SAINTE BAUME
MONT AURELIEN

http://www.porteduvar.fr/

Par arrêté du 27 septembre 2001, le Préfet du Var a défini le projet du périmètre de la communauté de communes "Sainte-Baume / Mont-Aurélien" à 7 communes du canton de Saint Maximin (Saint Zacharie est parti rejoindre la communauté du Garlaban Huveaune Ste Baume).

Nota: On voit des fois écrit Sainte Beaume à la place de Sainte Baume

Saint Maximin la Sainte Baume
( 12 633 h )

San Meissemin

http://www.ville-stmaximin.com/

Palé d'or et de gueules de six pièces; à un chef d'argent chargé de trois fleurs de lis azur (armorial général de d'Hozier)

Ces armoiries ont une forte ressemblance avec celles de Saint Rémy de Provence.

Fréquentée depuis 40 000 ans au moins (moustérien), la plaine de Saint-Maximin fut, à l'âge du Bronze, un important site de stations.

Elevé à l'emplacement d'un important établissement gallo-romain, le village de Saint-Maximin est cité dès le 11ème : la "Villa sancti Maximini" dépendait du "castrum Redonas".

Maximin, premier évêque d'Aix-en-Provence, y aurait séjourné au 4ème ; son corps se trouvait dans un des sarcophages de la crypte gallo-romaine située sous l'église.

Les comtes de Provence, les rois de France ensuite furent à la fois prieur principal du couvent et seigneur majeur de la ville.

La ville va véritablement prendre son essor lorsqu'en 1279, Charles II d'Anjou fait l'invention des reliques de Sainte Marie-Madeleine. En 1295, il décide de construire la Basilique et le couvent et d'y installer des frêres prêcheurs dominicains

Jusqu'en 1789, Saint-Maximin fut un haut-lieu de la Provence chrétienne et un important lieu de pèlerinage qui attira dans la modeste bourgade des personnages illustres : papes, cardinaux, archevêques, évêques, haute noblesse et Princes du sang ; cinq souverains y vinrent le même jour.

A la Révolution, la ville prit le nom de "Marathon" à la demande de la Société Populaire dirigée par Lucien Bonaparte, lui-même surnommé "Brutus".

Les Dominicains sont expulsés, mais reviennent soixante-dix ans plus tard ; le père Lacordaire fait reconstruire l'aile ouest du couvent où les moines demeureront jusqu'en 1977.

d'or à cinq pals de gueules surmontés d'une fleur de lis d'or

Achard dans sa "Géographie de Provence" décrit ainsi le blason.

La fleur de lis fut donné par Henri IV en souvenir du siège soutenu en 1590 par les habitants de la ville contre les ligueurs.

d'or à quatre pals de gueules surmontés d'une fleur de lis d'argent.

C'est le blason actuel de la ville.

Nans les Pins

d'or à une croix de sable cantonnée de quatre roses de gueules

Enregistré en 1696 à Brignoles, figure à l'armorial général de d'Hozier.

Cité en 781 : "Nante", et au 11ème "Nantis" ; successivement nommé "Nantum", "Nancium", "Nans".

Fief de Saint-Victor au 8ème, puis des vicomtes de Marseille ; le comte de Provence y eut des droits en 1652.

Destruction du château et du vieux village au 16ème et reconstruction dans la plaine.

Ollières

de gueules à une bande d'argent chargée du mot OLLIERES de sable

La bande vient des Félix seigneurs d'Olliéres.

Villa Ollarias (en 1008), castrum de Oleres (en 1010), villa Ollaria (en 1014), eclesia sancte Marie de Oleires (en 1098), castello de Oleriis (en 1156).

Vient du latin Olla qui désigne un pot de terre grossier à flancs bombés et large ouverture généralement utilisé pour la cuisson, accessoirement pour y déposer les cendres des défunts incinérés. A donné le provençal Oulo, marmite à cuire la soupe, et le français Oule qui a le même sens mais est aujourd'hui inusité.

