Asse Bléone Verdon
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Le 1er janvier 2013, la Communauté de communes a été créée avec la fusion des:
    Communauté de communes des Trois Vallées,
    Communauté de communes de l'Asse et de ses Affluents,
    et des communes de Aiglun, Champtercier, Moustiers-Sainte-Marie, Sainte-Croix-du-Verdon et Saint-Jurs.
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Aiglun (1276 h)

Eiglun

d'azur à la fasce d'or chargée de trois aigles de sable
Dans l’Antiquité, les Bodiontiques (Bodiontici) peuplaient la vallée de la Bléone, et étaient donc le peuple gaulois qui vivait dans l’actuelle commune d’Aiglun. Les Bodiontiques, qui sont vaincus par Auguste en même temps que les autres peuples présents sur le Trophée des Alpes (avant 14 av. J.-C.), sont rattachés à la province des Alpes-Maritimes lors de sa création. La voie romaine reliant Sisteron à Vence traversait le territoire de la commune actuelle. Quelques tombes gallo-romaines ont été retrouvées.

La communauté d’Aiglun relevait de la viguerie de Digne, et son église de l’évêque de Digne qui percevait les revenus liés à l’église. Il la donne à ses chanoines. Du côté laïc, le village est partagé entre de multiples coseigneurs, qui arrivent au total de 22 en 131537. Le village est une ancienne place forte, nommée castrum de Aglenio au Moyen Âge.
Champtercier (794 h)

Chantercier

http://www.champtercier.fr/


D'azur à une croix d'argent, cantonnée de quatre fleurs de lys d'or.
Le fief de Champtercier appartenait aux comtes de Provence jusqu’à son don par la reine Jeanne aux Beaufort. La seigneurie devient la baronnie d’Oise (nom du village, alors situé sur la montagne d’Oise). Le fief et la communauté de la Tour-Lauze, est complètement dépeuplée par la crise du XIVe siècle (Peste noire et guerre de Cent Ans) est annexée par celle d’Oise au XVe siècle.
Le territoire de Champtercier relevait de la viguerie de Digne.
Le 22 janvier 1550, Charles Hardouin, de Tarascon, seigneur de Champtercier (Campotercerio) en fit donation à son petit-neveu Jean de Saint Martin, docteur ès droits, à l'occasion de son futur mariage avec Madeleine de Rascas. Son fils Charles de Saint Martin, d'Arles, vendit Champtercier le 6 août 1611 à son gendre Esprit de Clapiers, déjà seigneur de Collongue, Venel, et Pierrefeu. En souvenir de ce fief, la famille de Saint Martin baptisa du nom de Champtercier une terre qu'elle possédait dans le Plan du Bourg, en Camargue. Le village subit les troubles de la Ligue catholique (1590).
Moustiers-Sainte-Marie (706 h)
Mostiers Santa Maria

http://www.ville-moustiers-sainte-marie.fr/


d’azur à deux rochers d’argent, mouvants des flancs, sur une terrasse de sinople, entre lesquels sont posées en fasce deux fleurs de lys d’or, accompagnés en chef d'une chaîne d’argent reliant les cimes des deux rochers, au milieu de laquelle est suspendue, par un chaînon du même, une étoile d’or
La petite ville de Moustiers est fondée au Ve s. par une colonie de moines. Un chapitre de chanoines y est fondé en 1052, et perdure jusqu’au don de toutes les églises de Moustiers et de la vallée à l’abbaye de Lérins, en 1097. Le monastère se partageait les droits seigneuriaux avec l’abbaye de Lérins aux XIe et XIIe siècle, avant que le bourg rejoigne le domaine des comtes de Provence.
Le comte de Provence accorde un consulat aux habitants au XIIIe siècle, et installe le siège d’une baillie à Moustiers en 1300.

