Arles, Crau, Camargue et Montagnette
  

http://www.agglo-accm.fr/
La communauté d'agglomération Arles, Crau, Camargue et Montagnette a été créée le 1er janvier 2004.
Arles (51 614 h)

Arlé

Le logo 1990-2005 représentait le lion sans étendard.

Présentation du nouveau logo

Devise: AB IRA LEONIS ("Par la colère du lion")

http://www.ville-arles.fr/


Le plus ancien sceau de la ville (1180) présente un lion contourné (tourné vers la droite) avec la devise: "Nobilis in primis dici solet ira leonis", qui veut dire "la colère du noble lion a coutume d’être considérée au premier rang".
Ancienne Arelate Sextanorum,"la ville des marais", la ville connut une grande prospérité sous les Romains. César y implanta en 46 après JC les vétérans de ses légions auxquelles correspond l'étendard tenu par le lion. L'empereur Constantin fit d'Arles une des capitales de l'Empire (CIVitas ARELatensis). C'est le premier âge d'or de la "petite Rome des Gaules" qui sera un grand centre religieux des premiers temps de la Chrétienté. L'évêché d'Arles devint Métropole et Primat des Gaules en 417. De cette période, le blason de la ville a gardé le monogramme du Christ (PX) au sommet de la bannière portée par le lion.

En 879, devint la capitale d'un état indépendant, le royaume d'Arles qui fut uni par la suite au royaume de Bourgogne.

La ville adopta en 1131 la forme républicaine et confia le pouvoir à des Consuls et un Podestat et fit alliance avec Venise. Le lion d'Arles (qui est en héraldique un léopard, car il a la tête de face) serait donc une évolution du fameux lion de Saint Marc, emblème de la Sérénissime.

En 1251, Arles fut définitivement rattaché au comté de Provence dont elle suivit le sort, bien que restant jusqu'à la Révolution "terre adjacente du comté de Provence".

La peste de 1720 fut particulièrement meurtrière.

C'est la plus grande commune de France métropolitaine, elle avait acquis le Vaccarès en 1225 et comptait près de 100000 ha avant la création des communes de Port Saint Louis du Rhône (1904) et de Saint Martin de Crau (1925) qui l'amputa; ce vaste territoire est largement exploité grâce à une importante irrigation.

Jusqu'en 1700, le lion d'Arles sera présenté d'or sur fonds d'argent ce qui est une enquerre (erreur) aux règles du blason car on ne peut avoir métal sur métal.


L'Armorial Général corrige cette erreur et donne:
d'azur au lion d'or regardant de face et tenant la patte dextre levée

C'est le gouvernement impérial qui en 1809 ajoute une enseigne romaine avec le chrisme et l'inscription CIV. AR.

d'azur, au lion léopardé d'or assis, la queue entre les jambes, la patte dextre élevée tenant une enseigne aussi d'or, chargée d'une inscription de sable CIV.AREL et surmontée d'un chrisme d'or.

Cette représentation est officielle depuis 1836.

lire l'histoire du blason sur http://www.patrimoine.ville-arles.fr/images/

Drapeau armorié d'Arles

Le drapeau de la ville indique le sens du vent sur le toit de la mairie. Le bleu et le jaune sont les couleurs de la ville d'Arles depuis 1850.


Coupé d’azur et d’argent au fer de pique de gardian de sable posé en pal et surmonté d’un soleil non figuré d’or.
Salin de Giraud: Bien que rattaché à la commune d'Arles, ce village revendique depuis plusieurs années son autonomie communale.
St Martin de Crau
(11 282 h)

http://www.ville-saint-martin-de-crau.fr/

coupé d'azur et de gueules, taillé d'or de sénestre à la dextre, chargé d'un pourpoint et d'un mouton. La devise est "In pascuis fortuna" (la fortune dans le pâturage) ce qui était et est encore malgré les difficultés actuelles, une des activités principales de la commune, autrefois territoire d'Arles : l'élevage du mouton: le Mérinos d'Arles.

