Pays de Seyne

http://www.valleedelablanche.com/les-stations.html
La communauté de communes du Pays de Seyne a été créée en 2008 et regroupe 2818 habitants de 8 communes.
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Seyne (1 460 h)

Sagno

http://www.seynelesalpes.fr/



d'azur à trois colonnes rangées en pointe surmontées d'une croix potencée cantonnée de quatre croisettes, tous d'or.
(Armorial de Provence II  p1094)
La croix correspond aux armes de Jérusalem. Ceci est peut-être lié à la Chapelle de Saint-Léger qui appartint aux chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem.
Seyne est avant la conquête romaine la capitale des Édénates. Elle obtient le statut de cité sous l’Empire romain.
Le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois en 1147 (in Sedena), ferait référence au peuple gaulois des Édenates, ou serait construit sur la racine Sed, pour rocher.
Ses seigneurs sont les comtes de Provence, qui la dotent d’un consulat dès 1223, qui sert de modèle à tous les consulats alentour. Vers les années 1220, une grande tour est construite pour défendre la ville, qui est ensuite appelée Seyne-la-Grande-Tour. L’hôpital Saint-Jacques est fondé en 1293, suivi à la fin du XVe siècle par l’hôtel-Dieu.
La foire qui se tient à la fin du Moyen Âge à Seyne bénéficie de sa situation de carrefour, et se maintient jusqu’à la fin de l’Ancien Régime.
La communauté de Beauvillars comptait 88 feux au dénombrement de 1316. Elle dépendait administrativement de Seyne. Au XVe siècle, les habitants de Beauvillars, ayant voulu s’autonomiser, sont massacrés, les survivants déportés, et le nom de Beauvillars effacé des archives.
La communauté de Couloubrous (Colobrosium, cité au XIIIe siècle), est elle aussi rattachée à Seyne au XVe siècle. Elle comptait 19 feux en 1316, et était dotée elle-aussi d’un consulat. Au Moyen Âge, Blégiers est doté d’un consulat.
La ville est prise et pillée par le capitaine protestant Paulon de Mauvans à l’été 1560, durant les guerres de religion. Elle est attaquée par les protestants en 1574, qui la conservent par la suite : le baron d’Allemagne s’y retranche en 1585, devant l’offensive de la Ligue catholique, sans empêcher la prise de la ville par le duc d’Épernon. Lors du siège, le clocher est détruit.
En 1690, le marquis de Parelle conduit l’armée piémontaise de 5000 hommes qui descend de l’Ubaye et assiège Seyne. La ville est obligée de négocier, l’enceinte médiévale étant insuffisante à assurer sa défense, et la rançon est fixée à 11 000 livres. Cependant, la remontée de la milice de Provence et du régiment d'Alsace le font reculer. Dès le 24 décembre, des crédits sont débloqués et neuf bastions construits par Niquet, la nouvelle enceinte achevée en août 1691 laisse la Grande Tour à l’extérieur de la ville, mais renforcée.
Après l’alerte plus sérieuse de 1692, c’est toute la frontière alpestre qui est révisée par Vauban. En tournée en décembre 1692, il demande la construction d’une citadelle incluant la Grande Tour. Richerand mène les travaux de 1693 à 1699. Bien qu’insatisfait lors de son voyage d’inspection en 1700, Vauban ne réussit pas à faire modifier les fortifications, à part par la construction de redoutes de revers au nord. L’annexion de l’Ubaye par le traité d'Utrecht éloigne suffisamment la menace pour que les travaux soient repoussés sine die. Dans cet état, la ville est occupée par les Austro-Sardes en 1748 (guerre de Succession d'Autriche) et en 1815, à la fin des guerres de l'Empire.
La ville est le siège d’une viguerie jusqu’à la Révolution.
Il est fait usage, au niveau local, d'une appellation « Seyne-les-Alpes » jusqu'ici non entérinée par un décret.

Armoiries sur la mairie de Seyne
Robert de Brianson donne:
De sinople à trois pals d'argent surmontés de la croix de Jérusalem.
Les stations de Seyne sont Le Grand Puy et Le Fanget.
Selonnet (414 h)

Selounet

http://www.chabanon-selonnet.com/


d'azur à une tour d'argent surmontée d'une étoile d'or et surchargée du mot SELONNET du même.
Le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois en 1222 (de Salon), fait l’objet de différentes interprétations :
    * selon Charles Rostaing, le nom vient de Salon, avec un diminutif pour différencier les deux localités;
    * selon Ernest Nègre, le nom est dérivé du nom propre germanique Sallo.
Le comte de Provence Raymond IV Bérenger accorde une administration consulaire à la communauté en 1228. Les premiers seigneurs du lieu ont été les abbés de l’abbaye de l'Ile-Barbe. Leurs succèdent les Jarente (XIVe-XVe siècles), les Bonne de Lesdiguières aux XVIe siècle, et les Ripert-Moclar au XVIIIe siècle.

