Vallée d'Azur ouest
http://www.ecpva.fr/index.php?page=ccva
La communauté de communes des vallées d'Azur est une structure intercommunale regroupant 16 communes des Alpes-Maritimes.
Elle a été créée le 18 décembre 2001.

voir Vallée d'Azur est

Puget-Théniers (1 818 h)

Lo Puget Tenier

http://www.puget-theniers.fr/
  

De gueules à la croix pattée d'argent
Qualifiée de Pugetum Tenearum en latin médiéval, la ville se voit alternativement appelée lo puget de tenias en dialecte local et poggetto en italien, avant de se fixer sous la forme actuelle Puget-Théniers.

Les deux éléments du nom désignent1 :

    l’un, une petite montagne, sous la forme d’un diminutif de puy : le puget ;
    l’autre, le fleuve Var : le cours moyen de celui-ci était en effet appelé Tinée, comme son affluent, au Moyen Âge.

La position stratégique sur le passage du Var place Puget-Théniers au milieu des affrontements armés entre le royaume de France et l’Empire. Elle lui bénéficie aussi, puisqu'une foire et un péage y étaient établis. La peste n'épargna pas ce bourg rural, qui perdit un tiers de sa population lors de la première vague de « mort noire » au milieu du XIVe siècle

Guillaume de Puget, viguier d'Avignon (1347-48), vice-sénéchal de Provence (1353), chevalier, fut coseigneur de Puget-Théniers, seigneur de Figanières, de Bargemon, Flayosc, etc. Il fut conseiller et chambellan4 de la reine Jeanne qu'il suivit de Provence à Naples. Il eut au moins deux fils, Guillaume et Honorat, coseigneurs de Figanières. Manuel de Puget (?-av.1384), viguier-capitaine de Nice (1374) puis viguier d'Arles (1374-1384), fut chevalier, coseigneur de Puget-Théniers et Figanières, seigneur de Bargemon ; il fut conseiller de la reine en 1350. Il fut assassiné avant le 1er août 1384 alors qu'il était viguier d'Arles, par Bertrand Sanneri d'Arles

La viguerie de Puget-Théniers était appelée viguerie des deux Tinées, et avait sous son autorité la vallée de la Tinée et le cours moyen du Var, lui aussi appelé Tinée à cet endroit. Elle fait partie du comté de Provence jusqu'à la dédition de 1388, par laquelle la rive gauche de la vallée se mit sous la protection du comte de Savoie. Puget-Théniers fut alors inféodé au puissant Jean Grimaldi, baron de Beuil et instigateur du transfert de suzeraineté. Cette branche de la Maison des Grimaldi perdit Puget-Théniers suite à l'une de ses nombreuses rébellions contre la Maison de Savoie.
Puget-Théniers, comme la plus grande part du comté de Nice, fut un foyer contre-révolutionnaire jusqu'à la Restauration, qui rétablit le roi de Sardaigne dans ses droits. Les nombreux changements de frontières à travers les âges ont profondément influencé Puget-Théniers et la vallée du Var, tant au plan de l'identité, qu'à celui de l'administration.

Le dernier en date, en 1860, fut mené par Napoléon III en compensation de son intervention dans la guerre d'indépendance de l'Italie. Il devait durablement rattacher Puget-Théniers à la France. En dépit d'une résistance initiale des autorités, la révolution industrielle et son chemin de fer pénétrèrent également la vallée. Trente ans plus tard, le « train des Pignes » apportait une nouvelle prospérité.

Puget-Théniers fut une sous-préfecture des Alpes-Maritimes de 1860 à 1926. C'était alors l'une des sous-préfectures les moins peuplées de France. Depuis, si son importance administrative a quelque peu diminué, Puget-Théniers reste un centre commercial assez actif.
La Penne (302 h)
La Pena

http://www.lapenne.fr/


D'argent mantelé de gueules, chargée de deux roses du premier.
La Penne en Val de Chanan est un petit village. Voir son histoire sur le site http://www.lapenne.fr/
Ascros (148 h)

Als Cròs

http://www.ascros.fr/




Écartelé : Au I et au IV : losangé d'argent et de gueules ; au II d'azur à l'étoile de six rais d'or ; au III : d'or à la fasce d'azur.
Le village est cité sous le nom de "Castrum de Crocis" en 1066. Le nom actuel, Ascros, est adopté en 1760. L'origine du nom est le mot en bas-latin "crosus" qui signifie "dépression".

