Toulon Provence Méditerranée Ouest

La communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerrranée comporte 12 communes et a été créée le 25 octobre 2001. Elle a 403 743 habitants.

La commune de La Crau est venue la rejoindre en 2010.



http://www.tpm-agglo.fr/

voir aussi la page sur la partie Est de la communauté

Toulon (166 442 h)

Touloun

http://www.toulon.com/

d'azur à une croix d'or.

Ce blason est attesté depuis le XIV ème siècle.

concordia parva crescunt : par la concorde les petites choses deviennent grandes

De 1816 à 1830, il fut ajouté dans le canton dextre de l'écu, un drapeau contourné d'argent à hampe d'or et en chef neuf fleurs de lis d'or sur champs d'argent.

Pendant le second empire, le drapeau fut remplacé par un canton de gueules à une lettre N surmonté d'une étoile d'or et le chef fut supprimé.

Cité au 4ème : "Telo Martius", et en 739 : "Pagus Tolonensis".

Evêché au 5ème. Seigneurie des vicomtes de Marseille jusqu'en 1261, puis des comtes de Provence.

La cité primitive antique, fort réduite, vivait de son port-relais et de ses teintureries où l'on utilisait la pourpre extraite du murex. Elle fut saccagée par les invasions successives des Barbares entre le 5ème et le 9ème.

Après la victoire de Guillaume Ier sur les Sarrasins, Toulon et la Provence connurent enfin paix et prospérité.

En 1514, Louis XII fit construire la "Grosse Tour" dont Charles de Bourbon s'empara. Louis XIV et Vauban agrandirent le port et la construction de la Darse Neuve fut entreprise.

Résistance victorieuse de la ville aux troupes du duc de Savoie et du prince Eugène.

En 1720/21, la peste fit 17 000 victimes sur 26 000 habitants. Le bagne, créé en 1748, fut supprimé 150 ans plus tard.

Pendant la Révolution, la ville fut livrée aux Anglais par les Royalistes, mais l'armée républicaine de Dugommier les obligea à se retirer.

Travaux d'agrandissement sous Napoléon Ier. Grande extension de la ville aux 19ème, et début 20ème.

En 1942, la flotte française se saborda à l'arrivée des troupes allemandes. La ville eut à subir huit bombardements. Le 15 août 1944, débarquement américain ; la bataille de Toulon prit fin le 27 août 1944 ; la ville reçut la croix de guerre en 1949.

Préfecture du Var depuis 1977, siège de l'évêché du Var depuis 1958, premier port de guerre français et centre de ravitaillement de l'escadre de la Méditerranée.

Le drapeau toulonnais porte une croix jaune centrée sur un fond bleu.

La municipalité de Toulon ayant repris le blason comme emblème, c'est celui ci que l'on trouve sur fond blanc audessus de l'inscription" Ville de Toulon".

Ollioules
(12 336 h)

Oulioulo

www.ollioules.com

d'argent à l'olivier arraché de sinople

fidelis legi semper oliva: l'olivier toujours fidèle à la cueillette

Ollioules avant d'être la "capitale des fleurs" fut le "jardin des oliviers", dont elle tire son nom (Oulioulo en provençal) et ses armes.

Cité en 1044 : "Olivola".

Seigneurie des vicomtes de Marseille, puis des Vintimille. St Louis se rendant aux Croisades s'y arrêta.

Ollioules prit parti contre Charles de Duras en 1384. Favorable à la Ligue, le village s'associa au capitaine Isnard. En 1564, visite de Charles IX.

Lors du siège de Toulon en 1793, Bonaparte logea au château de Montauban.

Anciennes communautés religieuses : les Observantins s'installèrent fin 16ème ; les Pères de l'Oratoire, les Ursulines et les Clarisses au 17ème.

Le souvenir du célèbre bandit Gaspard de Besse reste attaché aux gorges d'Ollioules où il se livra à de nombreux méfaits.

Six Fours les Plages
(33 232 h)

Sieifour

www.mairie-six-fours.fr

de gueules à la coquille versée d'argent ombrée de sable

Ce blason est celui qui a été attribué à Six Fours dans l'armorial général de France de 1696. On l'explique par la situation de la commune au bord de la mer.

Cité en 1038 : "Sex Furnos". Six-Fours doit son nom à la présence de forts. Nommé longtemps Six-Fours, puis Six-Fours-la-Plage. Pris son nom de Six-Fours-les-Plages en 1975.

