Vésubie -
Mercantour
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La Communauté de Communes est créée en 2007.
Elle disparaît le 31 décembre 2011 pour fusionner avec la communauté urbaine Nice Côte d'Azur et les communautés de communes de la Tinée et des stations du Mercantour, aboutissant ainsi à la création de la métropole Nice Côte d'Azur

Roquebillière (1 636 h)

http://www.vesubian.com/roquebilliere/roquebilliere-vesubie-06.htm

Écartelé au premier et au quatrième d'azur au lion couronné d'or ; au second et troisième trois abeilles d'azur mal ordonnées.
Le nom de Roquebillière provient de Roccabellera, ou roc aux abeilles. Le village connaît divers comme les tremblements de terre en 566, en 614, des glissements de terrain en 1564 et 1926, des crues de la Vésubie qui, comme en 1094, en 1743 et 1789, emportent une partie des maisons. Le 23 juin 1494, un « horrible tremblement de terre » bouleverse les vallées de Roquebillière et de Lantosque.

Le 28 septembre 1388, suite à la guerre de succession de la reine Jeanne, Roquebillière, comme les autres communes de la rive gauche du Var, se place sous la souveraineté de la maison de Savoie, c'est la dédition de Nice à la Savoie et la constitution du comté de Nice.

Les troupes françaises occupent le village de 1691 à 1696, puis de 1706 à 1708. La peste y arrive en 1764. La commune, pro-française, devient chef-lieu de canton durant la période révolutionnaire lorsque la France s'empare du comté de Nice en 1796. Elle devient définitivement française en 1860 par un vote pour le rattachement de 503 oui et 24 abstentions.

Le village a été victime d'éboulements et d'inondations six fois depuis le VIe siècle. Il a été reconstruit à chaque fois sur le même lieu. Sauf la dernière fois, lors du glissement de terrain du 24 novembre 1926 : la majeure partie des habitants ont quitté les hautes maisons sévères de leur vieux village pour la rive droite où se trouvait déjà une église du XVe siècle. Le vieux village reste toujours habité.

Malgré l'exode rural, la population de Roquebillière est restée relativement stable.
Belvédère (685 h)
http://www.mairie-belvedere.fr/

D'argent aux trois arbres au naturel, en fasce ; au chef d'azur chargé d'un renard au naturel

Ces armes qui figurent sur le papier à lettres du syndicat d'initiative de Belvédère font allusion à la famille Raynardi, Comte de Belvédère. Elles résultent d'une mauvaise lecture des armoiries familiales des Raynardi qui portaient : d'azur aux trois épis de nard d'or; au chef cousu du premier chargé d'un renard du second. Ces armes sont parlantes à un double titre le renard en chef, mais aussi les trois nards qui, en italien, se disent "tre nardi"."

Le nard est une plante odorifiante qui sert à faire un parfum connut dans l'Antiquité.
Marie Madeleine en oignit les pieds de Jésus et les essuya avec ses cheveux.
Le village est connu dès le XIIe siècle sous le nom de Belvédèr, puis Belveser vers 1210, Bellovider dans une enquête de 1252, devenu Villa de Bellovidère en 1388 au moment de la dédition de Nice à la Savoie avant de se fixer sous son nom actuel de Belvédère, du latin bellum, beau et videre, voir, c'est-à-dire un endroit d'où l'on surplombe tout un panorama.

Belvédère, comme la plupart des villages de la vallée, et en particulier Roquebillière au fond de la vallée de la Vésubie, est durement touché par un tremblement de terre en 1564. Suivent les tremblements de terre de 1566, faisant 80 morts, du 20 juillet 1564, détruisant la moitié des habitations, et du 15 janvier 1644.

La maladie frappe aussi, la peste en 1629 et le choléra à Belvédère et à Roquebillière en février 1764. En 1751, un incendie ravage une grande partie du village.

Suite à des pluies violentes durant près d'un mois et demi, le 24 novembre 1926, un immense glissement des terrains détrempés de Belvédère vers Roquebillière en contrebas, fait 15 morts et détruit un tiers de ce dernier village.

