Coustellet
La Communauté de Communes de Coustellet a été créée en 1993 et comporte environ 10000 habitants dans 5 communes.

Elle a la particularité d'être centrée sur le hameau du Coustellet, centre de vie important bien placé sur la route nationale 100.

Marché paysan et musée de la lavande.

Robion (3 844 h)

http://www.robion.fr/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Robion

De gueules à une équerre d'or posée à dextre, l'angle dirigé vers le canton dextre de la pointe, l'équerre senestrée d'un dauphin couronné d'or.

- au XVII° siècle étaient composées d'une équerre dont la partie horizontale était tournée vers le haut, encadrée par les lettres R et B et supplantées par une croix en dessous.

- 1895: reconstruction de la mairie et création des nouvelles armes.

Cité au 13ème : "Castrum Robioni". Origine du nom : signifirait "rocher à pic"

Le village primitif se trouvait à la source du Boulon. Lors des invasions, les habitants s'installèrent sur le site actuel et s'entourèrent d'une enceinte.

Fief du comte de Toulouse au 13ème, du Saint-Siège au 15ème ; seigneurie des Castellane et des Brancas.

Il ne faut pas confondre avec Robion, sur la commune de Castellane dans les Alpes de Haute Provence.

Blason présent sur les plaques de rue.

Le fond rouge est devenu bleu.

Maubec (1 596 h)

http://www.mairiemaubec-luberon.fr/

D'azur au beffroi accompagné de quatre pattes de lion mouvant des flancs de l'écu, deux de chaque côté, l'une sur l'autre, le tout d'or.

En 1983, la commune voulait choisir le beffroi comme emblème, mais la Comission Héraldique Départementale imposa les pattes de lion qui sont l'emblème des Brancas.

Jusqu'en 1200, le village s'appelait MALBECIUM, en 1232 l'écriture MALBECO apparaît et se transforme en MALABECO en 1316. C'est en 1550 qu'apparaît MAUBECQ puis MAUBEC en 1556.

L'étymologie du nom reste et restera probablement un sujet de controverse, certains défendant l'idée que Maubec signifie « Mauvais côté » en relation avec les notions d'adrêt et d'ubac des régions de montagne. Les cultures en pied de Luberon restant à l'ombre de nombreuses heures durant l'hiver.Mais, insistent d'autres anciens, Maubec pourrait également signifier « Mauvais Bec », un endroit jadis peuplé de mauvaises langues promptes à dénigrer leur entourage.

Au 13ème, fief d'abord partagé entre divers co-seigneurs dont le plus anciennement connu est Bernard de Claret (1251) ; puis à la fin 15ème, seigneurie unique des Brancas jusqu'à la Révolution.

Le 14ème fut une longue suite de désastres : trois épidémies de peste, guerre de Cent Ans et ses séquelles (Routiers), sécheresse, deux famines...

Pendant les guerres de Religion, le village fut pris et incendié ; les habitants désertèrent les lieux peu à peu et, fin 19ème, s'installèrent dans la plaine à quelques distance du vieux bourg, totalement abandonné.

Oppède (1 246 h)

http://fr.wikipedia.org/

D'azur à deux chevrons d'argent rompu l'un a dextre, l'autre à senestre, surmonté des lettres O et P du même.

Mentionné en 1008 : "Oppeda" étymologie dérivée d'oppidum, indiquant une occupation romaine importante.

Depuis le 12ème, seigneurie des comtes de Toulouse puis du Saint-Siège, qui l'inféoda aux Maynier ; fief des Forbin de la fin 16ème à la Révolution.

Oppède est I'exemple type du village martyr qui ne s'est jamais relevé : Raymond de Turenne le saccagea et l'incendia (fin 14ème) ; lors du Grand Schisme, ce fut l'une des dernières places de résistance des Espagnols dirigés par l'anti-pape Pedro de Luna, qui finirent par se rendre après avoir ruiné le château ; en 1545, Jean de Maynier, seigneur d'Oppède, massacra les Vaudois réfugiés dans le village.

Au début du siècle, l'abandon du village était total ; les habitants se déplacèrent plus bas dans la plaine, aux Poulivets, où la mairie fut installée en 1912. Depuis quelques décennies, l'ancien village se repeuple grâce à l'action d'un comité de sauvegarde et à l'implantation d'artistes ; nombreuses restaurations de ruines.

Cabrières-d'Avignon (1 596 h)

http://www.provenceweb.fr/

De gueules à la chèvre d'or, accompagnée au premier franc canton d'une étoile de seize rais du même.

La chèvre sont les armes parlantes du village.

L'étoile provient des armoiries des seigneurs des Baux.

Cité en 1180 : "Cabrieras".

Seigneurie des Ancezune, puis des Grammont Caderousse. Cabrières, après avoir été inhabité au 15ème et repeuplé par une colonie de Vaudois, fut assiégé en 1545 sur ordre de François ler ; le 21 avril, les soldats mirent la ville à feu et à sang.

Lagnes (1 509 h)

http://www.lagnes.fr/

De gueules au gonfanon de sinople frangé d'argent sur une hampe du même posé en pal, à la clef d'or et à la clef d'argent posées en sautoir, brochant.

Les armes symboliques de l'autorité papale ont été adoptés officiellement vers 1960 mais datent en fait de 1693.

Cité en 1154 : "Lagnas".

Co-seigneurie du 13ème au 16ème (cinq tenants au 16ème). Au 16ème, la commune jouit d'une indépendance administrative.

En 1648, malgré les promesses faites aux habitants souhaitant rester sous l'autorité du Saint-Siège, Innocent X érigea le fief en marquisat, au profit de Louis de Cambis ; au 18ème, la seigneurie était partagée entre les Cambis et les Fortia qui occupaient deux résidences distinctes, séparées par une cour a l'intérieur de l'enceinte castrale.

Les illustrations sont des photographies de l'auteur ou proviennent du site de Sébastien Avy.