Guillaume de Moustiers-Gaubert fut seigneur de Ventavon. Il donna une procuration à son fils, le damoiseau Bertrand, en 1312, pour vendre sa part de Moustiers au roi Robert. La famille des Moustiers-Gaubert était une des familles nobles les plus vieilles de Provence. J.-P. Poly signale qu'au XIe s., elle figure parmi les plus anciennes familles de propriétaires laïcs dont les possessions étaient situées dans la région du Verdon.

La ville est le siège d’une viguerie et d’une foire jusqu’à la Révolution. Le bourg connaît une grande renommée aux XVIIe et XVIIIe siècles grâce à ses faïences.
Selon la tradition, un religieux, venu de Faênza (Italie), aurait appris à un potier de la ville le secret du bel émail blanc laiteux qui devait assurer avec le bleu dit «de Moustiers » la réputation des faïences locales. À la fin du XVIIIe s. douze ateliers fonctionnaient. Puis les fours s'éteignirent un à un, le dernier en 1873. Marcel Provence entreprit, en 1925, de faire renaître à Moustiers l'art de la faïence. Il construisit un four et, avec le concours d'artistes décorateurs et d'artisans qualifiés, en fit sortir une production originale, inspirée de la flore et des insectes du pays.

D’après la légende de Frédéric Mistral, l’étoile est un ex-voto dédié à la Vierge Marie, installé selon le vœu du chevalier Blacas, un croisé emprisonné par les Sarrasins en 1210, qui avait promis, s’il revenait dans son village, d’y suspendre une étoile et sa chaîne en hommage à Marie.
Sainte-Croix-du-Verdon (123 h)

http://www.lac-sainte-croix.com/sainte-croix.htm


D'argent à une croix potencée de gueules, cantonnées de quatre croisettes du même.
 Ce sont les armes du royaume de Jérusalem que portait le blason du roi René d'Anjou, roi de Sicile et de Jérusalem, suzerain au XVe siècle de la seigneurie de Sainte-Croix avec l'évèque de Riez.
Au Moyen Âge, les évêques de Riez sont seigneurs du lieu. La communauté est alors appelée Sancta Crux de Salleta en référence à la commune voisine des Salles. La paroisse relevait de l’abbaye Saint-Victor de Marseille qui nommait le prêtre et percevait les redevances attachées à l’église. L’évêque de Riez était seigneur laïc de Sainte-Croix : le fief, une partie des terres et le village lui appartenaient. La communauté relevait de la viguerie de Moustiers.
Pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour Montpeiret, ou Peiron-sans-Culottes, selon les sources.
Lors de la mise en eau du lac de Sainte-Croix, la commune a perdu 627 hectares des 1997 qu’elle comptait auparavant
Saint-Jurs (155 h)

http://saintjurs.noelrecton.com/

D'azur à un Saint-Georges d'or perçant de sa lance un dragon abattu au pied de son cheval du même
La localité, dont le nom est une déformation de Saint Georges, est citée en 1259 dans les chartes pour la première fois (Sanctus Georgius). Un château y était construit sur le sommet de l’Huby (1285 m). La baronnie appartient aux Castellane du XIVe siècle à la Révolution française, la communauté relève de la viguerie de Moustiers et la paroisse dépend d’abord de l’évêque de Riez Augier, qui donne un quart des dîmes à l’abbaye de Montmajour en 1096. Puis un de ses successeurs, Foulque II de Caille, donne la paroisse à une de ses fondations, à Sorps (établie en 1255 à Bauduen), composée d’une communauté de chanoines augustiniens, d’un couvent de moniales et d’un hospice. Ce monastère crée une prévôté à Saint-Jurs.
Alors que la crise des XIVe et XVe siècles décime la communauté villageoise (près de 90 % de perte entre 1315 et 14719), le monastère de Sorps n’est pas épargné, et les derniers chanoines viennent se réfugier à Saint-Jurs en 1433, jusqu’à la suppression de la prévôté en 1499.
A la révolution, la commune change de nom pour Bellevue.
Le nom fut orthographié Saint-Juers au XIXe siècle.
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