Pays d'Apt (2)

http://www.cc-paysapt.fr/
Initialement formée par les communes d'Apt, Caseneuve, Gargas, Saignon, Saint-Saturnin-lès-Apt et Villars, la Communauté de Communes du Pays d'Apt (C.C.P.A.) s'est agrandie en 1996 avec l'adhésion de la commune de Rustrel, celle de Lagarde d'Apt en 1999, celles de Saint-Martin-de-Castillon et de Viens en 2003, celles de Gignac, Auribeau, Castellet et Sivergues en 2010, puis celle de Céreste en 2011.
La C.C.P.A. compte donc aujourd'hui 15 communes adhérentes, représentant une population de 23 128 habitants.

voir Pays d'Apt (1)
Gignac (66 h)

D'argent au chef d'azur chargé d'une rose d'or.
(Armorial Général 1697 Provence I p 799)
La commune est citée au XIe siècle sous le nom de Gigniacum.
Elle devient au XIIIe siècle la seigneurie des Agoult, qui, après être passée en de nombreuses mains, a échu aux Thomas, du XVIIe siècle à la Révolution  française.
Auribeau (70 h)

http://www.auribeau.com/


 
D'or à une oreille d'homme de gueules
jeu de mot avec auris bella: belle oreille
(Armorial Général 1697 Provence II p 811)
Auribeau (de Auribello, 1008) : aureum = or et bail = altération de val, soit la «vallée de l’or»
Entre la fin du XIIIe siècle et le début du XIVe, la seigneurie appartenait aux Simiane. Le premier seigneur connu portait le nom de Bertrand-Rambaud, il était le fils de Bertrand-Rambaud de Simiane, seigneur de Saignon aux alentours de 1242. Ses trois filles Rambaude, Rousse et Mabille héritèrent de ses fiefs mais vendront leurs droits en 1313 puis en 1319 au comte de Provence Robert d’Anjou, roi de Naples.

Sa petite-fille, la Reine Jeanne, en 1354, céda ce fief à Bertrand de Meissenier, évêque d’Apt, ses successeurs l’inféoderont ensuite à différentes familles nobles les Roti (XVe), les Brandis et les Bot-Cardenas (XVIe) et les Ferrier (XVIIe).

1530: fondation du village actuel.
Castellet
(105 h)



 D'azur à un pal d'argent chargé de trois tours de gueules, l'une sur l'autre et accosté de quatre pattes de lion d'or, mouvantes des flancs de l'écu, deux de chaque côté, l'une sur l'autre.

(Armorial Général 1697 Provence I p 1091)

Ce sont les armes des Brancas.

Au début du Moyen-Âge, ce fut un fief de la famille des Bot, apparentées à celle de dom Maïeul, le quatrième abbé de Cluny. C’est elle qui fit édifier le castellum (de Castelleto, 1158) qui donna son nom au village.
Résultat, au XVe siècle, le village, qui dépendait de la viguerie d’Apt, va rester désert pendant près de quatre vingt dix ans. Sa seigneurie étant passée aux Forcalquier, Jacques, qui en hérite en 1478, passe un acte d’habitation pour repeupler le lieu avec des chefs de famille descendus d’Auvergne. En contrepartie, il exige de recevoir annuellement le huitième des grains et des raisins récoltés. Le village, par une clause testamentaire de son neveu Gaucher de Forcalquier, évêque de Gap, passe aux Castellane puis aux Brancas, en 1491.
C’est pour les Brancas que Louis XIV, en 1674, érige ce fief en baronnie. Elle est vendue, en 1753, par Louis II de Brancas à Jean d’Ailhaud, le fortuné docteur de Lourmarin.
C’est de cette période que datent, dans l’église paroissiale, les statues des saintes recouvertes de leurs coiffes provençales d’époque. Une particularité qui a pu inspirer Les Étoiles, un des contes d’Alphonse Daudet qu’il a situé à Castellet.
S'appelait le Casrellet lès Léberon
Sivergues (44 h)
http://sivergues.free.fr/


D'or à la croix de huit pointes pommetée de sable, chargée d'une colombe fondante d'argent, accompagnée en chef d'une fleur de lys accostée de deux tours, le tout d'azur.
L'origine de la localité semble être datée du Ve  siècle, lorsque la femme de saint Castor et six compagnes y auraient fondé un couvent. Certains d'ailleurs attribue le nom de la commune à ses six vierges. cité en 1067 : "Sex Virgae" et vers 1200 : "Siuergia".
Au XIIe siècle, Sivergues appartient aux comtes de Forcalquier.
Au XIIIe siècle, édification de l'église primitive Saint Trophime.
1481, suite à la mort du roi René, le comté de Provence dont Sivergues fait partie est incorporé au royaume de France sous l'appellation de « province royale française ».
En 1501, le seigneur fait venir des Vaudois (entre 7 et 8 familles selon les sources) pour s'occuper des terres.
En 1545, Sivergues comme de nombreux autres villages Vaudois, est fortement touché par la répression conduite par Jean Maynier baron d’Oppède.
Céreste (1 045 h)

Céresto

http://www.cereste.fr/

d'or à la croix vidée, cléchée et pommetée de gueules.

La croix provient des armes des Forcalquier avec inversion des couleurs. Pour l'histoire de cette croix voir croix occitane.

Ancienne cité romaine de Catuiaca, Cesaris Statio, puis "Ceresta" cité au 13ème.

Ancien prieuré de Montmajour à Carluc (11ème).

Ancienne baronnie, érigée en marquisat en 1752 ; seigneurie des Forcalquier, puis des Brancas.

Actuellement, la route nationale 100 traverse le village.

Drapeau devant l'office de tourisme de Céreste.

Les illustrations sont des photographies de l'auteur, proviennent de l'Armorial Général ou des sites indiqués sur la page.