Alpes d'Azur
Cians Var

Créée en 1999 par Charles Ginésy, maire de Péone, la communauté de communes de Cians Var fut la première communauté de communes créée dans le département des Alpes-Maritimes.

Le nouveau schéma départemental de coopération intercommunale, mis en place le 1er janvier 2014, aboutit à la disparition de la communauté de communes de Cians Var. Celle-ci est regroupée au sein d'une structure intercommunale plus étendue : la communauté de communes des Alpes d'Azur.

Guillaumes (690 h)


L'Office de Tourisme s'est doté d'une identité visuelle, dont le thème principal est une évocation du site par la couleur et par les parois rocheuses verticales.
Un profil de femme, 3 destinées :
    La testa de Frema, à l'entrée des Gorges, qui dirige son profil vers l'aventure, comme une invitation,
    La reine Jeanne, avec sa couronne à trois cornes, ses ponts et ses châteaux imprenables,
    La Mariée est la troisième, tragique et sublime, qui gagna une virginité éternelle en basculant par dessus le pont auquel elle donna son nom.

http://www.pays-de-guillaumes.com/

http://www.pays-de-guillaumes.fr/
  

Parti  d’azur à la lettre G capitale d’argent surmontée d’une fleur de lys d’or, et d’or aux trois pals de gueules.

    Dans les armoiries les couleurs de la Reine Jeanne (Rouge et Or). La reine a accordé aux guillaumois le privilège de porter ses couleurs.
    La fleur de lys rappelle la ville royale de Guillaumes en provence et l'attachement aux comtes de Provence et aux Rois de France.
    Le G de Guillaumes évoque l'indépendance, la fierté et la soif de liberté de Guillaumes.
Le blason fut enregistré dans l'Armorial Général de 1696.

La devise est: "Les cinq doigts de la main ne sont pas tous pareils" est une allusion aux cinq villages de la commune dont les armoiries dûes à Bettremieux et Ciaudo suivent:
Le castrum de Guillelme est mentionné pour la première fois dans un texte de la première moitié du XIIIe siècle. Il figure dans une liste des habitats relevant du comte de Provence, établie par l'administration comtale entre 1232 et 12343.

Le château a été fondé par le comte de Provence Raymond Béranger V durant la première moitié du XIIIe siècle, probablement entre 1233 et 1235. L'agglomération a été fondée à sa suite vers 1235-1240, en tant que ville neuve et à son emplacement actuel.

Falconis Roche, Baile-clavaire de Villeneuve (1340) et de Vence (1341), damoiseau, originaire de Guillaumes, fut le fils du seigneur de Guillaumes Faraud Roche.

Au XIVe siècle, en reconnaissance de leur fidélité, la maison d'Anjou accorde aux habitants des faveurs et privilèges, dont le pouvoir de s'administrer librement par des consuls élus, organiser des marchés et des foires, exemption du fouage, de la taille, de la dîme. La reine Jeanne l'autorise même à porter ses couleurs dans ses armoiries et lui accorde l’assurance de ne jamais être aliéné du domaine comtal. La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. La mort de celui-ci facilite les ralliements, dont celui de la communauté de Guillaumes, à son jeune fils, Louis II d'Anjou, en 13855. En 1390, Guillaumes est désigné par Marie de Blois, comtesse de Guise, comme chef lieu de viguerie.

À la fin du Moyen Âge, Guillaumes est un petit centre commercial et accueille une foire qui se maintient jusqu’à la fin de l’Ancien Régime.

À la fin du XVe siècle, le comte de Provence René Ier d'Anjou, Roi de Naples, ajoute au château le donjon circulaire, symbole de son pouvoir. En 1481, du fait du rattachement de la Provence à la France, conformément au testament de Charles du Maine, Guillaumes devient enclave française dans les États sardes et dès lors son importance militaire ne fait que se confirmer au fil des siècles.

François Ier lui accorde le titre de ville royale.

