Communauté d'agglomération
Sophia Antipolis 2


http://www.sophia-antipolis.org/
Les lois sur l'intercommunalité ont conduit à la création depuis janvier 2002 d'une nouvelle structure dite "Communauté d'Agglomération Sophia Antipolis" regroupant seize communes autour d'une charte de développement.
Depuis le 1er janvier 2012, les 8 communes du canton de Coursegoules ont rejoint CASA.

voir CASA 1
Antibes ( 73 383 h)

Antibou

http://www.antibes-juanlespins.com/

Antique métropole méditerranéenne connue sous le nom d'Antipolis «La Ville d'en face »(citée au 5ème av. J.-C.), Antibes fut occupée par la colonie grecque des Massaliotes qui s'y était fortifiée pour se protéger d'un retour offensif des Ligures, repliés dans les Alpes. Antibes connut ensuite l'occupation romaine.

Seigneurie d'une branche de la maison de Grasse passée aux évêques d'Antibes, puis remise en 1383 par le pape d'Avignon (Grand Schisme) aux Grimaldi de Cagnes qui la cédèrent en 1608 à Henri IV : Antibes devint ainsi domaine de la Couronne. Evêché jusqu'en 1244, date de son transfert à Grasse.

Fortifications portuaires aux 16ème et 17ème.

La ville fut investie au cours des guerres de Succession d'Espagne et d'Autriche.

d'azur à la croix d'argent cantonnée de quatre fleurs de lys d'or, brisé d'un lambel de gueules mouvant du chef ; au chef aussi d'azur semé de fleurs de lys d'or

Antibes voit au XIe siècle de lourds navires s'élancer de son port vers la terre sainte avec dans leurs voiles le pavillon bleu à croix blanche qui est à l'origine des armes de la ville.

Le lambel rouge est une pièce issue directement du blason de la Provence.

Au XVème siècle, Antibes est rattaché au royaume de France, ceci explique la présence des 4 lys d'or.

Le chef provient des armoiries du Royaume de France et rappelle qu'Antibes faisait partie des "bonnes villes du Royaume". Sa composition d'un semis de lys (France ancien) et sa couleur bleu clair sont assez curieuses.

La devise est:" fidei servandæ exemplum 1815" (exemple mémorable de fidélité 1815) donné par le roi Louis XVIII à la ville qui refusa d'accueillir Napoléon à son retour de l'ile d'Elbe.

Ce sont les mêmes armoiries que pour Antibes, Juan les Pins n'étant qu'un quartier d'Antibes.

Juan-les-Pins, station balnéaire bordée de plages de sable, de jardins et de pinèdes, située au fond d'un magnifique golfe bien abrité. Station balnéaire et touristique "inventée" en 1925 par l'américain Franck Jay-Gould, qui a pris une extension considérable.
Saint-Paul (2 888 h)

san Paou

http://www.saintpaulweb.net/

L'armoirie du village au fronton de la mairie.

"Castrum Sancti Pauli" cité au 11ème qui fut chef-lieu de bailliage, puis de viguerie à partir du 15ème. Seigneurie en copropriété dominée par les Grasse-Bar, puis Ville Royale à partir du 16ème.

Petite cité fortifiée au 13ème; en 1537, François 1er fit entourer le bourg par Mandon de Saint-Rémy d'une seconde enceinte qui le ceintura totalement; l'édification de ces remparts entraîna de nombreuses démolitions de maisons : les habitants émigrèrent plus bas dans la plaine à l'emplacement du village actuel de La Colle.

L'église devint collégiale en 1667.

Après la Première Guerre mondiale, Saint-Paul devint une station climatique recherchée par les convalescents d'affections pulmonaires, ainsi que le lieu de rencontre, de séjour et de travail des artistes contemporains les plus célèbres : la tradition artistique qui s'y est maintenue, l'influence exercée par le propriétaire de la Colombe d'Or, puis surtout par la Fondation Maeght ont donné un prestigieux essor à Saint-Paul, devenue "Site-Symbole" et l'une des places touristiques les plus célèbres de la Côte d'Azur.

La ville est aussi connue sous le nom de Saint Paul lès Vence, Saint Paul du Var puis Saint Paul de Vence.


d'azur à un Saint Paul d'argent
(Armorial Général 1696 II-1267)
 

d'azur à Saint Paul de carnation, chevelé, barbé, auréolé et vêtu d'argent, s'appuyant de sa main dextre sur une épée et tenant dans la senestre un livre ouvert, le tout du même
(version moderne)

La Colle-sur-Loup
(6763 h)

http://lacollesurloup.com/

d'azur à la montagne de trois coupeaux d'argent mouvant de la pointe, chargée d'un loup de sable surmonté d'une épée basse d'or brochant sur le coupeau médiant accostée de deux coquilles du même.

Blason réalisé en 1990.

La colline, la "couala" en provençal est chargé d'un loup, pour la rivière du même nom ; le tout surmonté d'une épée basse d'or "Glaive de Saint Paul" en souvenir de l'origine des habitants.

Les deux coquilles représentent l'hopital Saint Jacques créé en 1723 et l'église Saint Jacques le majeur choisi pour patron par les collois édifiée en 1623.

