La Tinée

Créée en 2000, la communauté de communes de la Tinée comprend à l'origine huit communes. Quelques années plus tard, elle est rejointe par Tournefort et Bairols.

Elle disparaît le 31 décembre 2011 pour fusionner avec la communauté urbaine Nice Côte d'Azur et les communautés de communes Vésubie-Mercantour et des stations du Mercantour, aboutissant ainsi à la création de la métropole Nice Côte d'Azur


La Tinée est une rivière de France qui coule entièrement dans le département des Alpes-Maritimes. Elle est le principal affluent du Var en rive gauche. Sa longueur est de 75 km
Saint-Sauveur-sur-Tinée (343 h)

http://www.saintsauveursurtinee.fr/index.php
  
De gueules à la croix tréflée d'or, cantonnée en chef à dextre d'une étoile d'argent et en pointe à senestre d'une fleur de lys du même
1067: le cartulaire de la cathédrale de Nice cite Saint-Sauveur parmi les paroisses qui paient une redevance au chapitre de Sainte Marie. Le fief appartient alors, avec l'ensemble des villages de la haute Tinée, à la puissante famille des Rostaing de Thorame.
Au XIVe siècle, l'un de ses derniers descendants, Pierre Balb, est seigneur de Saint Sauveur, Rimplas, Valdeblore, Marie et Roure. A plusieurs reprises, il se révolte contre le pouvoir central des comtes de Provence : en 1376, la reine Jeanne de Naples, comtesse de Provence et suzeraine de Pierre Balb, le prive de tous ses droits, pour crime de lèse-majesté. Gracié en 1382, il se rebelle à nouveau en 1388, quand, avec l'aide des Grimaldi de Beuil, ambitieux voisins du seigneur blavet, le comte de Savoie s'empare du pays de Nice. Fidèle aux Anjou, Pierre Balb, réfugié dans son imprenable château de Rimplas, se lance dans une lutte sans espoir : vaincu, il est privé de ses fiefs en 1392, pour le plus grand bonheur des Grimaldi qui s'accaparent la majorité de ses domaines.
1860: Le rattachement à la France a amputé la commune des deux tiers de son territoire, toute la partie nord, dont la vacherie et le Bois-Noir, sa principale source de revenus, restant sous souveraineté italienne.
1957: Saint-Sauveur devient Saint-Sauveur-sur-Tinée.
Valdeblore (882 h)

Val de Blora
http://www.valdeblore.fr/




D’azur à la croix d’argent, cantonnée de quatre tours d’or; sur le tout : du même aux trois bandes du premier.

La commune de Valdeblore se compose de 4 villages principaux : St Dalmas Valdeblore, La Roche Valdeblore, La Bolline Valdeblore et Mollière, que l'on retrouve dans le blason communal, symbolisés par 4 tours sur l'écu de 2 couleurs : bleu et jaune du dernier seigneur féodale du Val, Pierre Balb.
Le Val de Blore est le "Val" qui d'ouvre à l'Ouest par le quartier de "Blore" (Bloura en patois), quartier de Rimpas à l'entrée du Val sur la Tinée.
"Blore" , selon "toponymie de Provence" de Rostaing est formé de la racine près-indieuropéenne "BL" et du suffixe "ora" et signifierait "pente herbeuse très raide entre horêts et rochers"
Le premier seigneur de Valdeblore a nom Rostaing (ou Rostainy) de Thorame.
10 juillet 1669 : par une convention notariée, les trois communes de Saint-Dalmas, de la Bolline et de la Roche décident de s'unir pour ne former qu'une seule commune. C'est l'origine de la commune de Valdeblore.
En 1860, Valdeblore devient définitivement français, mais perd une partie de son territoire qui devient italien, et qui ne lui sera restituée qu’en 1947 par le traité de Paris.

La Colmiane (en occitan alpin la Cuòla miana, la montagne moyenne, c'est-à-dire la montagne située entre Vésubie et Tinée) : c'est une station de sports d'hiver. Lou cuol indique un col, un passage et désignerait un passage entre Tinée et Vésubie plutôt qu'une montagne.
Clans (562 h)

http://www.clans06.com/



D’argent à l’ours d’azur chapé du même.

