Lure-Vançon-Durance
La communauté de communes Lure Vançon Durance a été créée en 2005 et rassemble 3582 habitants.
Elle a été rejointe le 1er janvier 2014 par la commune de Peipin.
Le Vançon est un affluent de la Durance. Il mesure 30,2 kms.
La montagne de Lure est une longue crête orientée est-ouest entre les Baronnies au nord, et  le bassin de Forcalquier au sud.
Aubignosc (559 h)
Lou Bignosc

http://www.aubignosc04.fr/

De gueules à une tour d’or terminée en pointe et maçonnée de sable.
Ce blason existe dans l'Armorial  Général tome Provence II p 1321 avec la référence Bignosc.
De Bresc dans son livre l'Armorial des communes de Provence de 1866 ne donne pas cette référence mais indique la "Géographie de Provence" d'Achard comme source avec un descriptif correct.
La localité apparaît pour la première fois dans les textes en 1040 (de Albinoscum). Le nom est formé du gentilice romain Albinus et du suffixe -osc. Le nom a ensuite évolué comme Lou Bignosc,  Le Bignosc.

Châteauneuf-Val-Saint-Donat (505 h)
http://www.bibchato.fr/opacwebaloes/


De gueules à un château de deux tours jointes par un entre-mur d'or, maçonné de sable, accompagné de trois roses d'argent, une en chef et deux en flancs, et en pointe, d'un trèfle du même, mouvant de deux palmes d'or.
(Armorial General 1697 Provence II p1321)
La localité apparaît pour la première fois dans les chartes en 1237, sous le nom de Castrum novum vallis sancti Donati. Val-Saint-Donat fait référence à saint Donat qui avait installé son ermitage dans le vallon du Mardaric au VIe siècle.
Au Moyen Âge, les églises de Châteauneuf et de Val-Saint-Donat dépendaient de l’abbaye de Cruis, qui percevait les revenus attachés à ces églises.
Le village fut séparé en 1583 de St Vincent. Il s'appela Châteauneuf le Charbonnier.
Les seigneurs en sont les Glandevès au XVIe siècle, puis les Joannis, et enfin les Meyronnet à partir du XVIIe siècle. Le fief est érigé en marquisat pour Paul de Meyronnet en 1727.
En 1733, le nom de Châteauneuf Val Saint Donnat est adopté officiellement.
Durant la Révolution,  la commune change de nom pour Beauvent-de-Lure. En 1793, le château est mis aux enchères pour démolition.

Le dessin du chateau avec des lignes de fuite se retrouve sur les armoiries indiquées par le curé Maurel dans sa monographie sur le village.

L'Armorial Saint-Marcel EYSSERIC simplifie le dessin du chateau avec une vue à plat
Montfort (389 h)
Mounfor
http://www.bibchato.fr/opacwebaloes/


De gueules à trois tours crénelées d'or, maçonnées de sable, deux en chef et une en coeur, celle-ci soutenue d'une montagne d'argent, herbée de sinople, mouvante de la pointe de l'écu.
Aux XIe et XIIe siècle, les églises de Saint-Donat-le-Haut et de Saint-Donat-le-Bas, avec leurs revenus, appartenaient à l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon.
La localité apparaît pour la première fois dans les chartes en 1182 (Mons fortis, soit le « mont fortifié »). Le château était le siège d’une baronnie, réunie à la vicomté de Reillanne en 1379.
Durant les guerres de religion, la place est prise par les huguenots en 1575, puis par les carcistes. Les fortifications sont ensuite rasées.
Salignac (491 h)
Salinhac
http://www.salignac04.fr/
http://salignac04.e-monsite.com/


De gueules à une fleur de lys d'or, surmonté d'une couronne élevée de fleurs de lys, du même.
Le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois vers 1200 (castrum de Saliniaco) est interprété comme dérivant du gentilice romain Sallinius ou Salinus.
La Reine Jeanne, Comtesse de Provence, se trouvait à Salignac quand elle mit au monde un fils illégitime et accorda aux habitants le privilège de « franc alleu » (disposition des terres qu’ils cultivent, affranchissement de toutes servitudes en vertu d’un privilège spécial).
Sourribes (177 h)
Sourribo


De gueules à une crosse contounée dont le pied est entortillé de la lettre S, adextrée d'une étoile et senestrée d'une lune en décours, et un soleil placé à dextre et en chef, le tout d'or.
Le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois en 739 (Subtusripas), se rapporte à sa position au pied d’un rocher.
Une abbaye bénédictine, dédiée à St Pierre, est fondée avant 1160, et y reste jusqu’en 1464 et son regroupement avec l’abbaye Saint-Claire de Sisteron. L’abbaye reste seigneur du lieu.
La crosse du blason rappelle cette liaison.
Un maquis y est créé en 1943 ; il était en partie constitué de paysans qui continuaient à avoir une vie normale, mais qui étaient mobilisables dans les deux heures.
Achard indique: d'argent à la crosse de sable entrelacée d'un S du même et accostée de deux fleurons aussi de sable.

De sinople à une fasce d'or.
La commune de Beaudument lui est rattachée en 1909.  La communauté médiévale comptait 24 feux au dénombrement de 1315, mais était inhabitée en 1471. En 1765, elle avait 68 habitants.
Peipin (1 482 h)
Puypin

http://www.peipin.fr/


De gueules à une fasce d'argent chargée du mot PEYPIN en caractères de sable et accompagnée de trois roses aussi d'argent
Son étymologie "podium parvum" (petite éminence) vient de sa situation sur une jolie colline boisée.

Au cours des guerres de Religion, Peipin fut le théâtre de la capture du capitaine Bouquenègre, qui s'était retranché dans le village.

Seigneurie des Justas (13ème/16ème), puis des Glandevez (14ème/16ème); Pons Justas a été le mari de Béatrix, nièce et donataire (1204) du comte de Provence.


L'Armorial Saint-Marcel EYSSERIC actualise le nom du village avec son orthographe actuelle.
Les illustrations sont des photographies de l'auteur, de l'Armorial Général, des Etudes Héraldiques, ou des sites indiqués sur la page.