Pôle Azur Provence

http://www.poleazurprovence.com

Le 31 mars 1993, les villes de Grasse, Mouans-Sartoux, Auribeau-sur-Siagne, Pégomas, La Roquette-sur-Siagne, Valbonne et Vence s'unissent afin de représenter d'une seule voix les intérêts du pays, notemment le refus du projet de doublage de l'autoroute A8. La Communauté de Communes s'appelle alors Moyen-Pays Provençal.

Le 11 décembre 2001, elle est transformée en Communauté d'Agglomération sous le nom de Moyen-Pays Provençal-Provence d'Azur. Valbonne et Vence la quittent pour aller créer avec Antibes et 14 autres communes du centre du département : la Communauté d'agglomération de Sophia Antipolis (CASA).

Le 16 mai 2003, suite à un contentieux avec le pôle touristique "Golfe des îles d'or- la Provence d'azur", le nom est changé en Pôle Azur Provence. La nouvelle appellation se décompose en : Pôle qui évoque le dynamisme de l'ensemble, Azur qui évoque la Côte d'Azur et Provence qui rappelle que Grasse et sa région sont restées provençales alors que le comté de Nice s'en est détaché en 1388.

Grasse (44 790 h)

Grasso

http://www.ville-grasse.fr/

d'azur à l'agneau pascal d'argent, la tête contournée et ornée d'un diadème d'or, portant une bannerette aussi d'argent, à la hampe de gueules et chargée d'une croisette du même, accompagné de trois tourteaux aussi de gueules.

Les armes de la ville ont été enregistrées spontanément par la communauté des habitants à l'armorial général de France de 1696.

Elles présentent un agneau symbole de la corporation des tanneurs, alors toute puissante à Grasse.

Le nom de Grasse, en latin Grassa, en provençal Grasso, apparut dans les textes au 11e siècle.

Son nom, dont l'origine demeure imprécise, dérive peut-être de "Podium Grassum" toponyme qui survit encore dans le "Grand Puy", ce sommet du haut rocher du tuf sur lequel fut édifié le premier noyau urbain, la cathédrale et les tours. La ville se détacha de la tutelle féodale exercée par une puissante famille et obtint son indépendance au Xe siècle.

A l'orée du XIIe siècle, Grasse est devenue une commune libre administrée par le Consuls, où l'évèque d'Antibes fixe le siège en attendant d'y transférer, un siècle plus tard, celui de l'évèché, consacrant ainsi l'importance prise par la cité.

C'est une grande cité fortifiée très active, tirant sa richesse de sa position géographique, du grand commerce et d'une remarquable industrie de la tannerie, qui entre en 1481 dans le royaume. Son activité économique s'orientera dès lors vers la France.

Située en Provence orientale, non loin de la frontière constituée par le fleuve côtier du Var, la ville était exposée aux invasions. Elle fut saccagée en 1536 lors de l'invasion de la Provence par Charles Quint. Durant les guerres de Religion elle fut assiégée et prise par les Ligueurs. En 1790 Grasse fit partie du département du Var. Ce n'est qu'en 1860, au moment de la réunion du comté de Nice à la France, que l'arrondissement de Grasse fut rattaché aux Alpes Maritimes.

Le lent déclin de la tannerie sera compensé par la naissance et le rapide développement de la parfumerie, artisanat qui deviendra à la fin du XVIIIe siècle, grâce à d'importantes cultures florales que favorise un microclimat particulier, la base d'une puissante industrie dont on connaît l'extraordinaire développement.

Drapeau de Grasse présentant le logo sur fond blanc.

Le logo est un dérivé du blason.

Prise sur place le 25/10/2005

Représentation du drapeau présentant le blason sur couleurs de livrée.

Le blason ne porte pas les tourteaux rouges.

Site Cyberflag.