L’ours que l’on retrouve sur le blason bleu et blanc de la commune (donné, par la famille Orsier, maîtresse du fief) est l’emblème officiel de Clans et sa devise inscrite en latin sous le blason signifie "Toujours courageux dans l’adversité". Toutefois l’emblème revendiqué est celui du loup. D’ailleurs, beaucoup de familles clansoises avaient des patronymes dérivés du latin "lupus" (Loup), "lubonis", "lobo", "lubo".
Jusqu'au XIVe siècle, le village était situé plus bas, au lieu dit le « Poet », près de la chapelle saint-Sébastien. Des vestiges de cet ancien village subsistent, et son abandon semble être dû à l'épidémie de peste de 1348, au profit du site actuel, qui devait être un hameau d'alpage à l'époque.

Clans, dépendant du Royaume de Savoie-Piémont, a voté son rattachement à la France en 1860.
Roure (212 h)

http://www.roure.fr/


D’argent au chêne rouvre arraché de sinople, englanté d’or posé sur un mont escarpé de pourpre mouvant de la pointe.
La première indication du village date de 1067 sous le nom de « Rora », mot dérivé du latin « robur » qui signifie « chêne ». Le village accueillait et élevait des troupeaux de vaches et de chèvres pour le compte de propriétaires et ceux-ci réglaient leurs affaires sous un grand chêne. Le fief appartient à la famille de Thorame-Glandèves.
Le fief est ensuite acheté, vers 1340, par François Caïs, jurisconsulte à Nice. Le fief et son château sont convoités par Barnabé Grimaldi de Bueil car ils sont une enclave dans ses terres. Guillaume et Barnabé Grimaldi, fils d'Andaron Grimaldi devenu seigneur de Beuil par son mariage avec Astruge Rostang, demandent alors l'hommage à François Caïs. Barnabé n'ayant pas obtenu cet hommage, il attaque le château, mais est blessé par le fils de François Caïs, Bertrand. Remis de ses blessures, Barnabé Grimaldi réussit à prendre le château avec l'aide de sa parentèle, des habitants de Roure. Pour se venger, il tranche le poignée droit de Bertrand Caïs et lui crève les deux yeux avant de le laisser mourir, en 1353. La reine Jeanne condamne Barnabé de Grimaldi et les habitants à payer 2 000 florins d'or. Mais le fief reste aux mains des Grimaldi de Bueil. Les autres parts du fief qui appartenaient à Pierre Balbi, seigneur de Valdeblore, de Marie, de Rimplas, de Saint-Sauveur, ont été confisquées et données à Jean Grimaldi de Bueil, en 1384. Les deux fils de Barnabé, Jean et Louis, ont été les acteurs principaux de la dédition de Nice à la Savoie, en 1388. Auparavant, le village est confisqué en juin 1385 aux Grimaldi pour être donné à un fidèle de la cause angevine, Pierre Balbi, seigneur de Tende.
Le fief a appartenu aux Grimaldi de Bueil jusqu'à l'exécution d'Annibal Grimaldi, en 1621. Le château est alors détruit et le fief donné à la famille piémontaise Allbrione.
Roubion (124 h)



http://www.roubion.com/


D’argent à la tour de sable ouverte et ajourée de gueules, au chef tiercé en pal au I et au III de gueules fuselé de deux tires de quatre pièces d’argent, au II d’or à l’étoiles de huit rais de gueules
.
Devise: "Ardeo non Rubesco" je brûle sans rougir.
Le village apparaît dans les textes sous plusieurs noms : Robio, en 1067, Rubion, et Robionum, en 1293, Robjono, en 1333, Robion, en 1795. Le village est appelé Roubion en 1860. Ce nom vient de la racine «rup» qui désigne une falaise.

La seigneurie de Roubion appartient à la famille de Beuil jusqu'à sa chute, en 1621. La seigneurie passe alors aux Badat puis aux Caissotti. La seigneurie est érigée en comté en 1684 au profit des Caissotti de Roubion.

Le village subit des dégâts et est incendié pendant les guerres de la ligue d'Augsbourg et de la succession d'Espagne qui virent le village traversé par les troupes françaises et savoyardes.
Ilonse (157 h)



http://www.ville-ilonse.fr/

    
D’or aux trois rencontres de bélier de sable accornés d’argent, au chef de sinople chargé de trois épis de blé du champ.
Le village apparaît dans le cartulaire de l'abbaye de Lérins au XIe siècle, Ilontia, puis au XIIe siècle Ilonza dans le cartulaire de la cathédrale de Nice.

Le village a d'abord appartenu à la famille Féraud de Thorame, Thorame-Glandevès, puis aux Grimaldi de Bueil au XIVe siècle.