Au XIXe, le village de Villaudemar est doté d’une paroisse.

d'azur, à une tour d'argent, surmontée d'une étoile d'or.
(Armorial de Provence II  p1923)


La station de ski de Selonnet est Chabanon.
Montclar (403 h)

Mounclar

http://www.montclar.com/


de gueule à une montagne d'argent surmontée d'un soleil d'or
(Armorial de Provence II  p1922)

Armes parlantes: le mont clair est éclairé par le soleil.
La localité apparaît pour la première fois dans les textes en 1233 (castrum Montisclari). Ce nom est formé des mots occitans mont et clar, signifiant soit le mont clair, soit le mont distingué. Le castro Monteclaro du XIIIe siècle était le siège d’une baronnie.
Le village est assailli et pillé par les huguenots (guerres de religion), puis abandonné. Le marquis de Parelly pille également le village un siècle plus tard.
Durant la Révolution, le seigneur, Jules Claude Louis de Ripert, est impliqué dans le complot de Sainte-Amaranthe et guillotiné en 1794, et le château vendu comme bien national.
La station de ski de Montclar est St Jean.
Le Vernet (108 h)

http://mairie-le-vernet.com/


D'or à un arbre de sinople sur une terrasse du même accosté de deux étoiles de gueules
(Armorial de Provence II  p1922)
La localité apparaît pour la première fois dans les chartes au XIe siècle. Elle appartenait à l’abbaye Saint-Victor de Marseille, qui lui accorde un consulat au XIIIe.
Barles (114 h)

http://www.provenceweb.fr/


De gueules à un pal d'or, accosté de deux bars du même.
(Armorial de Provence II  p1920)
La localité apparaît pour la première fois dans les textes en 1193 (de Barlis). Le nom de la localité provient du gaulois barro, qui désigne un sommet, et du diminutif -ulus, ce qui lui donne comme sens la petite montagne.

Son château fort existe en 1206.
Au XVIe siècle, une mine de plomb est exploitée à Barles.

À la veille de la Révolution française, il existait deux fiefs sur le territoire de Barles : le fief de Barles proprement dit et celui d’Auzet

La route passant par les clues de Barles et reliant Digne à Seyne date seulement de 1913

Les évènements du roman policier "Les courriers de la mort" (1986) de Pierre Magnan se déroulent en partie dans la commune de Barles.

Si Barles vaut le voyage, c’est surtout pour ses célèbres “clues” : grande et petite “cloche”, dalle aux ammonites géantes (1500 coquilles d’ammonites qui vivaient là voici 200 millions d’années), et site de l'Ichtyosaure …Les géologues de toute l’Europe s’intéressent à ces merveilles de la nature, que vous pourrez admirer en empruntant la D900A depuis Barles, en direction de Digne, où ont été aménagés plusieurs parkings.

De Bresc se trompe en donnant: De gueules à un pal d'or, accosté de deux barres du même.

Les vulgarisateurs actuels recopient les erreurs et voici le blason que l'on trouve dans Wikipédia.
Auzet (90 h)

Aouzet




D'or, à trois chênes de sinople, deux en chef et un en pointe, et une cloche d'azur, bataillée d'argent, posée en pal.
(Armorial de Provence II  p1924)
Le village d’Auzet apparaît pour la première fois dans les chartes en 1058, sous le nom d’Ausitum. Au XVIIIe siècle, une foire s’y tenait.
Lors de la Seconde Guerre mondiale, une colonie d’enfants juifs au col du Fanget fut préservée.
Verdaches (48 h)

Verdacho



http://www.verdaches.com/


D'argent à trois arbres de sinople, rangés en fasce sur une terrasse du même
(Armorial de Provence II  p1923)
Son territoire est fréquenté à la protohistoire.

Le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois en 1055 (de Verdachis), est le pluriel de l’occitan bardesco, ou verdesco, désignant une forteresse en bois, qui a donné en nord-occitan verdescho.

Elle est dotée d’un consulat en 1237
Saint-Martin-lès-Seyne (22 h)

pas d'emblème connu
La localité apparaît pour la première fois dans les chartes au XIIIe siècle. Le fief dépendait des moines de l’abbaye de l'Ile-Barbe.
Le village est composé de trois hameaux (Le Villard, Le Col, Les Rougiers), mais aucun ne s'appelle St Martin. Une autre de ses particularités est son église accrochée à la montagne, construite en 1867 à égale distance des 3 hameaux de la commune.
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