Haut-Verdon Val d'Allos

La communauté de communes Haut-Verdon Val d'Allos a été créée en 2004. Elle regroupe 6 communes des Alpes de Haute Provence.

L'office de tourisme du Val d'Allos a fait réaliser ce drapeau par SMTK.
Allos (648 h)

Alouès

http://www.mairie-allos.fr/
  

d'argent au demi-vol de gueules soutenu d'un os de sable posé en fasce

Armes parlantes : Allos, en latin Allosium, en provençal Alouès. Alo-ouès, Aile-os.
Elles sont scultées sur un autel latéral de l'église paroissiale depuis 1651.
La localité apparaît pour la première fois dans les textes en 1056, sous le nom d’ad Alodes, ce qui signifie les alleux en occitan.
C’est le comte Raimond Bérenger Vqui accorde le 27 novembre 1233 un consulat à Allos, en même temps et selon les mêmes termes que Colmars et Beauvezer; le consulat est une institution collégiale comprenant un chevalier, désigné parmi les nobles de la localité, trois notables, et le bailli ou bayle, représentant le comte. La charte de 1233 précise quels sont les cas où la justice sera rendue par les consuls (la justice civile) et limite le montant des cens et du droit de cavalcade prélevés par le comte.
À la fin de la guerre de l’Union d’Aix (1388), Allos passe avec la vallée de l'Ubaye et Nice aux comtes de Savoie jusqu’en 1713.
Les particularités de la communauté d’Allos, qui occupe plusieurs vallons profonds, et dont l’habitat est dispersé en de multiples hameaux, conduit à la création de trois paroisses au XVIIe siècle : une à La Foux, une à Bouchiers et une à Baumelle. Il se construit en outre de très nombreuses chapelles : 29 au total tout au long de l’histoire.
Au XXe siècle, Allos devient une commune touristique : en 1935, des remontées mécaniques sont construites au Seignus et à la Foux.

La mairie d'Allos utilise ce blason sur son site internet.

Le fanion d'Allos est conforme à l'idée générale du blason avec le nom du village en sus.
Colmars (395 h)

Coulmar

http://www.colmarslesalpes-verdontourisme.com/

d'azur à un monde d'argent, croisé du même, chargé de la lettre O de gueules, adextré de la lettre C d'or, et senestré de la lettre L du même.
Armorial Général 1696 Provence II 1094
Après avoir été rattaché en 1342 à la viguerie de Castellane par le comte de Provence, Colmars devient chef-lieu d’une baillie.
Lors de la crise ouverte par la mort de la reine Jeanne Ire, Charles de Duras et Marie de Blois, agissant pour le comte de son fils Louis II d'Anjou, s’affrontent pour recueillir l’héritage de la reine Jeanne. La communauté de Colmars adhère à l’Union d'Aix (1382-1387), soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Ce ralliement est l’occasion pour les communautés d’Allos, Colmars et Beauvezer de négocier en août 1385 une extension de leurs privilèges : la position de faiblesse du comte leur permet de lui extorquer d’importantes concessions.
En 1390, Raimond de Turenne incendie la ville, qui se consume entièrement.
En 1540, la baillie de Colmars est élevée au rang de viguerie avec toutes les autres baillies du comté.
En octobre 1790, alors que la crise frumentaire à l’origine de la Révolution persiste, le maire de la commune de Colmars vient à Villars y prendre du grain qu’il y stocke, pour le déplacer à Colmars. Les habitants de Villars s’y opposent, et seule l’intervention de la garnison de Colmars permet le transport. Cet accrochage, qui se double d’un second le 8 novembre débouche sur la scission en deux communes de Colmars et Villars-Colmars en mai 1792.

Le fanion de Colmars a ses lettres décalées vers le bas.
Villars-Colmars (257 h)


Le blason, d'origine récente, présente l'église du village sur fond rouge ainsi que la fameuse gerbe de blé, qui fut à l'origine de la séparation entre Colmars et Villars-Colmar.
La commune connaît un certain essor industriel grâce au tissage de la laine. En 1813, il y a quatre usines textiles employant 67 ouvriers.

D’or au bourg de gueules, ajouré de sable, bâti au bord d'un lac d'argent sur une terrasse de sinople.

Ce blason que l'on trouve sur plusieurs sites Internet comme celui de Villars-Colmars est celui de Villars-Brandis, indiqué par De Bresc dans son Armorial des communes de Provence, p314. Cette commune faisait parti du canton de Colmars avant d'être supprimée et rattachée à la commune de Castellane. Ce blason ne peut pas être attribué à la commune de Villars-Colmars, dont De Bresc dit p336 du même ouvrage qu'il n'y a pas d'armoiries dans ce village. 
Beauvezer (343h)