Bourg très isolé aux confins du royaume, Guillaumes est mieux relié au reste de la France à partir de 1674, lorsque l’évêque d’Entrevaux Ithier instaure un service postal bimensuel avec Aix, par mulets, qui dessert également Annot et Guillaumes.

Le 22 août 1682 le village est détruit partiellement par un incendie.

D'or aux trois pals de gueules mantelé d'azur à la croisette du premier.
Le mantelé rappelle la situation escarpée du lieu et la croisette l'étymologie du lieu.

Palé d'or et de gueules aux huits pièces; au chef d'argent chargée d'une rose d'azur boutonnée du premier accostée de deux aiglettes du second.
L'étymologie du lieu, murs, est rendu par le palé, palissade. Les aiglettes évoquent la position en nid d'aigle du lieu et la rose est le symbole de la Vierge du Rosaire, dévotion des habitants.

D'or aux trois pals de gueules; au chef d'argent chargé d'un bourdon du deuxième acosté de deux sapins de sable.
L'étymologie du lieu, bois noirs, est rendu par les sapins. Le bourdon est le symbole de St Roch, patron du village.

Tiercé en fasce:
au 1er, d'azur à l'agneau pascal d'argent,
au 2eme, d'argent aux trois croisettes de gueules,
au 3eme, d'or aux trois pals de gueules.
Le tiercé fait penser aux trois hameaux qui composent le village. Le saint patron est St Jean Baptiste représenté par l'agneau pascal, les trois croisettes symbolisent les trois églises du village et les pals , l'appartenance à Guillaumes.

D'azur à l'ane d'argent, chaussé d'or aux trois pals de gueules.
L'ane est la monture de Jésus pour son entrée dans Jérusalem  célébrée par la  Saint Sauveur, fête patronale. La chaussée évoque la situation du lieu  au pied de St Honorat.

D'or aux trois pals de gueules, à la champagne de sinople chargée d'une église d'argent.
La champagne est une évocation de l'étymologie du lieu. L'église rappelle que l'église du village fut construite entre les deux hameaux.
Péone (961 h)

http://www.valberg.com/


D’azur à la barre de sable chargé de l’inscription PEONE en lettre capitales d’argent, accompagnée en chef d’une montagne de deux coupeaux mouvant du bord supérieur de la bare, celui de senestre plus élevé et sommé d’une croisette et en pointe d’une tête de chamois arrachée le tout d’argent.
La tradition voudrait que le comte Raimond Bérenger IV de Provence ait repeuplé au XIIIe siècle le village avec des familles d'origines catalanes, tradition à l'origine du surnom de « Catalans » donné autrefois aux habitants de Péone.

Une autre version voudrait que ce soient des ouvriers de passage dans ces lieux après avoir travaillé à la construction de Barcelonnette, qui auraient fondé là, vers 1240, un village qu'ils nommèrent d'après la ville natale de leur chef, Péona en Catalogne.

Malgré cette tradition permettant d'expliquer ce curieux nom de berger espagnol, le nom de Péone dérive plus vraisemblablement de Pédona (« hauteur rocheuse »), nom plus en rapport avec la topologie des lieux3.

Sous l'autorité de la Maison de Savoie de la dédition de 1388 au plébiscite de 1860 excepté la période 1792 à 1814.

Durant la guerre de Trente ans (1618-1648), les milices locales du capitaine Boniface de Sauze, cernées par les Français, capitulèrent à Péone
       
Taillé: au 1er d’azur à la montagne de trois pics d’argent, celui de dextre sommé d’une croix latine de sable, au 2e à la chimère d’or à la tête et au membres antérieurs de lion, au corps de dragon, posée en barre, la tête en bas, la queue posée en fasce brochant en chef. 
Station de sport d'hiver essentiellement sur la commune de Péone.
L'animal représenté pourrait être un dragon: "La présence du dragon sur le blason de Valberg et repris sur le cadran solaire Notre Dame des­ Neiges, est là pour de rappeler que la sta­tion est placée sous la protection de Saint Bernard de Menthon."
Beuil (496 h)

Buelh

http://www.beuil.fr/

http://www.beuil.com/histoire.htm


De gueule à l’étoile de seize rais d'or.
Boglio est la forme italienne officielle avant 1860.