L'écu est surmonté d'une couronne murale pour les vestiges historiques du cloître du Canadel, érigé au XI éme siécle, et, Montfort, pavillon de chasse royale en 1500.

En soutien, deux rameaux passés en sautoir, sous la pointe de l'écu, à dextre, le rosier, à senestre, l'olivier, qui furent les principales cultures que les collois ont pratiquées.

Enfin, la devise "Concordia et labore" (concorde et travail) gravée dans la pierre du clochet construit en 1666.

Ancienne dépendance de Saint-Paul-de-Vence, érigée en commune en 1789/90 (confirmation en 1792).

Seigneurie partagée depuis la 2ème moitié du 16ème entre l'évêque de Vence et les Villeneuve (branche de Thorenc, puis de Tourette). La localité actuelle fut pratiquement créée alors (avec fortifications) pour les habitants de Saint-Paul dont les maisons avaient été démolies pour construire l'enceinte bastionnée.

Prieuré du Canadel, fondé en 1012 et relevant de l'abbaye de Lérins. Hôpital en 1723. Ancienne communauté médiévale et fief de Gaudelet.

Roquefort-les-Pins
(5 300 h)

Roquofouart

http://www.ville-roquefort-les-pins.fr/

d'azur au roc d'argent mouvant de la pointe, surmonté d'une épée renversée du même accostée de deux pommes de pin d'or.

Le blason illustre le nom de la commune: un roc fort (présence du glaive) accompagné de deux pommes de pins. Le glaive rappelle aussi l'ancienne appartenance de la communauté à Saint Paul (dont le symbole est l'épée).

A l'origine "Castrum" de Saint-Pierre-de-Ulmo, détenu par une branche des seigneurs d'Antibes ("Rocafort" au 11ème), passé aux abbés de Lérins qui le cédèrent en 1241 à la communauté de Saint-Paul; le lieu était alors inhabité.

Aux 17ème et 18ème, la commune de Saint-Paul céda à ses créanciers des terres à Roquefort; les nouveaux propriétaires (Alziari, Mougins) ajoutèrent à leur nom celui de Roquefort, créant ainsi une coseigneurie de fait.

En 1790 Roquefort fut érigé en commune.

En 1932, elle prend le nom de Roquefort les Pins.

Villeneuve-Loubet
(13 104 h)

Villonovo

http://www.le-villeneuvois.com/

d'or aux deux cocons de ver à soie de sable passés en sautoir.

Le blason évoque la pratique de l'élevage du ver à soie, activité autrefois très développée. Il date de 1696. Aujourd'hui, des mûriers bordent encore les allées du Parc de Vaugrenier, mais ils ne nourissent plus les vers à soie puisque, touchée par les maladies, cette industrie prospère périclita à partir de 1855.

Cité en 1200 sous son vocable actuel (Villanova).

Le castrum primitif qui se trouvait à Loubet (Lobetum), fut intégré au 13ème. Le fief eut une histoire mouvementée et d'illustres seigneurs : inféodé au fameux Romée de Villeneuve en 1230 jusqu'en 1437 (avec retour provisoire au comte de Provence); aux Lascaris-Vintimille de Tende, puis au Grand Bâtard de Savoie par mariage et ensuite, toujours par mariage, à Charles de Lorraine, chef de la Ligue; ventes successives aux Chavigny, puis au président du Parlement de Provence Auguste de Thomas (1690) en faveur de qui il fut érigé en marquisat; il échut enfin en 1742 aux Panisse-Passis entre les mains desquels le château est resté.

Ancien fief de La Garde (au sud-ouest) faisant partie du marquisat des Thomas.

Le drapeau de la commune reprend le blason en le stylisant.

Biot ( 7 489h)

http://www.biot-coteazur.com/

de gueules à la croix de Malte pommetée d'argent.

(Armorial Général 1696 II-1304)

Les chevaliers de Malte (ou hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem) possédèrent le village après les Templiers.

La place actuelle est sans doute celle du principal oppidum des Oxybiens, site le plus proche du grand port ligure qui est devenu l'étang de Vaugrenier. Pris et annexé par les Romains en 42 av. J.-C., avec toute la région littorale.

Cité au 12ème : "Buzot". Propriété du comte de Provence qui donna la seigneurie aux templiers en 1209 (abolis en 1312); ceux-ci établirent la plus puissante commanderie de la région.

Les évêques de Grasse détinrent la co-seigneurie qu'ils continuèrent ensuite à partager avec les hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem qui avaient succédé aux templiers.

A la fin 14ème, le village devint pratiquement dépeuplé à la suite d'une épidémie de peste; le roi René le repeupla au milieu du 15ème en y établissant des familles liguriennes; c'est à cette époque que le village fut fortifié.

Essor économique au 16ème, invasion et régression de 1707 à 1746, suivi à nouveau d'une période de prospérité.

Exploitation de toute antiquité des carrières de pierres à four, et fabrication de poterie.

L'écusson qui reprend les armoiries actuelles ajoute à la croix de Malte, l'agneau de Grasse puisque les évêques de Grasse furent co-seigneurs avec les Hospitaliers du village.

Les blasons, écussons, pins et drapeaux proviennent des sites donnés dans la page, de La banque du blason, de Blason à coudre , de http://perso.worldonline.fr/pins/ , de Ivan Sache ou sont des photographies de l'auteur.