Beouvezet

http://www.beauvezer.fr/



D'azur à une tour crénelée de cinq pièces d'or, bâtie sur une montagne d'argent mouvant de la pointe.
Beauvezer signifie "beau à voir". En 1478, le roi René, en tant que comte de Provence, donne sa seigneurie sur Beauvezer à Thomas Jarente, un de ses conseillers, malgré la charte de 1385. Quand il vient prendre possession de son nouveau bien, les habitants de Beauvezer refusent de lui ouvrir les portes, et résistent les armes à la main avec l’aide de leurs voisins de Colmars. À la suite de cette rébellion, le comte reconnaît sa méprise, confirme à nouveau les privilèges des communautés et annule les condamnations qui avaient frappés les rebelles.
La petite place forte est démolie à la fin des guerres de religion, en 1596, sur ordre du Parlement d’Aix. Construit sur une colline, le village est détruit par un incendie en 1728, et déplacé plus près du Verdon.
Il a été classé "station climatique" par l'académie de médecine en 1925. Ce classement a permis très tôt au village de profiter du tourisme.
Thorame-Haute (232 h)



http://www.thorame-haute.fr/


D'or au château de gueules sur une montagne de sinople
Pour la fin de la période romaine, Eturamina est le nom de la cité épiscopale, établie de façon éphémère dans la vallée des Thorame au milieu du Ve siècle.
Une charte de l’abbaye de Saint-Victor établie en 1056 concerne déjà les communautés Haut Verdon. Cette époque est aussi marquée par l'installation de riches familles seigneuriales. On déduit que la scission en deux communautés distinctes s'est opérée à cette époque avec les qualificatifs géographiques : Superiori pour Haut et Inferiori pour Bas, d’où Toramina Superiori qui deviendra au cours des siècles Thorame-Haute.
La famille Rostaing (issue des Castellane) tient le fief de Thorame-Haute aux Xe et XIe siècles, suivie de la branche Faraud des Glandevès du XIIIe siècle au XVe siècle, puis des Villeneuve jusqu’au XVIIe siècle, des Gassendi au XVIIe siècle, et enfin des Pazery jusqu’à la Révolution. Quinze familles seigneuriales se succèdent jusqu’en 1789, la dernière étant la famille des de Pazery rachetant le 17 juin 1711 la seigneurie à Balthazar de Villeneuve.
Le village atteint son pic de population avec 830 habitants en 1840.

Ecartelé: au 1 er et 4e, d'azur, à un rocher d'argent ; au 2e et 3e, d'or à une étoile à 16 rais de gueules
Peyresq
http://www.peiresc.org/le-village/
La localité apparaît pour la première fois dans les chartes en 1042, sous la forme Petriscum, terme faisant référence au terrain pierreux.
A la révolution française, la commune de Peiresc a également changé son orthographe en Peyresq, pour différencier le nom propre du village, Nicolas-Claude Fabri de Peiresc fut en effet le seigneur de ce village. La chose est étonnante car c'est le village de Peyresc qui donna son nom à Fabri de Peiresc.
1962: Il n'y a plus que 3 habitants contre 234 en 1846.
1964: Les communes de Peyresq et La Colle-Saint-Michel fusionnent en Saint-Michel-Peyresq.
1974: Saint-Michel-Peyresq est rattachée à Thorame-Haute.

D'azur à une montagne à deux monticules ou à deux mamelons d'or.
 La Colle-Saint-Michel
La Colle pour colline. À l'origine, le territoire de la commune ne formait qu'un avec celui du village voisin de Peyresc. On trouve ainsi entre 1232 et 1244 Sancti Michaelis de Peireco dans la liste des pouillés.
Sous l’Ancien Régime, les Glandevès sont coseigneurs au XIVe siècle, les Villeneuve au siècle suivant, puis les Lenfant au XVIIe5 et au XVIIIe siècle, La Colle est rattachée à la viguerie d’Annot à sa création.
A la révolution française, la commune de La Colle-Saint-Michel change de nom pour La Collefroide.
1964: Les communes de Peyresq et La Colle-Saint-Michel fusionnent en Saint-Michel-Peyresq.
1968: Il n'y a plus que 13 habitants au village (sur 104 en 1846).
1974: Saint-Michel-Peyresq est rattachée à Thorame-Haute.
Thorame-Basse (222 h)

http://joseph.boyer.pagesperso-orange.fr/thorame.htm


De sinople à la tour d'or bâtie au pied et à senestre d'un rocher d'argent mouvant de la pointe
Armorial Général 1696 Provence II 1919
Ses premiers seigneurs connus sont les Piégut (XIIe-XIIIe siècles) ; leur succèdent les Faraud-Glandevès (XIVe-XVe siècles), les d’Oraison au XVIe siècles, puis les Jassaud jusqu’à la Révolution16. En 1342, la communauté de Thorame-Basse est rattachée à la viguerie de Castellane par le comte de Provence.
La commune a 894 habitants en 1831.
 
De Bresc se trompe en représentant le blason dans son Armorial des communes de Provence (1866).
Le dessin est repris pour le fanion actuel du village.
D’or au bourg de gueules, ajouré de sable, bâti au bord d'un lac d'argent sur une terrasse de sinople.

Le blason que l'on trouve sur plusieurs sites Internet est celui de Villars-Brandis, indiqué par De Bresc dans son Armorial des communes de Provence, p314. Cette commune était rattachée au canton de Colmars avant d'être supprimée et rattachée à la commune de Castellane. Ce blason ne peut pas être attribué à la commune de Villars-Colmars, dont De Bresc dit p336 du même ouvrage qu'il n'y a pas d'armoiries dans ce village. 

D'azur, à une maison d'argent, essorée de gueules et ajourée de sable sur une terrasse de sinople.
Armorial Général 1696 Provence II 1982
La Bâtie
Le village de La Bâtie situé à l'entrée du goulet d'étranglement de la vallée de l'Issole (anciennement La Bastide) aurait été rattaché au XVIIIe siècle à Thorame-Basse.

Bannière de Ste Agathe , patronne de La Bâtie.
Les illustrations sont des photographies de l'auteur ou proviennent des sites indiqués sur la page. Les fanions proviennet de la page http://www.fond-ecran-image.com/forum/un-mini-au-revoir-et-beaucoup-de-photos-sur-le-lac-d-allos-vt11814.html