En 1947, le territoire communal retrouve ses limites primitives qu'il avait perdues en 1860, par le traité de Turin, au bénéfice de l'Italie. En effet entre 1860 et 1947, la frontière italienne descendait dans la vallée de la Gordolasque sous le hameau de Saint-Grat. Suite au Traité de Turin, la frontière est replacée sur la crête alpine constituant la ligne de séparation des eaux entre le Piémont devenu italien et l'ancien Comté de Nice devenu français.
La-Bollène-Vésubie (574 h)

http://www.labollenevesubie.fr/


 Coupé au premier : d’argent à l’aigle bicéphale d’azur ; au second : d’argent à la grappe de groseille feuillée au naturel.

Ces armes, utilisées par la mairie, sur son papier à entête, sont une variante de celles de la Famille Ribotti qui porte : «d’argent à la grappe de groseille au naturel ; au chef d’or chargé d’un aigle bicéphale de sable ». Le Docteur Jean Ribotti a possédé le fief de La Bollène du 31 décembre 1699 au 21 septembre 1700, date à laquelle le Duc de Savoie entérine la vente des droits à la Communauté des habitants de La Bollène, à qui lui confère la dignité comtale. La municipalité a donc adopté les armoiries d’une famille qui n’a possédé le fief que durant quelques mois. La communauté des habitants d’alors qui n’avait pas supporté l’inféodation s’était d’ailleurs empressée de racheter les droits pour se libérer des liens vassaliques. Il est par conséquent, pour le moins curieux, aujourd’hui, de constater l’adoption d’armoiries qui n’auraient certes pas contenté les anciens. 
Le site de La Bollène-Vésubie est connu dès l’Antiquité, comme en témoignent les documents médiévaux appelant le premier castrum du terme « ligure » ABOLENA (racine B-L).

Des traces de croyances païennes se retrouvent encore dans les légendes locales, racontant l’histoire des fées, habitant dans les roches gypseuses de l’éperon du village. L’assimilation des cultes chtoniens par les premiers évangélisateurs de ces lieux rappelle leur présence.

Castrum avéré au XIIIe siècle, le village connaît alors les affres des grandes guerres de reconquêtes françaises (depuis Romée de Villeneuve jusqu’aux volontaires des armées Révolutionnaires).

En 1564, on note la destruction du village par un violent tremblement de terre. En 1700, par lettres patentes du Duc Victor Amédée II rendues le 21 septembre, La Bollène-Vésubie obtient d’être considérée comme son propre seigneur et la communauté se voit ainsi décerner la dignité comtale. En 1705, c’est l’occupation par les troupes françaises de Louis XIV et les pillages se renouvelleront en 1744 et 1747 lorsque la Vallée de la Vésubie sera envahie par les Français et les Espagnols en lutte contre les Savoyards et les Autrichiens…

Juchées à la confluence des vallons restés italiens après 1860, les tensions politiques du début du XXe siècle obligèrent l’Administration militaire à y installer le cœur du réseau défensif de la ligne « Maginot » des Alpes Méridionales (Flaut).

Depuis l’Annexion, La Bollène est devenue une véritable station climatique de moyenne montagne, courue par les aristocraties Italiennes et Anglaises, bientôt imitées par les Niçoises et Françaises. Le tramway desservait la station, mais fut remplacé par l’autobus dès le début des années 1930.
C’est pourquoi www.labollenevesubie.fr/ propose de les remplacer par les suivantes :

De gueules au chef d’or ; au gril de l’un en l’autre

Ces armoiries rappellent l’ancienne appartenance de La Bollène au Comté de Vintimille, le gril est l’attribut de Saint Laurent, patron du village.

Saint-Martin-Vésubie (1 327 h)



http://www.saintmartinvesubie.fr/



D’argent à la fleur de lys florencée d’azur soutenue d’une jumelle ondée du même, au mantel aussi d’azur chargé de trois étoiles d’or mal ordonnées.
Erigé sur les bords d'un plateau glaciaire, le village apparaît dans l'histoire dès le XIIIe siècle, mais son site est occupé depuis la plus haute antiquité (romanisation d'une population autochtone au Ier siècle avérée).

Au XIIe siècle siècle le village est mentionné sous le nom de Saint-Martin-de-Lantosque. Il s'est construit autour d'un prieuré fondé à l'abbaye de Saint-Dalmas-de Pedonna Borgo San Dalmazzo. Les Templiers administrent le sanctuaire de Fenestre jusqu'à leur arrestation.

