Pays d'Apt

http://www.cc-paysapt.fr/
Initialement formée par les communes d'Apt, Caseneuve, Gargas, Saignon, Saint-Saturnin-lès-Apt et Villars, la Communauté de Communes du Pays d'Apt (C.C.P.A.) s'est agrandie en 1996 avec l'adhésion de la commune de Rustrel, celle de Lagarde d'Apt en 1999, celles de Saint-Martin-de-Castillon et de Viens en 2003, celles de Gignac, Auribeau, Castellet et Sivergues en 2010, puis celle de Céreste en 2011.
La C.C.P.A. compte donc aujourd'hui 15 communes adhérentes, représentant une population de 23 128 habitants.

voir Pays d'Apt (2)
Apt (11 172 h)

At



De gueules, à une épée d'or posée en pal dans son fourreau de sable, bouclée d'or, la bouterolle de même
devise : Felicibus Apta triumphis (la ville apte à d'heureux triomphes)

L'épée fait référence à celle qui fut donnée à la ville en signe de loyauté par Jules César.

L'écu est surmonté par une aigle bicéphale éployée de sable, tenant en ses serres deux branches de sinople, de chêne à destre et de roseau à senestre, passées en sautoir et liées d'un ruban de gueules ; il est timbré d'une couronne murale à quatre tours d'or maçonnées et ouvertes de sable 
Une colonie romaine est fondée vers 50 av. J.-C. par Jules César sous le nom de Colonia Apta Julia. Sous l'occupation romaine, Apta Julia devient l'une des villes les plus importantes de la Province Narbonaise avec environ 10 000 habitants, grâce notamment à son emplacement stratégique le long de la via dominitia.
Apt devient un évéché au IIIe siècle.[3] et le restera jusqu'à sa suppression par le Concordat de 1801.
La ville se dote de fortifications dès le Haut Moyen Âge. Du Xe au XIIe siècle, co-seigneurie des évêques et des seigneurs d'Agoult-Simiane, puis administration consulaire à partir du XIIIe siècle.
En 1365, les syndics aptésiens offrent des fruits confits d’Apt au Pape Urbain V.
Fin XVIe, la ville est ravagée par une inondation du Calavon et deux épidémies de peste.
En 1660, la reine Anne d'Autriche vient à Apt rendre ses vœux à Sainte Anne.
Au XVIIIe siècle, la faïence d'Apt est à son apogée.
1720, nouvelle épidémie de peste.
Apt a pris le parti de la Révolution française en 1789.
Gargas (2 928 h)

http://www.ville-gargas.fr/



D'or semé de tours et de fleurs de lis d'azur, chargé d'un macle de gypse en fer de lance de gueules.
Blason moderne (adoptée en 1981).
Champ de la famille de Simiane. Un macle est une association orientée de deux ou plusieurs cristaux identiques
Cité au 10ème : "Gargatium".
Fief des d'Agoult, puis des Simiane et, à la Révolution, du prince de Condé.
Place forte qui fut le théâtre de nombreux ravages au cours des guerres de Religion : en 1597, le village et son château détruits, les habitants s'enfuirent.
Le village se reconstitua peu à peu dans la plaine où l'habitat est composé d'un ensemble de hameaux.
Saint Saturnin lès Apt
(2 341 h)
Sant Savournin d'At
http://www.saintsaturninlesapt.fr/

 de gueules à une vache d'or, arrêtée et montrant les deux yeux, accompagnée en chef d'une étoile du même et en pointe d'un croissant d'argent.

Antérieures à 1682, elles figurent à l’Armorial général livre Provence I page 349.

Saint Saturnin, premier évêque et martyr de Toulouse subit le martyre de manière originale aux environ de 250. Premier pasteur de la petite communauté chrétienne organisée à Toulouse dans les années de calme qui précédèrent le règne de Dèce, il fut massacré par une foule exaspérée de son refus de faire allégeance au culte impérial officiel. Attaché à la queue du taureau préparé pour être la victime du sacrifice prescrit par l'édit impérial, Saturnin devient lui-même victime de la persécution romaine et, ce qui explique peut-être sa popularité dans toute la Gaule, un des premiers et rares évêques martyrs en Gaule. Le provençal le transforma en Saornin, Savornin. Il n’est pas impossible que l’église primitive, en christianisant le culte de Saturne, divinité romaine des récoltes et des saisons, ait adopté Saturnin.

Avant : Sanct Savournin, en latin Sanctus Saturninus
Au XV° : San Savornin d’At
En 1607 : Saint Savournn
En 1770 : Saint Saturnin
1793-1794 : Mont Saturnin
1794: St-Saturnin-d’Apt 
1987: St-Saturnin-lès-Apt

Fief des d'Agoult en 1190.
Seigneurie partagée au 14ème : la section ouest était fief du Comtat, la section provençale relevait du comté de Sault.
Fief des Puyloubier en 1302, de Guillaume du Luc en 1406, des Vins au 17ème, des Monclar en 1739.
Jadis, exploitation des marnières de Perréal (engrais).

De Bresc dans son Armorial des communes de Provence de 1866 indique une croix d'argent à la place d'un croissant.

C'est cette version qui est représentée actuellement.
Saignon (994 h)
http://www.saignon.fr/


De gueules à trois châteaux d’or à deux tours et un donjon ouverts et portillés de sable, posés sur trois rochers de sable aux failles d’argent.