La peste de 1327 emporta toute la population qui se trouvait dans le vieux castel.

En 1344, Astruge Grimaldi ou Astruga Rostagni-Grimaldi1, devenue veuve, acheta la seigneurie aux Glandevès mais dût faire valoir ses droits auprès de la Communauté des habitants par la force.
Rimplas (128 h)

http://www.ville-rimplas.fr/


D’or au bourdon de pèlerin mouvant de la pointe, accosté de deux étoiles de huit rais, le tout de gueules.

Ces armoiries, rappellent que RIMPLAS appartenait au Comté de BEUIL et que Saint Roch est patron du village.
In Rege placito, qui apparaît pour la première fois en 1067 dans le cartulaire de la cathédrale de NICE.
La conjonction du nom germanique ragin et du latin placitum indique que RIMPLAS était le siège d’une juridiction carolingienne et témoigne de son importance au Moyen-Age. Le nom se transforme en RAIPLAZ et RAIMPLAZ au XIIème siècle pour devenir RIMPLAS en 1760.
Marie (84 h)

http://www.ville-marie.fr/


De gueules à une étoile de seize rais d'or, chargée d'une tour du champ.
Jadis , le territoire de Clans s'étendait jusqu'au confins de celui de Valdeblore. Vers cette frontière inhabitée était établi un saint ermite, renommé pour les guérisons miraculeuses qu'il opérait. De toutes parts on accourait pour le consulter. Cet homme pieux fit bâtir près de sa cabane, à l'aide d'aumônes, une chapelle dédiée à la vierge Marie. Elle donna naissance à un hameau, quelques cultivateurs vinrent s'y établir et l'appelèrent MARIA pour indiquer qu'ils s'étaient mis sous la protection du Sauveur.
La première mention d'un castrum remonte à 1066.
Les Balbo en devinrent les premiers seigneurs, un acte de l'année 1006 mentionne la donation des terres de Marie qu'ils firent à l'église de Clans.
Un siècle plus tard, ALPHONSE 1er, roi d'Aragon et comte de Provence, y fit bâtir un château pour assurer la défense de la vallée. Raymond BERENGER IV donna le fief aux GRIMALDI de Beuil. Ils y établirent la résidence d'un châtelain. Un document de 1387 précise que Raymond GRIMALDI, seigneur d'Ilonse, l'habitait à cette époque et en était le co-seigneur.
En 1533, Honoré GRIMALDI, baron de Beuil, dans l'acte d'hommage prêté à la maison de SAVOIE, fir mention expresse du fief de MARIE et, sur les plaintes de ses vasseaux, consentit à leur accorder quelques soulagements.
L'autonomie longtemps réclamée depuis le XV ème siècle sera formellement acquise en 1673 avec le partage des terroirs de CLANS et MARIE.
Bairols (107 h)

http://www.ville-bairols.fr/


Coupé-crénelé d’argent et de gueules le premier à l‘étoile de huit rais du second.
« Bairolum » est cité vers 1040. Le village est alors donné à l'abbaye de Lérins puis est devenu un fief des Grimaldi.

Le village n'a été relié par une route carrossable qu'en 1939. Il y avait encore 257 habitants en 1858.
Tournefort (138 h)

D’azur au rocher d’argent mouvant de la pointe sommé d’un lys de jardin du même, surmonté d’une étoiles de huit rais cousue de gueules.
Tornafort est cité au XIIe. Les chevaliers de l'ordre du Temple auraient occupé un hospice et des terres en 1176.

La seigneurie a appartenu à la famille des Tornaforte. Elle est associée à la vallée de Massoins et a été inféodée à Jean et Louis Grimaldi de Bueil en 1388. Le 14 février 1434, Jean Grimaldi a reçu l'hommage des habitants de Tournefort1. Elle est passée aux Caissoti après l'exécution d'Annibal Grimaldi, en 1622. En 1723, elle est revenue à la famille piémontaise de Coni, les Bruno.

Le tremblement de terre du 23 février 1887 a causé des dégâts importants au village isolé sur son piton rocheux. Le vieux village a été abandonné au début du XXe et était ruiné en 1916. Le dernier habitant aurait quitté le village en 1937 ou 1938. Le nouveau village est situé à « la Colle ». L'église Saint-Pierre datant du XVIIe et le cimetière sont restés dans l'ancien village.
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