Seigneurie des vicomtes de Marseille, puis des abbés de Saint-Victor. Déserté peu à peu, Six-Fours fut totalement abandonné par sa population lorsque le vieux village, sur la colline, fut rasé à la fin du 19e siècle pour y construire un fort pour la défense de la rade de Toulon.


Drapeau municipal
La Seyne sur Mer (60 968 h)

www.la-seyne-sur-mer.com

http://laseyne.fr.st.free.fr/

d'azur aux deux poissons d'argent nageant et contre-nageant l'un sur l'autre, au chef cousu de gueules chargé de cinq pains d'or ordonnés 2 et 3

La plus ancienne figuration du blason seynois date de 1686 (homologué par ordonnance du 16 juillet 1700 et fixé par le Conseil Communautaire d'après un épisode cité par les Évangiles : le miracle de la multiplication des pains et des poissons au bord du lac Tibéria) : il comporte deux poissons sur fond d'azur (bleu) et cinq pains sur fond gueules (rouge) entourés de "sagno", avec une couronne comtale surmontée d'une croix épiscopale. Depuis la révolution, la couronne a été remplacée par des tours, la croix pastorale supprimée, et la "sagno" ornant le blason laissa la place à un rameau d'olivier.

A l' origine, le lieu dit de "La Sagno", ainsi appelé à cause de la "Sagna", plante aquatique abondante en ce terrain marécageux, était un quartier maritime de Six-Fours et déjà au Moyen Age, des négociants Six-Fournais y possédait des magasins.

Seigneurie de l'abbaye Saint-Victor de MarseilIe. Petit port de pêche au Moyen Age. En 1580, les habitants descendirent du castrum perché de Six-Fours et s'établirent au quartier maritime de "La Sagno".

Agrandissement du port au 17ème, sous l'impulsion de Michel Tortel, seigneur de Ramatuelle. L'indépendance administrative lui fut accordée en 1636.

Commune détachée de Six-Fours en 1657.

Passage de Napoléon en 1793 lors du siège de Toulon. Au 19ème, création des ateliers des Forges et Chantiers de la Méditerranée ; La Seyne devint cité ouvrière et industrielle.

C'est en 1850 que la commune prend définitivement le nom de La Seyne.

Drapeau de la commune aux armes du blason.

Drapeau portant le nouveau logo de la commune (2005)

Saint Mandrier sur Mer

taillé de gueules et d'azur à la lance d'or posée en barre brochant sur la partition, chargée en coeur d'un casque romain du même, accompagnée en chef de deux poissons d'argent contre-nageant et nageant l'un sur l'autre et en pointe d'une ancre de marine du même

semper mandrianus vigil: toujours Saint Mandrier veille

La lance et le casque évoquent le soldat romain Mandrianus qui donna son nom à la presqu'île. Le chef de gueules chargé de deux poissons rappelle les armoiries de La Seyne, commune mère, mais aussi que Saint Mandrier est le port de pêche le plus important de l'Inscription maritime de Toulon. La pointe d'azur chargée d'une ancre rappelle que le port de Saint Mandrier a toujours été un havre contre le mauvais temps.

La première apparition de ce blason date de 1937.

L'origine du nom de la commune remonte au VI ème siècle lorsque Mandrianus et Flavianus, deux illustres soldats saxons de l'armée des Ostrogoths, baptisés par Saint-Cyprien prêtre de Toulon, vinrent se réfugier sur « l'Isle de Sépet » où ils vécurent jusqu'à leur mort.

Cité en 1268 : "Ecclesia Sanctae Mandreae".

Au 17ème, création d'un hôpital maritime pour les marins et les forçats ; cet hôpital accueillit au 19ème les militaires blessés et contagieux revenant des expéditions coloniales ; en 1937, l'hôpital fut remplacé par l'Ecole des mécaniciens de la marine.

Saint Mandrier fut détachée de La Seyne en 1950 et pris le nom de Saint Mandrier sur Mer en 1951.

Aujourd'hui, Saint-Mandrier est une station balnéaire ; c'est aussi un centre aéronaval et un petit port de pêche.


Fanion du club nautique de la ville.
Les blasons proviennent des sites indiqués dans la page ou de photos de l'auteur. La carte vient du site de SPLAF.

Les drapeaux de la Seyne ont été dessinés par Olivier Touzeau.