Agglopôle Provence:

District de l'étang de Berre

Le district de l' "Etang de Berre" comportait 6 communes.

Il avait été créé le 01/07/1991 et disparut le 24/12/2001 pour intégrer la communauté d'agglomération "Berre Salon Durance"qui a pris pour nom le 27/06/2002 : "Agglopôle Provence".

La communauté a 123 918 habitants.

Sur Agglopôle Provence voir aussi Salon et Durance.

http://www.agglopole-provence.org/

Berre l'étang (13 503 h)

Berro

www.berre-l-etang.fr

de gueules à un lion d'or, tenant de sa patte dextre une fleur de lys du même; et un chef, parti au 1er, d'azur, semé de fleurs de lys d'or, brisé d'un lambel de gueules, et au 2ème, d'azur, semé de fleurs de lys d'or, brisé d'une bordure de gueules.

Ces armoiries furent composées par d'Hozier, du cabinet des sceaux du roi, sur ordre de Louis XIV.

"Berra" cité au 11ème.

La seigneurie appartenait à la famille des Baux aux 12ème/13ème dont l'un des membres accorda l'établissement de foires et marchés en 1291; érigée en baronnie au 15ème en faveur de Charles du Maine, elle passa au 17ème au duc de Beaufort auquel succéda le duc de Villars en 1715, et demeura dans les mains des Galliffet de 1770 à la Révolution.

Lors des guerres de Religion, la ville fut assiégée par le duc de Savoie.

L'oppidum de Constantine est une des plus belle ville fortifiées celte de Provence.

Auparavent, la ville avait reçu de Marie de Blois en 1396 et confirmé par son fils Louis II en 1399, les armoiries suivantes:

de gueules à un lion d'argent, la queue fourchue, armé, lampassé et couronné d'or, portant sur son épaule une moucheture d'hermine de sable; et au chef, parti au 1er, d'azur, semé de fleurs de lys d'or, brisé d'un lambel de gueules, et au 2ème, d'azur, semé de fleurs de lys d'or, brisé d'une bordure de gueules.

Devant la mairie flottent les 2 drapeaux représentant Berre:

le moderne avec le logo sur un fond tranché rouge et blanc,

l'ancien avec le blason de 1396 sur un drapeau provençal

La Fare les Oliviers (6 414 h)

Lafaro

http://www.provenceweb.fr/f/bouches/

d'azur à une main dextre de carnation tenant un flambeau d'or, allumé de gueules.

Armoirie contenant un jeu de mot entre La Fare et "le phare".

Occupation romaine.

Castrum mentionné en 1170. Le mot Fara existe sur les actes depuis 1154.

Les Fara, premiers seigneurs du nom, étaient d'origine catalane.

Seigneurie des Baux au 14ème, acquise par les Forbin de 1503 à 1721, lesquels la vendirent aux Roux de Bonneval qui la conservèrent jusqu'à la Révolution et pour qui elle fut érigée en marquisat en 1768.

Ajouta "les Oliviers" à son nom en 1919.

Lançon de Provence (6 786 h)

Lançoun

http://www.lancon-provence.fr/

d'azur à une étoile à 16 rais d'or.

Armoirie de la famille des Baux, premiers seigneurs de Lançon.

En 814, sécrivait In Lancione ou Allianssone.

Ajouta "Provence" à son nom en 1919, mais le nom de Lançon-Provence ayant du mal à être utilisé, le conseil municipal décida le 30 mars 1999 d'appeler la commune Lançon de Provence.

C'est à Lançon qui fut trouvée en 1991 la gousse d'ail réputée la plus vieille du monde, datée du deuxième quart du Ve siècle avant notre ère. Il semblerait qu'il s'agisse d'un ail domestique.

L'attraction la plus célèbre de Lançon-de-Provence est évidemment sa célèbre barrière de péage, située quelques kilomètres au nord de la Croix de Coudoux, où l'A7 filant vers Marseille se sépare de l'A8 filant vers Aix et Nice.

Rognac (11 719 h)

Rougnac

http://www.mairie-rognac.fr/

 

De Bresc indique un fond sable (noir) dans le texte mais propose un gueules dans le dessin.

Au XI ème siècle, Rodinag, puis s'appela Rougnac.