Le village actuel situé à 1 145 mètres d’altitude dans un site défensif. En 1252, un seigneur d'Ascros ou de "Crocquio", Raibaud d'Ascros, s'empare de la seigneurie de Toudon avant d'en être chassé.

C'était un ancien fief des barons puis comtes de Beuil.

En 1508, Georges Grimaldi, seigneur de Beuil, et son cousin Jean Grimaldi, seigneur de Levens, s'entendent avec le roi de France Louis XII pour livrer Nice au roi en échange de quelques seigneuries peut-être par l'intermédiaire du gouverneur de Provence dont Georges est le gendre. Cet accord n'aboutit pas. Ils sont alors sommés de venir s'expliquer devant le gouverneur de Nice, sire de La Pallud. Georges refusa.
Le 5 janvier 1508, dans son château de Beuil, son barbier, Esprit Testoris, lui trancha la gorge, peut-être payé par le gouverneur de Nice. Le comté de Beuil revint alors à son frère cadet, Honoré, seigneur d'Ascros. Honoré Ier de Beuil, ami du duc de Savoie, fut nommé gouverneur de Nice et a assuré fidèlement la défense du comté.

En 1526, Jean-Baptiste Grimaldi, second fils d'Honoré Ier Grimaldi de Beuil (mort en 1537), seigneur d'Ascros, est accusé par Honoré, seigneur de Les Ferres et seigneur de Gilette, de comploter avec son frère aîné René Grimaldi, seigneur de Massoins, contre le duc de Savoie avec le roi de France. Pour se venger, les deux frères mettent le siège devant le château de Gilette où se trouve le seigneur de Les Ferres qui réussit à s'échapper. Le gouverneur de Nice ayant constaté les troubles le duc donna ordre de reprendre le château de Gilette, ce qui est fait après deux mois de siège. Les frères doivent s'enfuir. Leur père doit demander la clémence du duc pour ses deux fils et l'obtient par un acte du 6 décembre 1529 après la paix des Dames. Pendant ce temps, le seigneur de Les Ferres se venge en attaquant Rigaud, en 1528. René revenu dans le comté est égorgé dans son sommeil par un de ses valets payé par des opposants. Jean-Baptiste intrigua alors avec la France et se décide à faire la guerre au duc de Savoie.
En août 1543 on le voit parcourir le comté de Nice pour soulever la population contre le duc et semant la terreur, pillant et incendiant les villages qui ne reconnaissent pas le roi de France entre le 11 et le 16 août. Jean-Baptiste Grimaldi de Beuil a été tué en 1544 à la bataille de Cérisoles en combattant pour le roi de France.

Après la révolte d'Annibal Grimaldi qui va amener sa condamnation et son exécution en 1621, le château fut rasé par ordre du duc de Savoie Charles-Emmanuel Ier de Savoie. Le fief d'Ascros est donné à un Galléan, puis il passe à la famille Caissoti seigneur de Roubion qui possède aussi la seigneurie de Toudon.
Puget-Rostang (106 h)

Lo Puget Rostanh


D’or au mont de sable mouvant de la pointe surmonté d’une étoile de seize rais de gueules.
Jusqu’en 1100, le territoire de Puget-Rostang aurait couvert les communes actuelles de Puget-Rostang, Rigaud et Auvare. Son château est alors situé sur le mont Cimaillon ; sa paroisse est la vieille église Saint-Julien. Un premier partage de ce fief a lieu au début du XIIe siècle. Il a pour origine la création de la seigneurie de Rigaud.

