Canton de Saint-Tropez
Le canton de Saint Tropez comporte Cavalaire-sur-Mer et les 6 communes du Var suivantes:
Saint-Tropez (5 635 h)

San Troupé

http://www.ot-saint-tropez.com/

d'azur à un Saint Tropez vêtu en pélerin d'or, sa tête entourée d'un cercle du même, tenant de sa main dextre, une épée d'argent la pointe en bas, avec cette légende: ST-TROPEZ (Armorial Général 1696 vol II p 1257)

Saint-Tropez serait l'antique "Athenopolis" ou bien "Heraclea Caccabaria".

Cité en 1055 : "Ecclesia Sancti Torpetis".

En l'an 68, Torpes, intendant de Néron, refusant d'abjurer sa foi chrétienne, fut torturé, martyrisé et décapité à Pise et son corps jeté dans une barque sur l'Arno en compagnie d'un coq et d'un chien censés se nourrir du défunt Torpes. Les courants ramenèrent la barque jusqu'au rivage à Heraclea Caccabaria où il fut inhumé en secret par Celerina, dame romaine chrétienne.

Les villages de Cogolin (petit coq) et de Grimaud (chien en vieux français), situés tous deux près de Saint-Tropez, continuent de rappeler cette légende.

Au 11ème, prieuré de Saint-Victor, puis seigneurie des vicomtes de Marseille, de J.De Cossa au 15ème, des Castellane et des Suffren aux 17ème et 18ème.

La ville fut détruite plusieurs fois par les Sarrasins ; les habitants durent fuir les rivages et se réfugièrent à l'intérieur des terres ; rasée au 14ème lors de la lutte entre Louis Il d'Anjou et Charles de Duras, la ville fut reconstruite par des familles génoises.

Au 15ème, elle s'organisa en une manière de république indépendante ayant sous son contrôle des capitaines de quartier, un bombardier, une milice et des mercenaires.

Aux 16ème et 17ème, attaque des Turcs et des Espagnols ; les troupes du duc de Savoie furent repoussées en 1592; en 1602 la ville fut reprise aux Ligueurs qui s'en étaient emparés.

A la révolution, elle fut appelée Héraclée.

Le 15 août 1944, libération par le général du Vigier.

Au début du siècle, Saint-Tropez vivait essentiellement de son port de commerce.

Aux 17ème et 18ème, port de pêche (thon, anchois) et de commerce.

Ecole d'hydrographie et chantier de construction navale jusqu'en 1914.

Résidence de nombreuses vedettes, Brigitte Bardot, Johnny Hallyday, Eddie Barclay, etc.

Cadre de plusieurs films.

Blason officiel actuel

On voit aussi fréquement la représentation suivante dans le village:

d'azur à la barque de gueules portant Torpes alongé, un chien et un coq, surmonté d'un ange d'argent volant au dessus et portant une courronne dans la main

Les couleurs rouge-blanc-rouge sont celles des corsaires tropéziens.


Ce drapeau rouge à croix blanche est aussi présent dans les rues de la ville.

Drapeau de la mairie

La Croix-Valmer (3 139 h)

http://www.lacroixvalmer.fr/

parti : au premier de gueules à la croix perronnée d'argent au sommet émoussé, au second d'azur au rocher sommé d'un pin, le tout d'argent ombré de sable, adextré d'une mer aussi d'azur, agitée de sable ; le tout sur une champagne d'azur chargée de deux voiles triangulaires d'argent rangées en bande, celle de la pointe plus grosse

L'empereur Constantin aurait eu ici une apparition de la Croix, ce qui est à l'origine du vocable de la commune.

Celle-ci fut fondée en 1882 par une société viticole lyonnaise.

L'actuel territoire de la commune éŽtait un ancien quartier de Gassin en friche, colonisŽé par des familles lyonnaises tr�ès pieuses qui y ont bâti une église et des propriéŽtéŽs. L'origine de son nom est double : d'abord pour mettre fin àˆ l'isolement des communes du Littoral, la ligne ferroviaire du fameux "train des Pignes" qui traversait le "col de La Croix", lui donna son premier patronyme, auquel on ajouta, pour des questions de tri postal, un nom d'emprunt, "Valmer", qui éŽtait celui de la demeure du premier administrateur de l'éŽpoque, le premier
adjoint de Gassin.

En 1934, Croix Valmer s'érige en commune indépendante.

En 1961, elle prend le nom de La Croix Valmer.

Extension notable actuelle, orientée vers les résidences secondaires, au chef-lieu et dans les hameaux.