En langue alpine ou gavote beuilloise (synonyme vivaroalpin), on dit Buelh (prononcer Buèlie) et los bulhencs (prononcer lous buliencs) pour les habitants.

À Nice, en langue niçoise (Georges Castellana), on dit Buèi et lu Buienc pour les habitants. En Provence, en langue provençale (Frédéric Mistral) on dit Bueih, et li buihen.

 Ainsi, en 1315, Beuil se révolte contre son puissant seigneur Guillaume Rostaing et le tue. La main de sa fille unique ira à Andaron Grimaldi, un patricien génois de la maison des Grimaldi. La famille, alliée du pape et des Angevins, est influente auprès du comte de Savoie et du roi de France.

Pendant deux siècles, les Grimaldi savent naviguer entre ces protecteurs, puissants mais parfois encombrants. Les Grimaldi de Bueil régneront sur l'un des plus grands fiefs de Provence et seront successivement seigneurs, barons et comtes.
 
Armoirie des Grimaldi de Beuil

D’or à l’étoile de seize rais de gueules.
Daluis (149 h)

http://www.daluis.fr/


De gueules au château donjonné de trois tours d’or.
La cité apparaît sous le nom de "Castrum de Adalueiso", puis de "Adalosio" au XIIIe siècle, puis Adaluys ou Addaluys, Adaluy (provençal).

La cité appartient à la branche de Daluis de la famille de Castellane-Villeneuve. Elle sera ensuite une dépendance des Templiers et, après leur condamnation, aux Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. La cité appartiendra enfin aux Villeneuve-Beauregard.

En 1348, le 18 février, signature de l'acte d'habitation de Daluis signé avec le seigneur de Barrême.

En 1388, après la mort de la reine Jeanne, à la différence des autres parties de l'est de la Provence qui rendront hommage au comte de Savoie, Daluis, comme Guillaumes, Entrevaux et Sausses se déclareront fidèles aux comtes de Provence de la maison d'Anjou. En 1481, comme le reste de la Provence, Louis XI étant héritier du dernier comte de Provence, Daluis a été intégré au royaume de France.

En 1760, un traité entre la France et le roi de Sardaigne rectifie la frontière et place Daluis et Guillaumes dans le comté de Nice.

Daluis faisait alors partie du diocèse d’Entrevaux, et de la viguerie de Guillaumes.

Le village tient son nom de son fondateur le centurion Romain Caïus Alliens Severus du pays des Vordenses. Il reconstruit le village sur la rive droite du Var, d’où le nom de la commune d’Alluis.

En 1343, il appartient à la branche de Daluis des Castellane-Thorame, puis passe ensuite des Templiers aux Hospitaliers (futur ordre de Malte), qui en conservent la moitié au XVIIIe s.

Le village reste provençale puis devient français en 1481. Mais le traité de 1760 en céde les 385 habitants à la Sardaigne. Les troupes révolutionnaires détruisent le château reconstruit au XIVe. Les ruines du château et l’église dédiée à St Celestin surplombent les maisons.
Sauze (100 h)



D’argent au saule pleureur arraché de sinople chargé d’un écusson fuselé d’argent et de gueules.
Après la conquête romaine (achevée en 14 av. J.-C.), Auguste organise les Alpes en provinces. Le territoire de l’actuelle commune de Sauze dépend de la province des Alpes-Maritimes et est rattaché à la civitas de Glanate (Glandèves). À la fin de l’Antiquité, le diocèse de Glandèves reprend les limites de cette civitas
Entraunes (126 h)

http://www.valdentraunes.fr/index.php?id=

    
De gueules au sautoir ondé d'argent chargé en cœur d'une étoile de huit raies du champ
En 1388, les communes de la vallée du Haut-Var - divisées quant à leur devenir - vont cependant passer majoritairement sous la domination de la Maison de Savoie, excepté les communes de Guillaumes et de Daluis qui restent dans le comté de Provence jusqu'en 1481.
Saint-Martin-d'Entraunes (93 h)
  