Au XIIIe siècle, les Glandèves, l'une des grandes familles du Haut pays, refusent de se soumettre à l’autorité des comtes de Provence. Ces affrontements entraînent la construction ou le déplacement de nombreux châteaux par des familles du Haut pays pour occuper le terrain et par le comte ou ses alliés pour tenter de s’implanter. C’est dans ce contexte qu’il faut situer le déplacement du château de Puget-Rostang sur l'actuel site du village.

Le village s’est probablement organisé à cette période autour de son donjon. Dès le XIVe siècle, les habitants passent une convention avec leur seigneur, Pons de Daluis, au sujet des droits seigneuriaux. En 1402, ces mêmes droits font l’objet de transactions entre la population et Elzéar de Daluis. Les habitants sont organisés en « Universitas », communauté dotée d’une personnalité morale, et ont le droit d’avoir des représentants permanents, appelés « syndics ». En 1528, ils passent une nouvelle convention avec leur seigneur Georges de Castellane. La communauté est dirigée par deux consuls, et le conseil se réunit dans la maison commune dite du Saint-Esprit. En 1681, le fief de Puget-Rostang passe à la famille Boéri, puis au Champoussin en 1786. À la Révolution, des soldats « galeux » sont logés dans le donjon. Les troupes circulaient en effet régulièrement dans la vallée du Var. L’exode rural s’accélère de la fin du XIXe siècle, aux années 1960. En 1966 est fondée l’Association des Amis de la Roudoule qui avait pour vocation le développement de la vallée. Elle donne naissance à l’écomusée du pays de la Roudoule qui siège au village depuis 1986
Rigaud (210 h)



D’azur à la fasce ondée d’argent chargée d’une étoile de huit rais de gueules et accompagnée de deux tours d’or.
Pons de Rigaud (Poncius de Rigaut), frère Templier qui possédait le château de Rigaud à partir de 1079, fut commandeur de plusieurs maisons du Temple en Provence, maître de province d'Aragon, de Provence et des Pouilles et maître "en deçà des mers" de l'ordre du Temple.

Pons de Rigaudo , noble, fut seigneur de Rigaud. Il aurait été également juge de la baronnie de Beuil, en 1324 et de Sospel, en 1330
Auvare (55 h)

Auvara


De gueules au chef d'or.
Après la conquête romaine (achevée en 14 av. J.-C.), Auguste organise les Alpes en provinces. Le territoire de l’actuelle commune d’Auvare dépend de la province des Alpes-Maritimes et est rattaché à la civitas de Glanate (Glandèves). À la fin de l’Antiquité, le diocèse de Glandèves reprend les limites de cette civitas.

La vallée de la Roudoule est conquise par les armées révolutionnaires françaises en octobre 1792. La région est annexée par décret le 31 janvier de l'année suivante, confirmé par le traité de Paris (1796). La Révolution est semble-t-il bien accueillie, puisqu'un arbre de la liberté est planté et subsiste jusqu'à la Restauration de l'État savoyard, en 1814. Celui-ci s'empresse de le faire arracher, en facturant les frais d'arrachage à la communauté d'Auvare
La Croix-sur-Roudoule (83 h)

La Crotz de Rodola

 
D’azur à la croix d’or cantonnée de quatre croisettes du même.
Plus tard ce fut une Viguerie des Templiers. Cet ordre construisit au sommet du village un château fort dont la tour maîtresse était surmontée d'une immense croix que l'on pouvait voir des lieues à la ronde, ceci vers 1137. Il ne reste plus de cet ouvrage que de rares vestiges et on pense que le nom du village vient ce cette grande croix « Castrum de Cruce ».

Par la suite, à mesure que la sécurité dans le travail et dans les habitations s'affirmait, que la vie hors de l'enceinte devenait plus sûre, certains habitants se fixèrent sur les lieux de leur travail. C'est ainsi que furent créés les hameaux de Léouvé, Amarine et Villars. C'est à la Croix que passait la route muletière dite « voie romaine » qui, par le col de Roua conduisait à Guillaumes pour continuer jusqu'à Barcelonnette par le col de la Cayolle. Ce qui faisait de ce village un lieu de halte où les voyageurs pouvaient se reposer et se restaurer dans les auberges.

