Moyen Verdon 2

La communauté de communes du Moyen Verdon a été créée en 1994.
Elle comporte 19 communes
voir Moyen Verdon 1
et Moyen Verdon 3.

Saint-André-les-Alpes (925 h)



http://www.saint-andre-les-alpes.fr/

De sinople, à un sautoir d'or, et un saint André de carnation vêtu de gueules brochant sur le tout
Saint-André-les-Alpes est fondée au XIIIe siècle par les habitants de Méouilles. La seigneurie est successivement une possession des Castellane aux XIIIe siècle et XIVe siècle, des Pontevès au XVIe siècle, des Forbin au XVIIe siècle et des Laugier au XVIIIe siècle. Sur le plan spirituel, la paroisse relevait de l’évêque de Senez, qui nommait le prêtre et percevait les redevances attachées à l’église.
En 1837, Saint-André, parfois appelé Saint-André-du-Seuil (du nom du principal village de Troins), fusionne avec Méouilles. La nouvelle commune prend le nom de Saint-André-de-Méouilles.
La commune est renommée Saint-André-les-Alpes en 1927.

d'azur, à un château d'or et un chef d'argent, chargé du mot COURCHONS de sable
Courchons
Courchons, qui apparaît pour la première fois dans les chartes en 1226 sous le nom de Corchono, relevait directement des comtes de Provence. Cette communauté compte 25 feux en 1315 et 4 en 1471. Sa population est de 189 habitants en 1765. En altitude, possédant un terroir uniquement fait de montagnes, froide et peu peuplée, aucune église ni chapelle n’y est fondée avant le XVIIe siècle. La fusion de Courchons avec Saint-André-les-Alpes date du 5 septembre 1966.

d'or à un sureau de sinople, fleuri d'argent
Méouilles
Méouilles est signalée en 1278. Son église paroissiale relevait du chapitre de l’évêché de Senez, qui percevait donc les revenus à cette église. Le fief de Méouilles, d’après l’état d’afflorinement de 1783, était encore indépendant à la fin de l’Ancien Régime.

 d'azur, à une fasce d'argent, chargé du mot TROINS de sable.
Troins
Troins est signalée en 1237. La communauté comptait 29 feux en 1315, mais est fortement dépeuplée par la crise du XIVe siècle (Peste noire et guerre de Cent Ans) et complètement abandonnée en 1471. Elle compte à nouveau 45 habitants en 1765, mais est finalement annexée par celle de Saint-André en 1791. Le hameau est complètement dépeuplé en 1884, et son emplacement réel incertain. Le Seuil dans les gorges de l'Issole est un emplacement possible.
La Mure-Argens (337 h)

http://la-mure-argens.com/
       
 
 D’or à une fasce d’azur, accompagnée de trois mûres de pourpre, tigées et feuillées de sinople, deux en chef et une en pointe
D'azur au bourg fortifié d'or, cantonné de quatre croisettes du même.
Représentation actuelle dans le village
La localité apparaît pour la première fois dans les chartes vers 1030, alors qu’elle appartenait à l’abbaye Saint-Victor de Marseille,et s’appelait Morerius. Par la suite, le castrum prend le nom de l’église, Sainte-Marie de Mura. Le village était alors perché plus en hauteur. Il appartient ensuite aux prieurs de la Mure, puis aux Bourguignon (XVIIe-XVIIIe siècles). La communauté relevait de la viguerie de Castellane.

En 1974 la commune d'Argens s'associe à celle de La Mure sous le nom de la Mure-Argens.

 D’or à une fasce de gueules, accompagnée de trois mûres de pourpre, tigées et feuillées de sinople, deux en chef et une en pointe
Dessin original  Armorial Général de France, Charles D'Hozier (édit de 1696)

D’or à une fasce d’azur, accompagnée de trois mûres de pourpre, tigées et feuillées de sinople, deux en chef et une en pointe
Dessin Armorial des communes de Provence, Louis de Bresc (1866)

D'azur à un bourg d'or
Dessin original  Armorial Général de France, Charles D'Hozier (édit de 1696)
Argens
Le fief d’Argens est érigé en marquisat en 1722.

D'azur au bourg fortifié d'or, cantonné de quatre croisettes du même.
Dessin Armorial des communes de Provence, Louis de Bresc (1866)
Moriez (215 h)

Mouries

http://www.provenceweb.fr/f/alaupro/moriez/moriez.htm


D'azur à une bande d'or, chargée de trois trèfles de sinople
Le nom du village, tel qu’il apparaît pour la première fois dans les textes vers 1030 (Morierus), est tiré du terme occitan pour mûrier.
 La communauté du Castellet-des-Robines (Castelletum Robine au XIIIe siècle) et qui comptait 11 feux en 1315, est fortement dépeuplée par la crise du XIVe siècle (peste noire et guerre de Cent Ans) et annexée par celle de Moriez au XVe siècle. Les deux communautés relevaient de la viguerie de Castellane. L’abbaye Saint-Honorat de Lérins a été propriétaire d’un prieuré à Moriez.
Les seigneurs de Moriez sont, au XIVe siècle, les Roquevaire et les Castellane ; au XVe siècle, les Vintimille ; aux XVIe et XVIIe siècles, les Chailans.
Comme de nombreuses communes du département, celle de Moriez se dote d’écoles bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle en compte deux, installées au chef-lieu et à Hyèges, qui dispensent une instruction primaire aux garçons.
Juin 2009, l'école communale ferme définitivement ses portes.
Allons (142 h)