D’argent au noyer au naturel, le tronc chargé d’une croisettes haussée de gueules, sur une terrasse de sinople.
Après la conquête romaine (achevée en 14 av. J.-C.), Auguste organise les Alpes en provinces. Le territoire de l’actuelle commune de Saint-Martin dépend de la province des Alpes-Maritimes et est rattaché à la civitas de Glanate (Glandèves). À la fin de l’Antiquité, le diocèse de Glandèves reprend les limites de cette civitas1.

Après la mort de la reine Jeanne, le val d'Entraunes choisit de rendre hommage en 1388 au comte de Savoie et de ne plus reconnaître le comte de Provence de la maison d'Anjou comme suzerain légitime.

Au XIXe siècle, la commune connaît un certain essor grâce au tissage de la laine. La première fabrique est ouverte à la fin des années 1810 par François Ollivier dans son hameau natal des Clots, sur le modèle de celles du Haut-Verdon voisin

La mairie préferre utiliser un fond azur sur son courrier.
Villeneuve-d'Entraunes (79 h)

D’azur à la clef et la flèche passées en sautoir, au château brochant le tout d’or, surmonté d’une étoile de huit rais de gueules.

Autour de l’an 700 : naissance du « Castrum Abusiscum », petit village fortifié.

879 : Villeneuve d’Entraunes apparaît pour la première fois, comme un fief de la couronne provençale, le village s’accroche sur les collines du Claus et de Sainte-Marguerite. Villa nova ou nouvelle villa semble provenir de la renaissance, après destruction, d’une villa romaine (importante exploitation agricole avec aire de battage, moulin, forge, etc.) installée en ces lieux. Entraunes viendrait de Inter amnes, entre deux cours d’eau.

983 : expulsion des Sarrasins venus de la mer et installés dans les montagnes du pays niçois.

1137 : l’évêque de Glandèves installe les Chevaliers Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem à Villeneuve d’Entraunes, où ils possèdent quelques biens.
Châteauneuf-d'Entraunes (57 h)



D'argent au château d'azur posé sur un tertre de sinople mouvant de la pointe, sommé de deux écureuils affrontés de gueules tenant une ancre de marine du même
Annibal Grimaldi (1557-1621), comte de Beuil, a une forte volonté d'indépendance par rapport aux ducs de Savoie. Il va jouer un jeu dangereux de bascule d'alliances avec le roi de France et le roi d'Espagne. Convaincu de trahison, il est condamné à mort par le Sénat de Nice le 2 janvier 1621. Encerclé dans son château de Tourrette par une armée de 9 000 hommes, celui-ci est livré sans combat par les défenseurs. Le comte meurt étranglé par deux esclaves turcs « après avoir ouï une messe » le 9 janvier 1621.

Le village rachète alors sa liberté et le privilège sous la suzeraineté de la Couronne.

Les comtes de Beuil ne payant pas d'impôts, le duc de Savoie demanda en 1645 au village de les payer depuis 1388. Le village n'étant pas assez riche pour payer, il est alors vendu à l'abbé Collet-Papachno. Le village fit alors une transaction avec le vendeur.

Le village fut éprouvé pendant les guerres de la Ligue en 1597.

À la fin de 1792, ce sont près de 1 200 barbets qui occupent le Val d'Entraunes. Ils y font du brigandage.
Les illustrations sont des photographies de l'auteur ou proviennent des sites indiqués sur la page ou http://armorialdefrance.fr/