(créé en 1972 par M. Albert Blin).

L’écu est soutenu par deux branches de chênes posées en sautoir et timbré d’une couronne d’or à trois tours.

Les trois chateaux sont: au nord : le rocher majeur (rocher de Belle-Vue), au centre : le château Méjean et  au sud : le château de Grigière.
Le nom du village vient du latin signum qui signifie « le signe ». L'énorme rocher à la pointe du village, et qui surplombe la ville d'Apt, servait en effet de lieu de signalisation par les feux qui y étaient allumés pour communiquer de loin en loin entre populations gauloises avant l'invasion romaine.
Co-seigneurie des Simiane et des évêques d'Apt qui cédèrent successivement leurs droits sur Saignon au comte de Provence.
Consulat très tôt qui se maintint sous une forme ou sous une autre jusqu'au 18ème.
Sous François Ier,  le village fut racheté par ses habitants après la vente de la seigneurie.
Pendant les guerres de Religion, les protestants s'emparèrent du château après plusieurs tentatives.
Saignon fut de tous temps une place forte importante, qui commandait l'accès au pays d'Apt.
Villars (686 h)

de sinople à une masse de billard d’argent, emmanchée de gueules et mise en pal.
Les armes ont été enregistrées à l'Armorial Général en 1698.
Le créateur joue sur les mots : villars et billard.
Site de plusieurs villas romaines sur le territoire qui seraient à l'origine étymologique du vocable ; cité au 12ème "Villarium".
Fief des d'Agoult jusqu'au 14ème, puis des Astorg de Peyre ; érigé en marquisat et en duché (1627) en faveur de Georges de Brancas, transformé en duché-pairie pour Louis-Antoine de Brancas (1716).
Porta le nom de Villars-Brancas.
Durant la dernière guerre, Villars fut un bastion de la Résistance (fusillade de partisans en juillet 1944).

Le dessin de la queue de billard s'est modernisé sur la représentation actuelle.
Caseneuve (355 h)
Cazonovo
http://pagesperso-orange.fr/senegaulois/


d'or à un chef d'azur chargé d'une maison neuve d'argent (Armorial Général 
Cité en 978 "Casanova".

représentation actuelle
Achard indique: de gueules à trois tours d'argent surmontées d'une couronne émaillée d'or
Rustrel (614 h)
Rustréou
http://mairie.rustrel.net/
http://depenne.club.fr/texte/rustrel.html


d'azur à un rustre d'or
Armes parlantes: un rustre pour Rustrel
Territoire occupé dès le néolithique, puis par les Romains.
Mentionné au XIIe siècle sous le nom de "Rograstrel" puis, en 1274, "Ruastrello".
Seigneurie des Simiane, des Eyroux, puis de la ville d'Apt qui l'a vendu en co-propriété.
De 1570 à 1575, durant les guerres de religion, le village est occupé par les protestants.
Industrie de l'ocre.
Achard indique un lion rampant avec le mot RUSTREL.
Lagarde d'Apt (26 h)
La Gardio


D'azur à la croix d'argent, coupé d'or au lévrier de sinople.
Autre jeu de mot: un chien garde
La couleur rose du blason présent dans le village est surement due à la décoloration de la teinte par l'effet du soleil.
Cité pour la première fois au XIIIe siècle : Garda. Son premier seigneur connu appartient à la famille de Simiane.
A la suite d'une alliance, les terres entrent dans le domaine du comté de Sault.
Le 16 novembre 1626, Charles II de Créquy, duc de Lesdiguières, maréchal de France, devient co-seigneur du lieu.
Lieu de Résistance durant la Seconde Guerre mondiale.
1953: Lagarde devient Lagarde d'Apt.
1966: Construction sur la commune d'une partie des installations du site stratégique militaire du plateau d'Albion
La richesse principale de la commune vient de la culture de la lavande (pour environ 80 hectares). Il s'agit de la variété Lavandula angustifolia plus communément appelée "lavande vraie" ou encore "lavande fine". La seule commune de Lagarde d’Apt concentre 20% de la production française de lavande fine.
Viens (491 h)
http://www.viensvillage.com/


de gueules à deux dauphins affrontés et couronnés, tenant dans leur gueule une grappe de raisin suspendue, et accompagnée en pointe d'un croissant, le tout d'or.
La grappe de raisin évoque le vin, jeu de mot avec Viens
Viens est cité en 1005 sous le nom de "Vegnis" puis en 1225 sous son vocable actuel.
Le village fut le fief des d'Agoult, puis successivement des Simiane (ancienne baronnie de Grange de Simiane), Sabran-Forcalquier, Villemus, Glandevès et enfin des d'Agoult-Montauban.
Saint Martin de Castillon (563 h)

D’azur à un saint Martin à cheval donnant l’aumône à un pauvre.

Présence romaine, autel à Minerve. Passage de la Via Domitia.
Cité en 835 sous le nom de "Abbatia S.Martini".
Fief des évêques d'Apt, des Pontevès, puis des barons du Piguet (de 1724 à la Révolution).
Luberon-la-Montagne sous la Révolution.

Les illustrations sont des photographies de l'auteur, proviennent de l'Armorial Général ou des sites indiqués sur la page.