Vexillologie et Héraldique Provençale
Communauté d'Agglomération
Sophia Antipolis 

(Canton de Coursegoules)


http://www.sophia-antipolis.org/

Le canton de Coursegoules est composé des 8 communes suivantes.
Le canton de Coursegoules entre dans la Communauté d'Agglomération
Sophia Antipolis
  par deliberation du conseil municipal du 24 11 2011.

Coursegoules (455 h)
Coursegoulo
http://www.coursegoules.net/

D'azur au cornet d'or virolé et lié d'argent, accompagné de trois fleurs de lys aussi d'or mal ordonnées et encloses dans le lacs de l'enguiche, à la champagne du même chargée de deux rameaux d'olivier de sinople passés en sautoir.
Armorial Général II 1267

Le cor rend ces armes parlantes.
Le nom puise ses origines dans la langue Celte, dont la signification retrace le choix du lieu d'implantation du Village : COR SEG pour rocher pointu.
Le village a été construit selon un plan défensif avec ses remparts.
En 1636, Coursegoules devint Ville Royale, tout comme Saint Paul de Vence.
Gréolières (540 h)
http://www.greolieres.fr/

D'azur au château d'argent maçonné de sable surmonté d'une fleur de lys d'or.
Le nom de Gréolières apparaît pour la première fois en 1033 dans le cartulaire de l’abbaye St Victor de Marseille, « vineam unam in Graulieras ».
Le mot vient de « gracularia », dérivé de « graculus » qui signifie « corneille ».
( A. COMPAN - Etude sur l’origine des noms des communes des Alpes-Maritimes )
La haute vallée du Loup fut, dès la préhistoire, une importante voie de communication.
La commune de Gréolières formait probablement un territoire pré-romain dont le centre devait être constitué par un oppidum placé sur le sommet du Bau de St Jean . La romanisation y a été relativement poussée et les traces d’une occupation antique sont nombreuses : tombes, pierres milliaires, voies dallées. La principale voie romaine qui reliait Vence à Castellane passait par Gréolières.

Au début du XIème siècle, les vicomtes de Nice dressent sur le site du Bau de St Jean, alors dénommé Mayone ou Majone, une église et un château. Gréolières n’est alors qu’une « villa » dans le patrimoine des vicomtes de Nice. En 1079 le château de Gréolières est mentionné comme appartenant à un membre de la famille des vicomtes de Nice.

Au XIIème siècle, le site de Majone est alors abandonné. Vers 1230, le Comte de Provence assiège le château de Gréolières puis s’en empare. C’est à cette occasion que le château de Hautes Gréolières est construit.

En 1235, le Comte de Provence donne le château de Basses Gréolières à Romée de Villeneuve. Le château restera entre les mains des descendants de celui-ci, les seigneurs de Vence, jusqu’à la Révolution. Le Comte de Provence conserve encore quelques temps le château de Hautes Gréolières Le fief est partagé : le village de Hautes Gréolières est né. Il s’accroîtra jusqu‘au XIVème siècle, puis le Comte le cède aux Agoult. Vers 1307, Raibaude de Caussols épouse de Réforciat d’Agoult y séjournera. Par mariage à la fin du XIVème siècle le fief de Hautes Gréolières sera rattaché à celui de Basses Gréolières Le village de Hautes Gréolières sera une paroisse jusqu’en 1787 et sera habité jusqu'à la fin du XIXème siècle.

Les deux châteaux ont particulièrement souffert au XVIème siècle, lors des guerres de religion. Si le château de Hautes Gréolières fut laissé à l’abandon celui de Basses Gréolières fut restauré régulièrement jusqu‘au XVIIIème siècle.
L’église St Pierre de Gréolières date du XIIème siècle. La construction se poursuivit au XIIIème siècle. Elle fut agrandie vers 1530 puis restaurée vers 1720.
Sur le site de Gréolières Hautes, on peut encore admirer la chapelle St Etienne construite au XIIIème siècle qui contenait un retable daté de la fin du Moyen Age au centre duquel figure Saint-Etienne et que l’on peut admirer actuellement dans l’église du village.
A l’est du village de Basses Gréolières, se dressent les ruines de la chapelle de Notre Dame de Verdelaye. Elle date vraisemblablement du Haut Moyen Age et au plus tard du XIème siècle. En 1047, elle est confiée à l’abbaye de St Victor de Marseille, dont elle dépend jusqu’à la Révolution.
Bouyon (460 h)
Bouyoun
http://spano.pagesperso-orange.fr/


D’argent au peson de gueules.