Le Plan d'Aups Sainte Baume

d'or à une houe au naturel planté sur une terrasse de sable

Cité en 984 ; au 12ème : "Almis", et au 13ème : "Alpes".

Seigneurie des vicomtes de Marseille puis de l'abbaye de Saint-Victor.

Sainte Marie-Madeleine aurait vécu dans la grotte de la Sainte-Baume.

Le village est rendu célèbre par les pèlerinages qui ont lieu à la Sainte-Baume.

La commune de Plan-d'Aups a pris le nom de Plan-d'Aups-Sainte-Baume en 1993.

blason moderne: la terrasse de sable a disparue

gironné d'argent et de sable à la croix tréflée écartelée de sable et d'argent

La disposition du blanc et du noir vise clairement à rappeler l'habit dominicain.

Un pélerinage a lieu à la Sainte Baume. L'hôtellerie, à la lisière de la forêt mystique, accueille les pélerins et les touristes depuis des centaines d'années.

Depuis 1295, les moines Dominicains demeurent les gardiens de ces lieux.

Leur devise est "Veritas" (la vérité).

Pourcieux
( 926 h )

Pourcieou

http://perso.orange.fr/robert.rieu/index.htm

d'or à un chêne de sinople englanté du même senestré d'un porc de sable sur une terrasse de sinople

Cité en 1008 : "Porcilis"

Le nom provençal "Pourcieou" signifie étable à porc.

Sur ce territoire, Marius résista à l'avancée des Cimbres et des Teutons en 102 av. J.-C.

Seigneurie des vicomtes de Marseille, puis au 16ème co-seigneurie des Vitalis et des Baux.

En 1213, mention du château appartenant aux sires de Baux. Un couvent de Minimes fut abandonné en 1771.

Pourrières
( 4 005 h )

Pourrièro

http://www.pourrieres.org/

d'azur à une pyramide d'argent maçonnée de sable sur la base de laquelle sont écrits ces deux mots: CAIUS MARIUS, l'un sur l'autre en caractère de sable. La pyramide accosté en chef d'un P à dextre d'or et d'un S à senestre du même (armorial 1696)

La pyramide est le monument élevé à la gloire du général romain Caius Marius qui battit les Cimbres et les Teutons dans la plaine. Les lettres P et S sont les premières et dernières du nom de la commune.

Cité en 1145 : "De Poreriis" ; la tradition donne comme étymologie probable soit le vocable latin "Campi Putridi", en raison du charnier laissé par Marius après la bataille où il écrasa Cimbres et Teutons en 102 av. J.-C., soit du provençal "pòrri" (poireaux en français, abondants à Pourrières).

Seigneurie des vicomtes de Marseille, puis des Glandevès au 16ème.

Le culte de Notre-Dame, qui ne fut jamais interrompu même pendant la Révolution, reste toujours vivant.

version moderne du blason: Pourrières est écrit sur le monument et ce sont les initiales de CAIUS MARIUS qui apparaissent.

Rougiers
( 1 071 h )

Rougier

http://rougiers.info.free.fr/

d'argent à un rouget de gueules

armes doublement parlantes: un rouget rouge

Cité au 11ème : "Rothgerium", du "Castellum Rodgerium".

Marius Caïus y aurait séjourné après la bataille de Pourrières.

St Louis visita les lieux en 1254.

Seigneurie d'Astorge de Petra et d'Isabeau d'Agoult (1406), puis des Levêque de Saint-Etienne (secrétaires du roi René). François Ier en fit don à son médecin Christophe Foresta ; passa ensuite aux Valbelle, puis aux Castellane-Majastre.

Village deux fois abandonné.

En 1859, un régiment de la Garde Impériale fit halte à Rougiers, d'où le vocable "St-Jean-de-Solférino" de la chapelle.

Alexandre Dumas consacra quelques pages à Rougiers dans "Souvenirs de voyage".

Les blasons proviennent de photographies de l'auteur ou proviennent des sites indiqués dans la page.

Le blason des Dominicains provient du site Blason à coudre.