Le castrum médiéval s'étend progressivement le long de la falaise surplombant le vallon de la Madone, sur laquelle s'étire la grande route du Sel gagnant le Piémont depuis le port de Nice. Au Moyen Âge, la communauté de Saint-Martin est dotée d’un consulat1.

Le 25 janvier 1470, un incendie consumme une grande partie de la ville, ses fabriques de draps et ses entrepôts de marchandises. Les pertes sont évaluées à 160 000 florins d'or.

Jérôme-Marcel de Gubernatis, président du Sénat de Nice, obtient en 1684 l'inféodation du fief de Saint-Martin. Devant l'opposition de la population, cette mesure est annulée dans l'année.

La commune devient définitivement française en 1860 et perd une partie de son territoire qui devient italien (dont la Madone de Fenestre), qui ne lui sera restitué qu'en 1947 (traité de Paris).

La ville est la deuxième en France, après La Roche-sur-Foron, en 1893, à se doter d'un éclairage public.

Pendant la Seconde Guerre mondiale les Alpes-Maritimes ont été occupées par la IVe armée italienne le 11 novembre 1942. Grâce à la sympathie des autorités italiennes la zone d’occupation italienne est devenue un refuge pour des milliers de Juifs. Les Juifs avaient un minimum de sûreté et une résidence légale sous les autorités italiennes, qui en mars 1943 les ont transportés de la côte à l’intérieur, dans la zone de Saint-Martin-Vésubie.

parti : au premier de gueules à la barre cousue de sinople, chargée de trois étoiles de six rais d'argent ; au deuxième d'azur à la montagne recouverte d'une forêt, et ouverte d'une fenêtre, le tout au naturel

La version présente sur la mairie présente des étoiles jaunes à 8 branches

Sur cet écusson, les étoiles sont à 5 branches.
Venanson (142 h)

http://www.venanson.fr/

D’azur à la hache d’armes et au bourdon de pèlerin passés en sautoir, le tout d’or, accompagnés de quatre tours d’argent aux cantons de l’écu.
    L'évêque Raimond Ier (1064-1074) participe à des restitutions de biens et de dîmes usurpés à l'église, notamment à Venanson.
    Le 25 novembre 1064, Hugues Rostains, apparenté à la famille comtale de Glandevès, donne au chapitre de Cimiez la quatrième partie du château de Venanson. Ce château a disparu aujourd'hui, mais on suppose qu'il se trouvait sur le rocher occupé par le village. L'existence de Venanson est plus ancienne parce que des redevances censitaires et emphytéotiques avaient déjà été prévues sur les biens du site.
    Le cartulaire du chapitre de la cathédrale de Nice conserve une charte du 15 mai 1067 mentionnant la donation des dîmes de Venatione au chapitre de l'église Sainte-Marie de Cimiez par les Rostaing-Raynardi.
    En 1388, le baron de Beuil se met sous la protection du comte de Savoie pour se défendre de la famille d'Anjou. Il s'oblige à remettre au comte les pays de la région de Nice, dont Venanson.
    L'évêque de Nice, Louis de Glandevès, fonde en septembre 1428 un archidiaconat en faveur de son grand vicaire, Michel de Bellegarde, comprenant les donations des seigneuries de Venanson et Saint-Martin-Lantosque. Son successeur, Antoine Salvanhi, protestera de cette donation auprès du cardinal-légat d'Avignon en 1455. Mais elle a été confirmée car les dons étaient constitués de biens patrimoniaux de le la maison de Glandevès.
    Le 8 juillet 1496, après la mort de Charles Jean Amédée de Savoie, les députés de Venanson prêtent serment à son successeur Philippe II de Savoie.
    Le duc Emmanuel-Philibert de Savoie doit intervenir pour résoudre un conflit entre les communautés de Venanson et de Saint-Martin-Vésubie, en 1560.
    Le 20 juillet 1564, un violent tremblement de terre fait 38 morts et 11 blessés à Venanson.
    À partir de 1700, la seigneurie des Thorame-Glandevès est érigée en comté au profit de la famille Alziari. Le comté passe ensuite aux Genesi, aux Laurenti, aux Trincheti et aux Belli.
Les illustrations sont des photographies de l'auteur ou proviennent des sites indiqués sur la page.