Communauté
d'agglomération
Dracénoise sud

http://www.dracenie.com/
La communauté d'agglomération dracénoise regroupe seize communes du département du Var depuis le 31 octobre 2000. La CAD est la deuxième intercommunalité du Var par sa population après la communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée.
voir partie nord du CAD
Le Muy (7 826 h)
lou Muy

http://www.ville-lemuy.fr/

de sinople à une croix d'argent ; coupé d'argent à un éléphant d'azur

Coupée en son milieu, la partie supérieure représente un ancien blason, de sinople (vert) à croix d’argent (blanc).
Deux hypothèses sont possibles :
- Le territoire du Muy a appartenu à l’évêque de Fréjus et à l’abbaye de St Cassien à Marseille.
- Le Muy fut une ville étape pour les croisés qui s’embarquaient à Fréjus.
Pour la partie inférieure, plusieurs suppositions ont été avancées :
- Le passage d’Hannibal en Provence,
- La réserve d’animaux sauvages pour les arènes de Fréjus,
- Lors de l’enregistrement officiel du blason en 1696 dans le registre de l’armorial des blasons de France, la famille De Felix Seigneur du Muy, a voulu inscrire sa domination sur la communauté en faisant apparaître un éléphant azur. 

Ce lieu fut appelé « Modius », qui signifie en latin « boisseau » ou « muid », ancienne mesure de capacité qui variait selon les provinces.
Avec le français obligatoire, apparaît au XVIème siècle « Le Muey » puis « Le Muy ». On ignore pourquoi ce nom à été donné à ce pays, à moins d’accepter l’hypothèse de quelques uns qui le place comme un immense grenier de la colonie Fréjussienne à l’époque Romaine. Une autre version suppose que le nom de Le Muy viendrait du mot provençal « Mueïo » signifiant lieu humide.

Lorgues (7 319 h)
Lorgué

http://lorgues.free.fr/


de gueules à un lion d’or et un chien d’argent affrontés, supportant de leurs pattes de devant une fleur de lys d’or, et un chef cousu d’azur, chargé de trois fleurs de lys d’or.
voir l'histoire de ce blason à http://lorgues.free.fr/blason1.html
Les nombreuses traces de "villae" romaines montrent une forte implantation de colons romains qui y installèrent des domaines agricoles. La localité est attestée dés l'années 986 sous le nom de "Lonicus".
Au XII ème siècle, Lorgues fait partie du Comté de Provence et porte le titre de "Ville comtale" dépendant directement du Comte de Provence.Elle n'a donc pas de seigneur et s'administre elle-même, conformément au droit romain, par des consuls locaux assistés de l'assemblée des chefs de famille.
En 1524 et 1536, la ville est traversée par les troupes de Charles-Quint , en guerre contre François Ier.
En 1579 pendant les guerres de religion, les Ligueurs Carcistes du baron de Vins assiègent la ville pendant six semaines.
Demeurant toujours fidèle au roi, Lorgues se voit en 1706 attribuer le blason privilégié avec la devise " force et fidélité ".
Vidauban (7 311 h)
Vidoouban
http://www.mairie-vidauban.fr/


de gueules à deux lances d’or passées en sautoir, accompagnées de quatre fleurs de lys du même
Selon l'avis du commandant LA FLOTTE l'origine du mot Vidauban est VITIS ALBA, nom de la clématite (vigne blanche) jolie et odorante qui parfume les rives de l'Argens. On trouve aussi dans des vieux documents les appellations de VICUS ALBANORUM et CASTRUM DE VIDALBAN.
Les Arcs sur Argens (5 334 h)
Los Arcs

de gueules, à trois flèches d'or ferrées d'argent, passées en sautoir et en pal, les pointes en bas, accostées de deux arcs d'argent en pal, cordés d'or et encochés chacun d'une flèche de même, ces deux flèches ferrées d'argent, les pointes appointées en fasce.
L'antique Castrum de Arcubus (château des Arcs) tirerait son nom d'une fabrique d'arcs installée sur son territoire à l'époque romaine, à moins qu'il ne se rapporte aux arceaux d'un aqueduc disparu.
En 1010: Arcos. En latin : Archus, Arci, Arch, Arcs.
XIIe siècle : la famille de Villeneuve, venant de Catalogne, sera la seigneurie jusqu'au XVIIe siècle. Le château est construit pendant cette période par Arnaud II de Villeneuve.
XIIIe siècle : Construction du donjon appelé « Tour Sarrasine » qui servira de salle commune, de « Trésor ». En 1201, le premier seigneur des Arcs, Géraud de Villeneuve s'établit au château. Naissance de Sainte Roseline en 1263.
1612: la baronnie devient un marquisat selon la volonté du roi Louis XIII en faveur d'Arnaud de Villeneuve de Bouliers. Le campanile de la tour de l'Horloge date de 1662.
XVIIIe siècle : destruction du château pendant la révolution sur ordre de Barras ainsi que de la porte des miracles et de la salle des corps de gardes. Mais la tour sera sauvée de la destruction par son secrétaire Victor Grand originaire des Arcs.
Trans en Provence (4 780 h)