Allouns



http://allons-alpes-haute-provence.fr/



De gueules à un château donjonné de trois tours d’or maçonnées de sable.
Ce sont les armoiries des Castellanes que l'on retrouve.
En 1072, Pons Sylvain (Pontius Silvanus) est propriétaire du domaine et donc d’une partie importante, si ce n’est de toute la vallée. Il fait don de terres à l’abbaye Saint-Victor de Marseille, qui y établit à la fin du XIe-début du XIIe siècle, un prieuré, Saint-Martin. Le village d’Allons se crée peu après, autour d’une nouvelle église elle aussi sous la titulature de saint Martin, et le prieuré est abandonné au XIIIe siècle.

Le fief appartient d’abord aux évêques de Senez, puis à l’abbaye Saint-Victor de Marseille.

La communauté d’Allons relevait de la viguerie de Castellane. On trouve dans le village trois bâtisses connues pour avoir abrité différentes familles nobles, parmi lesquelles les de Requiston et les de Richery, coseigneurs4, les Villeneuve et les d’Autane, derniers seigneurs du fief de 1757 à la Révolution française
Rougon (103 h)

Rougoun

http://www.rougon.fr/
  
 
De gueules à un château donjonné de trois tours d'or maçonnées de sable sur une terrasse du même.
Toujours basées sur les armoiries des Castellanes.
La localité apparaît pour la première fois dans les chartes en 814, avec la mention de villa Rovagonis dans le polyptyque de Wadalde. Cette villa est le siège d’une vaste exploitation appartenant à l’abbaye Saint-Victor de Marseille. Elle a aussi de nombreuses fermes sous sa dépendance à Rougon et La Palud. Un château fut construit au XIe siècle. La paroisse relevait de l’évêque de Riez, qui, à partir de 1096, partagea les dîmes avec l’abbaye de Montmajour.
Les Templiers possédaient un bien à Rougon. Il s’agit du Prieuré Saint-Maxime, en limite de la commune de Trigance. Comme tout bien des Templiers, il était exempté de redevance envers l’évêque de Riez, et donc toutes les dîmes et redevances allaient intégralement aux Templiers. Le prieuré est passé à l’ordre des Hospitaliers au XIVe siècle.
La seigneurie, d’abord aux Castellane (XIVe siècle), passe aux Glandevez (XVe siècle), puis aux Brun-Castellane (XVIe-XVIIe siècle) et est enfin achetée par l’abbaye de Lérins en 1732. Cette seigneurie comportait le château, les droits de justice et divers autres, le moulin banal, plusieurs bâtiments dont deux bastides, des terres, prés.
Lambruisse (94 h)

https://www.facebook.com/comitedesfetesdelambruisse/


D’or à un cep de vigne arraché de sinople, fruité de sable, accolé à un arbre sec, arraché aussi de sable
La localité apparaît pour la première fois dans les chartes vers 1239. La communauté faisait partie de la viguerie du Val-de-Barrême. L’église dépendait au Moyen Âge de la paroisse du Castellet des Robines, communauté qui disparaît avec la Grande Peste et qui est rattachée à Moriez.
La forme ancienne du nom du village est Lambrusca vers 1200 d'après l'occitan Lambruisso, désignant la variante alpine de la « vigne sauvage ». Il s'agit de cette vigne sauvage méditerranéenne appelée lambrusque ou lambruche.

Angles (65 h)

Angli


Ecartelé, au 1er et 4e de gueules à deux triangles entrelacés d’argent, au 2e et 3e d’or à un loup ravissant d’azur lampassé et armé de gueules.
Le blason combine le loup des Agoult et les triangles en allusion au nom de la commune.
La localité apparaît pour la première fois dans les chartes en 1245 alors qu’elle est une coseigneurie des évêques de Senez et de l’abbaye de Lérins. Son prieuré est réuni à celui de Vergons en 1454 et relevait de l’abbaye Saint-Honorat de Lérins. L’abbé de Lérins y construit un hospice. Elle passe ensuite aux d’Agoult.
La communauté relevait de la viguerie de Castellane.
Les habitants d’Angles mènent une lutte contre le seigneur local, sur plusieurs générations, refusant le droit de demi-lods, prélevé sur tout héritage. Après les non-paiements, les procès, le banc du seigneur à l’église est réduits en miettes. En 1731, les moissons du seigneur ne sont plus récoltées, avec interdiction à quiconque de le faire, et l’intendant échappe de peu au lynchage
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