Un bouyoun est une balance, le peson est un élément de cette balance.
L'origine du nom Bouyon vient du celtique « bud » (« promontoire »).

Mentionné pour la première fois en 1155 (In Buzido en 1155, « Castrum de Bosisone » vers 1200).

Seigneurie des Laugier en 1351, puis pour partie des Grimaldi (Seigneurs Grimaldi de Bouyon) relevant ainsi du comté de Provence de 1364 à 1385.

En 1385, il passa aux mains de Charles de Duras et en 1388 Bouyon devint territoire savoyard.

Ce n'est qu'en 1760 qu'il revint en Provence. En 1790, il est rattaché au canton de Coursegoules.

Bouyon est finalement intégré au Comté de Nice le 24 mars 1860.
Cipières (361 h)
Cipièro



D’azur au buste de Saint-Mayeul de carnation, portant une mitre d’or et vêtu d’une chappe de sable, tenant de sa main dextre une crosse du même en pal, et la senestre appuyée sur sa poitrine.
Armorial Général II 1302
Cipières, porte un nom dérivé du latin "cippus" signifiant borne.

L'église de Cipière fut mentionné au XIe siècle (1158) ; une famille du même nom apparaît en 1152. Un premier village occupait, au XIIe siècle et XIIIe siècle, une partie de la plateforme où se situe aujourd'hui le château.

Au XVe siècle Guillaume d'AGOUT était seigneur de Caussols et de Cipières.

En 1795 un partie du territoire de la communauté de Cipières est détaché et donne naissance à Caussols.
Bézaudun-les-Alpes (165 h)
Bezooudun



D'azur à une tour d'argent, maçonnée de sable, posée à dextre, et une crosse d'or, posée à senestre
Armorial Général II 1308

Les Castellane et l'évêque de Vence possédaient la seigneurie.
La tour représente les Castellane et la crosse l'évêque.
Le village comporte des traces d'implantations antique ou du moyen age.

Au XIe siècle , le territoire de la commune dépendait avec Gréolières et Courségoule du château de Mayonne (Baou Saint-Jean sur la commune de Gréolières). La commune devint un fief lors de la construction du château dans la première moitié du XIIIeme siècle (Le Castrum est cité dès 1232).

Boniface IV de Castellane fit hommage de cette terre au comte de Provence en 1226.

Le village s'est développé dans la seconde moitié du XIIIe siècle et la fin du XIVe siècle .
Conségudes (81 h)



D'azur au mont d'argent sommé d'une tour du même.
Le village perché a été fondé au XIIe siècle par les Templiers

"Consecuta" cité en 1159 ; ce fut sans doute une place fortifiée car une autre mention du XIIe siècle fait état du "castrum de Consegudis". Village perché à flanc de colline adossé au Mont Saint-Paul ; a été fondé au XIIe siècle par les Templiers. Une église mentionnée en 1351 accompagne le village ; la chapelle Saint-Paul en conserve le souvenir.En 1388, seul le village est mentionné et non le château. Puis le village disparaît aussi et l'église lui survit quelques temps, mais le territoire est rattaché à celui des Ferres.

Seigneurie des Laugier au XIVe siècle, puis des Drago au XVIe siècle.

