raison d'un problème de santé important, Raymond-Pierre Gay était absent de la cérémonie. Celle-ci aurait dû lui être entièrement dédiée, en remerciement de son travail et de son cadeau à la municipalité. « Moderniser le blason de Cogolin trottait dans la tête du maire Jacques Sénéquier depuis bien longtemps, a-t-elle poursuivi. Connaissant Raymond-Pierre Gay et sa passion pour l'héraldique et les blasons, le maire lui avait soufflé l'idée ».


Partie : au premier d'azur au coq contourné d'or sur une terrasse cousue de sinople mouvant de la pointe, au second d'argent à la plante de lin terrassée de sinople, fleurie de pourpre
Armorial Provence II p1147
Le-Plan-de-la-Tour (2 875 h)

http://www.leplandelatour.net/


D'or à la tour de gueules posée sur une terrasse de sable
Le 11 juillet 1790 les citoyens actifs de Saint-Martin du Plan de la Tour se réunissent dans l'Église et se proclament indépendants de la Garde du Freinet. Depuis toujours, La Garde-Freinet manifestait une opposition farouche à la sécession. Un incident est significatif du climat dans lequel se déroulaient les événements. La décision ayant été prise, par le Directoire de Fréjus, de faire prêter serment, en 1792 au vicaire Pelloquin, desservant de la succursale de Saint-Martin, les administrateurs de la Garde-Freinet soutenaient qu'il leur appartenait de recevoir ce serment, ce que niaient les habitants du Plan de la Tour. Un huissier fut commis pour signifier l'acte. À son retour il fit connaître que « les habitants étaient beaucoup émeutés contre la Municipalité de la Garde-Freinet et que les représentants de celle-ci ne pouvaient se déplacer sans danger, à Saint-Martin, pour y recevoir le serment de l'Abbé ».

Après maintes difficultés, la Commune sera officiellement créée le 26 mai 1792 par une décision du Directoire du Var siégeant à Brignoles. Paradoxalement, elle laissera hors de ses limites le quartier du Plan qui lui a donné son nom et qui, partie intégrante de Sainte-Maxime, ne lui sera rattaché que plus tard. Enfin, le procès-verbal de division et de limitation des territoires entre la Commune du Plan de la Tour et la Garde-Freinet ne sera établi que le vingt neuvième jour de fructidor An IV de la République (1796).
La Garde-Freinet (1 746 h)

http://www.lagardefreinet.fr/


Blason moderne du village
Le Fraxinet désigne le site sur lequel a été édifié le vieux Fort sarrasin aujourd'hui appelé Fort-Freinet; il a ensuite donné son nom au village construit sur l'emplacement du poste de garde qui contrôlait l'accès vers le Fort.

XIIIe siècle : les habitants s'installent sur le col de la Garde. Le bourg devient : « La Garde du Freinet ». Un Rostagni (?-v.1341) était connu pour être seigneur de Châteaudouble (1324) et de La Garde-Freinet (1327)5. Il reçut donation de l'albergue de ces deux villages6.

XIXe siècle : l'industrie du bouchon se développe avec près de 700 bouchonniers grâce à la forêt de chênes-liège. À cette époque, la production de marrons et de magnan (ver à soie) est également bien développée.

En 1900, l'abbé Mathieu dresse la croix des Maures (altitude 437 m), restaurée en 1978. Le Christ pesait 175 kg.
  
D'or, à un frêne arraché de sinople.
Armorial Provence II p1253
Les illustrations sont des photographies de l'auteur ou proviennent des sites indiqués sur la page.