Bannière présentant le blason actuel du village.

Gassin (2 800 h)

http://www.provenceweb.fr/

d'azur à un château donjonné de trois tours d'argent maçonné de sable

Cité en 1097 : "Garcinum", "Garci" ou "Garcin" ; l'origine de cette appellation pourrait être : "Garcia Sinu", le gardien du golfe.

Le village primitif se trouvait sur une colline au lieu-dit "Ville-Vieille", les habitants ayant voulu au 11ème se placer sous la protection du poste de vigie des templiers établi là ; construction de l'enceinte au 12ème ; seigneurie des Castellane.

Incursion des Sarrasins en 1394, où 33 habitants furent enlevés.

Gassin prit une part active aux guerres de la Ligue.

Ramatuelle (2 174 h)

Ramatuello

http://www.ramatuelle.fr/

d'or à un arbre feuillé de sinople surmonté d'une étoile

(à gauche, dessin du manuscrit original de l'Armorial Général de 1696; à droite version officielle actuelle)

Il rappelle les armes de la famille Audibert (d'argent à l'arbre de sinople; à la bordure denchée de gueules; au chef d'azur, chargé d'un coeur entre deux étoiles d'or) qui régna sur la ville de 1689 à la Révolution.

L'arbre figurant sur le blason est un orme qui était auparavant sur la place de l'Ormeau. Planté sous Henri IV pour marquer la pacification de la province et la conversion du roi, il fut remplacé en 1983 par un olivier.

Nommé par Pline l'ancien "Regio Camatuilicorum", du nom de la peuplade des "Camatulici" qui habitait ces lieux.

Cité en 1056 "Ramatuella".

Au 8ème, la région fut occupée par les Sarrasins pendant 60 ans.

Construction d'un fort en haut de la colline de Cuguillières où fut implanté le village primitif.

Fief de l'abbaye de Saint-Victor au 11ème, puis des Castellane, des Villeneuve, des Cassa et des Audibert.

Assiégés en 1592 par les Royalistes ayant à leur tête le duc de Valette, les habitants, à bout de munitions, lancèrent sur l'assaillant des ruches d'abeilles et firent fuir l'adversaire.

Le 15 août 1944, débarquement des sous-marins venus d'Algérie.

Gérard Philipe est enterré au cimetière.

La Môle (806 h)

de sinople à la traverse ondée d'argent accompagnée en chef d'une meule de moulin du même

Cité au 11ème "Castrum de Mola" ; longtemps orthographié "La Molle" ; étymologie latine possible : "Mola Manuaria", meule à main pour le blé.

Jaumes fut le premier seigneur en 973 ; le fief passa ensuite à l'abbaye Saint-Victor de Marseille, aux Fos (13ème), aux Villeneuve (14ème), aux Boniface (15ème), aux Arcussia et aux Gautier (17ème), aux Guirand et aux Suffren (18ème) ; en 1770, la baronnie fut achetée par Honoré de Boyer de Fonscolombe ; village "descendu" au 18ème.

Saint-Exupéry a vécu dans sa jeunesse au château de la Môle.

Les quatre boeufs blancs qui figurèrent à la cérémonie du sacre de Napoléon venaient du hameau de Bauduffe.

Drapeau du village entouré de ceux d'Europe, France et Provence.

Rayol-Canadel-sur-Mer (508 h)

d'azur au soleil d'or mouvant de la pointe, avec neuf rayons convergeant vers la pointe et s'élargissant vers le chef, au croissant cousu de gueules posé sur le soleil, figurant la coque d'une nef contournée avec une voile du même chargée d'une étoile aussi d'or, au chef cousu de sinople chargé de trois écureuils assis d'or

Station balnéaire créée en 1925, qui regroupe de belles résidences étagées le long d'une côte tourmentée et boisée.

Commune détachée de La Môle en 1949.

Domaine du Rayol : villa 1925

Hameaux : Canadel-sur-Mer, en bord de mer ; Pramousquier, en bord de mer.

Le 14 août 1944, à minuit, les commandos d'Afrique du colonel Bouvet débarquèrent sur les plages du Canadel, ouvrant la première brèche dans la défense côtière allemande.

Les illustrations sont des photographies de l'auteur sauf le blason de St Tropez de http://quaranta1.chez.tiscali.fr/ecussons/ et celui de La Croix Valmer de http://www.labanquedublason.com/. Les blasons de l'Armorial Général proviennent de la Bibliothèque Nationale http://gallica.bnf.fr/