de gueules fretté de six lances d’or, entresemés de petits écussons du même, et sur le tout, un écu d’azur chargé d’une fleur de lys d’or.
Ces armes qui sont celles des Villeneuve sont portées aussi par Tourrettes-sur-Loup (06).
La terre de Nesle en Picardie, et celle de Trans en Provence, sont les premiers marquisats érigés en France pour des gentilshommes. Celui de Trans le fut en 1505 pour Louis de Villeneuve en considération des grands services rendus au roi de France.
La commune de Trans prit le nom de Trans-en-Provence en 1920.
Le puits aérien (tour de récupération de la rosée ambiante) de l'ingénieur belge Achile Knappen (1930) .

Achard, dans sa Géographie de Provence de 1787 indique d'autres armes:
d'azur, à un pont à deux arches d'or, avec trois fleurs de lis du même en chef.
Flayosc (3 924 h)
Flayos
http://www.ville-flayosc.fr/


de gueules à une F capitale d’argent (Armorial Général 1696).
Les Celto-ligures établirent au sommet du promontoire rocheux un poste de vigie qui surveillait la route d'accès à l'oppidum de Saint-Lambert, situé à 5 km au nord-ouest. Après la destruction d'Antea par les Romains, de nombreuses familles s'établirent sur le territoire de Flayosc.
Les Sarrasins détruisirent le village qui, sous l'impulsion de ses seigneurs, les Villeneuve, se releva rapidement de ses ruines. Une puissante enceinte fortifiée entoura la nouvelle agglomération. Trois portes accèdaient au village: la porte Dorée, la porte de Paris et la porte de la Reinesse.
Au XIVe siècle, la reine Jeanne accorda aux habitants de nombreuses franchises parmi lesquelles le droit de capter les eaux de la Flaielle pour l'alimentation du village.
Au XIXe siècle, Flayosc devint le grand centre de la chaussure. Les nombreux cordonniers qui y travaillaient étaient surnommés "lei pegot": ceux qui manipulent la poix. Une fabrique de faïence et des briqueteries s'installèrent également à Flayosc. Grâce à cette activité économique, le village connut jusqu'au début du XXe siècle une période prospère. Plus de 3000 habitants y étaient recensés en 1914.

Achard, dans sa Géographie de Provence indique un gril renversé au dessus de l'initiale de Flayosc.
La Motte (2 345 h)
La Moutto
http://www.lamotteenprovence.com/


d'argent à un loup d'azur, coupé de gueules à un pal d'or
A l'origine, de 1030 à 1039, le bourg figurait sous le nom de "Motta-Lamberti", dans une chartre des XIe et XIIe s.

Le prieuré de "Motta" fut cédé par le chapitre de Saint-Victor à l'abbé Le Blance, prieur de La Celle, en remerciement d'une autre cession.
Les terres de La Motte furent inféodées en 1201 à celles de Trans, en faveur des Villeneuve, et englobées dans les dépendances du marquisat érigé en 1505.
Un peu plus tard, la commune obtint son autonomie, et augmenta son territoire au lendemain de la Révolution Française, par l'acquisition de la majeure partie des terres d'Esclans.
Depuis 1983, la commune est jumelée à la cité médiévale de Saint-Ursanne : capitale du Clos du Doubs (Jura Suisse).

La couleur du loup est devenue noire sur les armoiries actuelles du village.
Taradeau (1 619 h)
Taradèou
http://www.ville-taradeau.com/

de gueules à trois tours d’argent, deux et une
armes des Commendaire, famille possédant la seigneurie au XVIIe siècle
L'origine du nom de Taradeau provient de "Taradel" qui viendrait du nom d'un arbuste à fruits noirs, l'Alaterne qui en provençal se dirait Taradel...
Deux oppidums dominent la commune, celui du Fort et du Castellar datés respectivement du 2ème et 1er siècle avant J-C.
Le nom de Taradel apparâit pour la première fois sur un document signé de Ysmodo de Taradel et dans un acte conclu entre l'évêque de Fréjus et l'abbé de Lerins en 1131 où il est question d'un Raymondus de Taradel.
Vers 1350, la peste décime la population taradéenne et à la fin du XIVème siècle, Raymond de Turenne détruiera le village, il ne restera plus que la tour et l'église médievale de Saint Martin.
Au début de la féodalité au XIème siècle, apparaîtront les premières tours seigneuriales et les premiers chatêaux forts, c'est donc peut être à cette époque que remonte la Tour de Taradel.
En 1790, des hommes armés venant de Vidauban dévastent et pillent le château de Taradel.
En 1792, pendant la Révolution Française, Taradeau doit fournir pour la défense de la Patrie, 3 grenadiers qui doivent s'engager volontairement. Personne n'étant volontaire, un tirage au sort est effectué.
Les illustrations sont des photographies de l'auteur.