Ventoux - Comtat Venaissin (est)
   
http://www.ventoux-comtat.com/
La Communauté d'agglomération Ventoux - Comtat Venaissin comporte 25 communes pour 60 597 h du Vaucluse. Elle a été créée le 26 décembre 2001. Elle succède au District du Comtat Venaissin qui fut créé en 1966.
voir partie sud
et partie ouest
Malaucène (2 750 h)

http://www.malaucene.fr/

  
De gueules à la clef d'or et à la clef d'argent passées en sautoir, accompagnées de deux veaux affrontés du même, posés sur les anneaux, la tête contournée.
armoiries sur bois daté de 1769.
Au XIIe siècle, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y possédait le prieuré Saint-Baudile (aujourd’hui disparu).

Le pape Clément V fait du monastère du Groseau sa résidence d'été. De cette construction du XIIe siècle, il ne reste de nos jours qu'une chapelle.

Après le départ des Papes d'Avignon, la commune est touchée par les guerres de religions.
Au cours du XIXe siècle de gros travaux sont réalisés au niveau du bourg de Malaucène tels que la démolition des anciens remparts (datant du XIIIe siècle), la construction de lavoirs et de fontaines et l'agrandissement du cours.

Dans le village, on voit aussi des veaux d'or.

Sur les plaques des rues, les veaux ressemblent à des cigales.
Le Barroux  (628 h)

http://www.mairie-lebarroux.fr/


D'argent au mont de trois coupeaux de sinople, au chef de gueules chargé de trois étoiles d'or ordonnées 2 et 1.
D'après Severin Icard "Armorial de la Provence, du Comtat Venaissin, de la principauté d'Orange, des Baronnies, du Gapençais, de l'Embrunois, du Briançonnais et du comté de Nice. Détermination des blasons par la nouvelle méthode des nombres signalétiques." 1932
Au XIIe siècle, une forteresse militaire est érigée pour protéger la plaine comtadine (formant le Comtat Venaissin) contre les invasions sarrasines et italiennes. Elle a appartenu aux seigneurs des Baux, puis à d'autres familles nobles.

En 1274, prise de possession du Comtat Venaissin par le Pape.

Au XVIe siècle, la forteresse est transformée en un château Renaissance. De 1680 à 1690, il sera fortifié (selon Vauban) .

Drapeau sur la tour de Constance du chateau
Beaumont-du-Ventoux (330 h)

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De gueules à la fasce d'argent chargée de trois fleurs de lys d'azur, accompagnée en chef d'une clé d'or et d'une clé d'argent passées en sautoir et en pointe d'une croix potencée aussi d'or, cantonnée de quatre croisettes de même

 adopté en 1980 par le Conseil municipal

La commune a porté le nom de Beaumont de Malaucène puis de Beaumont d'Orange. Son origine vient de belli montis, avec comme signification l'endroit d'où l'on voit de loin.
En 1300, le village se trouvait à Beaumont-le-Vieux, aujourd'hui simple hameau de l'actuel Beaumont. Son château appartenait alors à Raymond de Beaumont, évêque de Carpentras. Le fief dépendait de la Révérende Chambre Apostolique - le ministère des finances pontificales - qui en était Dame foncière. Il fut attribué en 1317 à Rostaing d'Esparron, qui en rendit hommage à Arnaud de Trian , recteur du Comtat Venaissin. Il passa à sa descendante, Mabille d'Esparron en 1363.
Lors de ses guerres contre Clément VII, en 1393, Raymond de Turenne attaqua Beaumont-le-Vieux qui fut complètement détruit avec sa chapelle dédiée au Saint-Sépulcre. Celle-ci avait sa jumelle au bas de la vallée qui est restée intacte et porte toujours la marque VGo de son maître d'œuvre.
En 1435, ce fief fut acheté par Guillaume et Louis Artaud qui ne le gardèrent pas et le revendirent à Barthélemy de Brancas.
En 1673, Louis de Brancas, duc de Villars, vendit ce fief à François Guillaume de Castellane d'Ampus pour 30 000 livres
Beaumont devient Beaumont-du-Ventoux le 4/12/1953
Armes de la famille de Beaumont (de gueules à une fasce d'argent chargée de trois fleurs de lys d'azur).

Les clefs en sautoir sont le symbole du pouvoir pontifical.
Bédoin (3 021 h)

http://www.bedoin.fr/


D'azur à la montagne à trois coupeaux d'argent, une croix d'or sur celui du milieu.
Le montagne représente le Mont Ventoux et la croix symbolise la chapelle Sainte-Croix édifiée à la fin du XVe siècle par Pierre de Valetarïs, évêque de Carpentras, au sommet du Ventoux.
Le village de Bedoin, dont l'origine toponymique signifierait "berceau de la vigne" est blotti au pied du versant sud du Mont Ventoux. Bédoin apparaît en septembre 998, lorsque sa seigneurie est donnée par un seigneur Ismidon 1er au monastère de Montmajour (B-d-R).
Barral des Baux fait donation, par acte du 1er janvier 1250, devant le notaire Arnaldus Rodulfi et le syndic Pierre Gaufredy, de la montagne du Ventoux "aux enfants de Bédoin, nés ou à naître".
Astorg XIV de Peyre vend sa seigneurie de Bédoin en 1442, à Barthélémy de Blancas. Cette dernière seigneurie passe aux mains d’Octavien Auréliano de Vicence, en 1446.
Le Comtat Venaissin est réuni à la République le 14 septembre 1791. Bédoin se distingue alors par son attitude ultraconservatrice et devient un foyer royaliste. Le village est surnommé « la Vendée du Midi ».
En 1794, le village de Bédoin " l’infame" est détruit, la commune n'existe plus, puis le village est réhabillité et la commune est reconnue.
Saint-Pierre-de-Vassols (481 h)