La partie supérieure représente un rayon de soleil sur lequel est suspendue une cape de berger. Cette image concrétise une strophe du chant III de Mirèio (Mireille), chef-d'oeuvre qui valut le prix Nobel à Frédéric MISTRAL . Le poète y relate la légende d'un berger venu se confesser du meurtre d'une bergeronnette. Le prêtre pensa avoir affaire à un simple d'esprit et voulut l'éprouver. Il lui demanda de suspendre son manteau à la perche qui se trouvait proche de là. Voici ce passage en provençal :

"Aquelo barro que lou prèire, Pèr lou prouva, ié fasié vèire, Èro un rai de soulèu que toumbavo en galis Dins la capello. - De sa jargo Lou bon vièi pastre se descargo, E, creserèu, en l'èr la largo... E la jargo tenguè, pendoulado au rai lisc !"

Voici la traduction qu'en donne Frédéric MISTRAL lui-même : "La perche que le prêtre, -afin de l'éprouver, lui montrait, -était un rayon de soleil qui tombait obliquement - dans la chapelle. De son manteau - le bon vieux pâtre se décharge, - et, crédule, en l'air le jette...- Et le manteau resta, suspendu au rayon lisse!"

C'est cet évènement miraculeux que les élus de 1925 choisirent de représenter sur les armoiries de la ville.

En 1052 Sancti Martini de Palude Majore et en 1220, S. Martini de Cravo.

La commune a été créée d'une partie de la commune d'Arles en 1925.

Tarascon (12 991 h)

Tarascoun

http://www.tarascon.org/

de gueules au château à trois tours crénelées d'argent, posé en chef, accompagné en pointe d'un dragon monstrueux à 6 pattes de sinople, le dos couvert d'écailles d'or, dévorant un homme vêtu de même, les bas d'azur et les souliers de sable.

Le chateau est celui qui se dresse sur les bords du Rhône construit au XIV ème siècle par les Comtes de Provence.

Le dragon est la Tarasque, monstre tué par Ste Marthe.

Ces armes datent du XVème siècle et furent données par le duc René. C'est lui qui établit à Tarascon les jeux de la Tarasque, dans le but surtout d'éteindre les vieilles querelles des Tarasconais avec leurs voisins, et de les faire jouir du bonheur par la concorde, l'union et la paix."

Existence à l'époque romaine. "Villa Tarasconis" citée en 969.

D'après la tradition, sainte Marthe aurait évangélisé la région qu'elle délivra de la Tarasque (monstre), à l'origine de pèlerinages.

Port important au 11ème, époque de la construction du château primitif. En 1150, Tarascoun obtint un consulat autonome que Charles I d'Anjou abolit. De nombreuses communautés religieuses s'y établirent durant le Moyen Age et trois confréries de Pénitents existaient avant la Révolution.

Saint Michel et Ste Quitterie, dans le terroir de Tarascon, s'appelèrent respectivement Marat et Barra à la révolution

version moderne : variantes de teintes sur le fond , le monstre et la victime.

Coupé : au premier de gueules au château donjonné de trois tourelles d'argent, ouvert du champ, ajouré et maçonné de sable, posé sur la partition , au second d'azur à la tarasque de six pattes d'or avalant un homme d'argent

La tarasque a changé d'apparence sur le logo actuel.

Boulbon (1 532 h)

Bourboun

 

de gueules à un lion d'argent.

Le "castrum de Burbone" est mentionné dès 1003. Adelaïs, comtesse d'Avignon, céda à l'évêque d'Avignon ses droits sur le "castrum de Burbone". Seigneurie des Bourbons, à partir de 1041, érigée en comté en 1608 en faveur d'André d'Oraison dont la famille l'avait acquise au 17ème et dans les mains de laquelle elle demeura jusqu'en 1956.

A la révolution pris le nom de Boul la Montagne.

St Pierre de Mézoargues (225 h)

d'azur à une maison d'argent en ruine dans l'armorial de 1700,

La maison a été restaurée pour la version actuelle.

"Misoague" cité au 11ème.

Bien des comtes de Provence. Seigneurie donnée au 14ème, par la reine Jeanne à Jean Gantelmi qui la remit aux bénédictines de Tarascon.

La paroisse fut créée par démembrement de celle de Tarascon en 1665.

S'appela Mezoargues jusqu'au 1er septembre 1992.

Références: Les illustrations sont des photographies de l'auteur ou proviennent des sites indiqués dans la page sauf le blason d'Arles de Gaso et des Salins de Armorial de France.