Auribeau sur Siagne (2 648 h)

Aouribeou

d'argent à un Saint Antoine de carnation, vêtu et auréolé d'or, barbé du champ, tenant dans ses mains un livre ouvert du même, le tout posé sur une terrasse de sinople.

Armes de la ville enregistrées à l'armorial général de France II-1315.

Cité en 1155 "Auribel", et le sanctuaire de Valcluse en 1158.

Village inhabité en 1400, puis tellement ruiné et dévasté par la peste et les guerres que Mgr Grimaldi, évêque de Grasse et seigneur temporel, fit appel en 1497 à des colons liguriens pour le repeupler et le reconstruire.

La municipalité n'utilise plus les armes de 1696 mais préfère faire figurer une vue du village sur le matériel municipal.

Pégomas (5 858 h)

Pégoumas

http://www.pegomas.com/

d'or à une fasce de sinople, coupé d'azur à un éléphant d'or.

Enregistré à l'armorial général (et les habitants payèrent 25 livres pour ce chef d'oeuvre).

Né d'une transaction, en l'an 1155, entre les Comtes de Provence qui cédèrent le territoire de Puegomacio et l'Abbaye de Lérins.

C'était alors une plaine marécageuse baignée par la Siagne et la Mourachonne.

Dès 1513, arrivent de nombreuses familles italiennes, contraintes et forcées, pour peupler et mettre en valeur le village.

Son nom viendrait de l'ancienne industrie d'extraction de la résine (pégue veut dire colle en provençal)

d'azur à un éléphant d'argent.

Utilisé actuellement par la municipalité.

On peut remarquer que l'éléphant d'Asie aux petites oreilles a cédé la place à un éléphant d'Afrique aux grandes oreilles.

La Roquette sur Siagne (4 487 h)

taillé : au premier d'azur aux trois cyprès de sinople mouvant de la ligne de partition accompagnés en chef d'un oiseau essorant d'argent, au second d'argent à la champagne d'azur, au cyprès de sinople brochant ; à la cotice en barre d'argent brochant sur la partition

Cité en 1041 "Castrum Rochettum". Ce fut une seigneurie de l'abbaye de Lérins jusqu'à la Révolution.

Mouans-Sartoux (9 986 h)

http://www.mouans-sartoux.net/

Armoiries de Mouans

d'azur à la tour d'or.

Enregistré à l'armorial général.

A l'origine Mouans et Sartoux étaient deux agglomérations distinctes : Mouans dans la plaine, à son emplacement actuel, Sartoux sur la colline du Castelaras. Vers 1350 comme bon nombre de villages de la région, Mouans et Sartoux sont abandonnés (insécurité, peste).

C'est en 1496 que Pierre de Grasse, alors seigneur de Mouans fait venir 60 familles de "Figons" de la région de Gênes afin de repeupler son territoire et passe avec eux un acte d'habitation. C'est à cette époque que se construit le village.

Mouans : mentionné au 11ème ("castrum Morsanis"); co-seigneurie au 13ème des Grasse-Bar et du chapitre de Grasse, puis en totalité aux Grasse (15ème).

Sartoux : mentionné au 11ème ("castrum Sartopolis") était aussi une co-seigneurie partagée entre les Grasse-Bar et plusieurs autres familles. Assassinat en 1572 de Pompée de Grasse qui avait suivi la Réforme; le château de Mouans, rasé en 1597, fut reconstruit par sa veuve.

Au printemps de 1858, Mouans-Sartoux naissait officiellement. Napoléon III réunissait les deux communautés.

La municipalité préfère ce blason associant la tour d'or de Mouans au lion de sable des Durand de Sartoux.

Du blason précédant, la municipalité a tiré un logo réunissant les deux symboles tour et lion, mais en les colorant de la couleur des fonds: bleu et rouge.

Les illustrations de la page proviennent des sites indiqués sur la page ou de photographies de l'auteur. Pour l'historique de l'intercommunalité, voir Wikipedia.