Lorsque les routes carrossables ouvrirent les vallées, tout ce mode de déplacement disparut. La voie romaine dont on peut encore voir les pavages dans la montée du col de Roua n'est plus utilisée aujourd'hui que par les touristes et les gens du pays.

En 1388, à la suite de troubles survenus après le décès de la reine Jeanne, le pays de Nice, y compris Puget-Théniers, se plaça sous la protection du Comte rouge, Amédée VII de Savoie. Les communes de La Croix, Saint-Léger, Auvare, Puget-Rostang, La Penne, Saint-Antonin et Cuébris restèrent attachées à la Provence et firent partie du bailliage de Guillaumes. En 1760, ces communes suivirent la destinée de la Provence, tandis que le Comté de Nice suivait celle du Duc de Savoie, devenu Roi de Sardaigne. Sous Louis XV, après la guerre de succession d'Autriche et le traité d'Aix-la-Chapelle (1748) , une rectification de frontière fut signée à Turin, le 24 mars 1760, qui donnait à la maison de Savoie, les communes en échange de Gattières, Bonson, Les Ferres, Conségudes, Aiglun et une partie du village de Roquesteron qui porte aujourd'hui le nom de Roquesteron-Grasse.

Le comté de Nice fut réuni à la France en 1793, rendu au roi de Sardaigne en 1815 par le traité de Paris, et enfin réuni définitivement à la France en 1860. La Croix n'a donc fait partie des états sardes que durant moins de trois quarts de siècle.

Au XIXe siècle, de 1860 à 1880, la Croix connut une très grande prospérité grâce à l'exploitation d'un filon de minerai de cuivre connu depuis l'Antiquité. À l'époque, on évaluait la population à cinq cents habitants

1937: La Croix devient La Croix sur Roudoule.
Saint-Antonin (104 h)

http://saint-antonin.pagesperso-orange.fr/


De gueules au lion d'or, tenant de sa patte dextre une balance de même.

Ces armoiries qui proviennent de la famille Flotte, seigneurs de Cuébris datent du 14e siècle.
Le site de Saint-Antonin fut très tôt occupé par de nombreux envahisseurs méditérranéens (Ligures, Celtes, Romains, Sarrasins...) Au 13e siècle "Sanct Antolin" était déjà citée sur la liste des bourgs établis par Charles II, roi de Naples, neveu de Saint-Louis.
Saint-Léger (69 h)




De gueules à l’aigle d’or chargée en cœur d’une croisette d’azur..

Sauf la croisette, ces armes sont celles de la famille d'Astouaud.
Du fait de la proximité d’une frontière mouvante, Saint Léger a eu une histoire bouleversée, passant d'un royaume à une république et vice-versa avant de retrouver finalement la République française. Un passé mouvementé qui explique aujourd'hui une curiosité administrative, puisque le village de Saint Léger appartient aux Alpes-Maritimes, alors que sa forêt communale, sur le massif en face est situé dans le département des Alpes-de-Haute-Provence.

Jusqu'en 1760, date du traité de Turin, la vallée de la Roudoule et Saint-Léger appartiennent à la France et font partie de la Provence. Le 24 mars 1760, Saint-Léger revient au comté de Nice, possession du roi de Piémont-Sardaigne (les gens continuent quand même à parler le provençal).

De 1793 à 1814, Saint Léger redevient français, puis sarde de 1814 à 1860. En 1823, des bornes sont placées tout le long de la frontière ; elles séparent aujourd'hui les Alpes-de-Haute-Provence et les Alpes-Maritimes. En 1860, les 38 votants inscrits à Saint Léger votent à l'unanimité le "OUI" pour le rattachement à la France.

Pendant l'occupation allemande, le village accueille nombre des personnes persécutées, du fait de leurs convictions religieuses (Médaille des Justes, décernée par l'Etat d'Israël en 1989) ou de leurs opinions politiques.
Les illustrations sont des photographies de l'auteur ou proviennent des sites indiqués sur la page.