De gueules au coq perché sur une clef posée en fasce, le tout d'or.

  adoptée en 1981

Attributs de Saint Pierre (coq et clef).
La première citation du village est attestée en 948. Il est alors dénommé « S. Pétris de Vazolis ». Puis c'est en 982, qu'Ayrard, évêque de Carpentras, avalisa le don de terres et de vignes sises à la Villa de Vazolis, fait par par Langerius et son épouse Walburge à l'abbaye de Montmajour.
Quatre siècles plus tard, le 12 avril 1320, ce fief fut rendu par Jean XXII, à Othon de Foix, évêque de Cazrpentras, en compensation de la suppression de ses attributions temporelles dans le Comtat Venaissin. Au cours du XVe siècle, ce fief devint celui des Balbe de Crillon et Francois, le père du « Brave Crillon », en rendit hommage. En 1616, le vice-légat d'Avignon, Cosme Bardi, voulut l'attribuer à Jean-Baptiste Tondutti. Ce dernier versa 1 500 écus d'or mais la vente fut cassée.
Crillon-le-Brave (447 h)


D'or aux cinq cotices d'azur, au dextrochère armé de gueules empoignant une dague du même, brochant sur le tout.

adoptée en 1980

Armes des  Balbes de Crillon, seigneurs,
"le brave Crillon" (dextrochère)

La plus ancienne mention du nom du village remonte au XIIe siècle, époque à laquelle ce fief fut placé sous la suzeraineté des Comtes de Toulouse. Le premier seigneur connu qui rendit hommage fut Guillaume de Raymond. Sa descendante, Alasacie, en se mariant à un Astouaud, au XIIIe siècle, fit passer ce fief dans cette famille. L'église, placée sous le vocable de Saint-Romain, était alors unie à celle de Saint-Jean-de-Vassols, tènement appartenant aux moines de l'abbaye de Montmajour qui avait édifié là un monastère. Les ruines de celui-ci autour duquel ont été retrouvés des vestiges d'habitations seraient la preuve de l'implantation primitive d'une première agglomération qui fut ensuite supplantée par Crillon.
Lors de la papauté d'Avignon, ce fief appartint à la Révérende Chambre Apostolique - le ministère des finances des papes - puisque Jean de Crillon lui en rendit hommage. Au début XVe siècle, en 1408, au cours des guerres consécutives au grand schisme d'Occident, le Capitaine Tailulo s'empara de Crillon tenu par les troupes pontificales de Benoît XIII.
Durant les guerres de religion, en 1563, le village fut pris par les calvinistes. Le fief de Crillon, qui appartenait aux Astouaud, seigneurs de Mazan, fut vendu par François à son beau-frère, Gilles des Balbes de Berton, le 22 mars 1557. Son fils Louis, chevalier surnommé le Brave Crillon, fut à l'origine du qualificatif actuel de la commune. Son épitaphe dans l’église nous apprend que « Henri IV l’aima, les pauvres le pleurèrent ».
Au début du XVIIIe siècle, en (1722), la peste décima une grande partie de la population.
En 1794, le village fut rebaptisé Roc Libre en raison de sa situation géographique (perché sur un rocher)
Crillon devient Crillon-le-Brave en 1927.
Flassan (411 h)


De gueules à la clef d'or posée en fasce, accompagnée de trois étoiles du même.

adoptée en 1981

Etoiles de la famille Guibert.
Le village s'est constitué autour du prieuré Notre-Dame, fondé en 1107 par les augustiniens de l'abbaye de Saint-Ruf d'Avignon. Une charte du XIIe siècle indique qu'il était largement pourvu de terres et de vignes. Ce fief devint une co-seigneurie au XIIIe siècle et l'un des pariers fut Barral des Baux à partir de 1254. Sous la Papauté d'Avignon, ce prieuré considérable fut inféodé à des prélats ou des cardinaux.
Le 1er décembre 1536, cette seigneurie pontificale fut inféodée, par lettre bullée de Paul III, à Jean de Raxi. Il appartenait à une famille originaire de Corinthe et Clément VII l'avait fait venir et reçu à Rome dans sa Cour. Lors des guerres de religion, Fabrice Serbelloni, capitaine pontifical, en fit son capitaine-général. Il fut dès lors connu sous le sobriquet de Vieux-Flassan. Ce fief resta inféodé aux Raxi de Flassan jusqu'à la fin XVIIe.
Un siècle plus tard, Jean Guibert de Vaubonne (1645-1715), natif de Flassan, s'illustra en tant que capitaine de la cavalerie allemande aux côtés du Prince Eugène. Ses terres comtadines furent érigées en marquisat. Il mourut à Rome où la papauté l'avait appelé
Erection d'un marquisat en 1692, en faveur de  Guibert de Vaubonne 
Pendant deux siècles, de 1587 à 1793, Flassan fut pourtant annexé à Mormoiron. Il fallut attendre le 8 août 1793 pour que Jean-Joseph Callet en devienne le premier magistrat.
Napoléon 1er confirma définitivement la formation de la commune le 21 prairial an XIII (10 juin 1805)
Modène (378 h)



D'argent à la croix de gueules chargée de cinq coquilles du champ.

adopté en 1983

Famille de Raimond de Modène
Les bénédictins s'y établirent au VIIIe siècle. Ce fut une seigneurie des Rainoard au XIIe siècle puis des Mormoiron au XIIIe siècle. Le village est cité en 1230 sous le nom de Maudena.
A eu pour seigneurs des Rainoard (XIIe), des Mormoiron (XIIIe), des Raymond-Modène (XVe).
Les illustrations sont des photographies de l'auteur, proviennent des sites indiqués sur la page ou viennent de http://quaranta1.chez-alice.fr/ecussons/