Seigneurie des Baux jusqu'en 1373 (confisquée), passée aux Pontevès, puis aux Luxembourg au 16ème, à Jean d'Arbaud au début 17ème à qui ses descendants, les Thomassin-Baillane, succédèrent.

Eglise dès le 13ème, mais érection en paroisse seulement au 17ème. Charte de libertés en 1394.

de sable semé de faux d'or

Les armes sont celles de la famille de Thomassin, seigneurs de Rognac.

St Chamas (6 661 h)

Sanch Amàs

http://jeanmichel.vacherot.free.fr/index.htm

d'azur à un saint à demi corps d'or chapé, crossé et mitré du même; chargé de l'inscription S. CHAMAS en caractères de sable surmontée d'une croix pattée du même.

Le blason du village représentant St Amans est celui déclaré à l'armorial de 1700.

En 969, le lieu s'écrivait Sanctus Amantius. Amantius, moine originaire de Seravon (06) vécut en ermite dans la grotte de St Chamas. Il devint évêque de Nice en 381.

La seigneurie du village était partagée entre l'archevêque d'Arles et la famille de Lavison, nobles écossais (Lawson).

S'appella Port Chamas à la révolution.



De gueules au pont Favien d'or posé sur un plan d'eau d'azur mouvant de la pointe et chargées de deux poissons affrontés d'argent.

Le blason actuel fut changé au début du XX ème siècle par le maire de l'époque, Marius Sarnègue, franc-maçon et anticlérical.

Il représente le pont Flavien, pont romain bi-millénaire, sur fond rouge, l'étang, avec les poissons, sur fond bleu, symbolisant la pêche.

Velaux (7 686 h)

Velaur

http://velaux.net/

d'or à une vache de gueules sur une montagne de sinople.

La commune de Velaux n'est pas à proprement parler un vert pâturage parcouru de troupeaux de bovins. On est ici loin de la Normandie et de ses vaches.

Il ne vous surprendra donc pas d'apprendre que les habitants du village n'y sont pour rien, car leurs anciennes armoiries représentaient un petit vallon au pied d'une colline surmontée d'un arbre, ce qui était particulièrement bucolique.

Mais les gens de Velaux négligèrent de déposer officiellement leur blason communal en 1696 !

Donc, soit négligence, soit habileté avec l'espoir d'échapper à l'impôt sur les armoiries, les édiles ne bougèrent pas mais se virent imposer un blason imaginaire créé par les services de Louis XIV.

Ce blason comportait une colline, sur laquelle était juchée une vache rouge, avec des mamelles bien gonflées et une queue en l'air.

Et c'est là qu'on peut se demander où les héraldistes allèrent chercher ce bovidé anachronique !

Il semble qu' ils voulurent faire un jeu de mot, comme un rébus, pour évoquer le nom du village. Manifestement, la vache aux mamelles gonflées et la queue en l'air annonce qu'elle doit vêler, c'est-à-dire mettre bas un petit veau... Dans vêler, il y a déjà la première syllabe de Velaux... Et pour la seconde, le " o ", ils ont juché la vache sur la colline, pour qu'elle vêle haut !

Ancienne Vellauris.1000 av. JC. Les grecs établirent sur la rive Ouest de l' Étang de Berre un comptoir commercial, et les populations locales se rassemblaient autour de Roquepertuse, où ils nous léguèrent un sanctuaire celto-ligure.

124 av.JC. L' arrivée des romains fit connaître un grand essor : aqueducs, villas, fours à potiers. avec une forte densité de population.L' installation du village en hauteur date de l' époque.

XV ème siècle, le village appartenant à la famille de Rousset, connu la peste, famine et régression économique et une grande partie du territoire fut laissée en friche

XVI ème siècle. Nouvel essor à partir de 1514,où le seigneur Esperit de Rousset agit avec un repeuplement de nouveaux habitants, dont sont issue les ancêtres de Velauxiens d' aujourd'hui, arrivant essentiellement des Hautes Alpes

XX ème siècle. En 1911 le village, comptait 689 habitants, il prendra un véritable essor après la deuxième guerre mondiale, avec l' arrivée des industries avoisinantes, à partir de 1971 l' évolution s' amplifiera.

On trouve aussi ce blason sur une plaque de commémoration dans le village.

Les illustrations proviennent de Armorial de Bouches du Rhone, des sites indiqués sur la page ou de photographies de l'auteur.