Un nouveau village est créé sur un site neuf, probablement vers le XVIIe siècle. A la même époque est fondée une nouvelle église ; elle est dédiée à saint Georges et mentionnée en 1715. Mais durant tout le XVIIIe siècle, cette église reste une succursale de l'église paroissiale des Les Ferres.
Les Ferres (92 h)




D'azur à la fasce d'argent, accompagnée en chef d'un dragon d'or, et en pointe d'une châtaigne du même.
Cité au XIIe siècle "Castrum de Ferris". L'origine du nom est peut-être à rechercher dans le latin "ferrum" qui désigne un lieu sauvage isolé.
En 1325, le prieuré des Ferres est joint à celui de la Rocca, Roquestéron.
La seigneurie passe de la Provence au comté de Nice en 1388,
Seigneurie de Les Ferres appartient d'abord aux Laugier, vieille famille du comté de Nice ayant eu parmi ses membre un évêque de Nice, Raimond Laugier (1164-1182). La reine Jeanne concède la haute justice dans ses seigneurie des Ferres et de Conségudes à Pons Laugier le 14 septembre 1352.
En 1526, Honoré Laugier, seigneur des Ferres et de Gilette, dénonce Jean-Baptiste Grimaldi, seigneur d'Ascros, et son frère René, seigneur de Massoins, de la famille Grimaldi de Beuil, pour leur complot avec le roi de France pour lui livrer Nice. Les deux frères se vengent en mettant le siège devant le château de Gilette où se trouve Honoré Laugier qui ne réussit à se sauver qu'en se déguisant en mendiant avant sa prise en août 1527. Le duc de Savoie les fait condamner et ils doivent s’enfuir en France. Honoré Laugier se venge en 1528 en attaquant leurs seigneuries, dont Rigaud.
La seigneurie appartient aux Drago jusqu'au 18ème; ensuite aux mains des Balbis et des Ricci.
En 1747, pendant la guerre de succession d'Autriche, des volontaires français stationnent dans le village.
La seigneurie revient à la France avec le traité de Turin de 1760 qui fait de l'Estéron la frontière entre la France et le comté de Nice.
Avant la bataille de Gilette, en 1793, 1 500 hommes des gardes nationales de Grasse et de Saint-Paul stationnent dans le village.
Le village comptait 302 habitants au recensement de 1856 et 4 000 oliviers.
Roquestéron-Grasse (68 h)

D’azur au mont escarpé de cinq coupeaux d’argent, mouvant de la pointe.
Amorial Général I 1027
Il y a 2000 ans déjà, la tribu ligure « les Velauni » occupait le terroir. Puis vinrent les Romains comme en témoignent une cippe et un épigraphe. Le village se dressait alors sur le rocher escarpé surplombant la rivière. Vers le milieu du 5ème siècle, il est inclus dans l’évêché de Glandeves, le futur Entrevaux.

Du 10ème au 14ème siècle, « l’ancien castrum de Rocca Stérone » est fief des Rostaing de Thorame-Castellane. C’est vraisemblablement un membre de cette famille qui a élevé au 13ème siècle, sur le plateau au-dessus de Sainte-Pétronille, le château dont il reste les ruines d’une tour.

Vers 1300, Raymond Féraud, illustre prieur, noble et lettré, y écrivit une partie de « La Vida de Sant Honorat ». Jusqu’en 1388, Roquestéron restera provençale. De 1388 à 1760, excepté quelques parenthèses françaises, elle fera partie du royaume Piémont-Savoie-Sardaigne.

En 1438, la cité est détenue par les Grimaldi de Beuil.

Au cours des siècles, le village accroché au flanc du rocher qui domine l’Estéron sur la rive droite, descendit vers la rivière, la franchit, et peu à peu, l’agglomération rive gauche devint plus importante. 

1760 est une date essentielle : le traité de Turin, fixant l’Estéron comme frontière entre les Etats sardes et la France, coupa le village en deux, donnant la rive droite à la France.
Le pont enjambant la rivière devint pont international avec une borne frontière en son milieu : il sera baptisé plus tard « Pont de France ». 

La rive gauche, restée sarde sous le nom de la Rocca deviendra française en 1793, après la victoire des troupes de la Révolution. En 1814, à la chute de l’Empire, elle redeviendra sarde jusqu’en 1860, date de son rattachement définitif à la France. Elle s’appellera ensuite Roquesteron-Puget, puis Roquesteron.

La rive droite, provençale à l’Ouest sous le nom de la Roque qui se nommera ensuite Roque d'Estéron puis Roquestéron-Grasse.

Toutefois, les deux communautés, créées de part et d’autre de la rivière, resteront séparées administrativement et ce jusqu’à nos jours.


Version moderne du blason
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