Moyen Verdon 3

La communauté de communes du Moyen Verdon a été créée en 1994.
Elle comporte 19 communes
voir Moyen Verdon 1
et Moyen Verdon 2.

Barrême (457 h)

Barrèmo

http://www.barreme.fr/

D'or à l'arbre de sinople; au chef d'azur chargé d'une étoile d'or.
Barrême apparaît pour la première fois dans les chartes en 1040, alors qu’il vient d’être détruit par un incendie. Le village, qui était établi sur le col Saint-Jean et fortifié, se reconstruit dans la plaine.
La localité est citée sous la forme sancti Jacobi de Barrema en 1215.
En 1235, le baron de Castellane cède ses droits sur Barrême au comte de Provence. Le village reste propriété des comtes de Provence jusqu’en 1348, date à laquelle la reine Jeanne l’échange contre une terre du royaume de Naples. Il devient alors le fief des Villeneuve jusqu’en 1748. À cette date, sept autres familles nobles possèdent des droits de co-seigneurie sur la commune, et cinq y résident.
Barrême est le chef-lieu d’une baillie dont le territoire est détaché de celui de la baillie de Digne à la fin du XIVe siècle. Elle est chef-lieu de viguerie du XVe siècle jusqu’à la Révolution, viguerie dont dépendaient Clumanc, Lambruisse, Tartonne (les terres dites Baussenques, du nom de Raymond des Baux, qui les possédait de la dot d’Étiennette de Provence au XIIe siècle), Saint-Jacques et Chaudon, dont dépendait Norante.
En janvier 1791, le hameau de Saint-Lyons demande son détachement comme commune, qu’il obtient en mars 1791.

De gueules fretté de six lances d'or, entresemé de petits écussons du même, et sur le tout un écusson d'azur chargé d'une fleur de lys d'or.
Armorial Général de France, Charles D'Hozier (édit de 1696)
page 1920, Provence, 2e partie.
Les armoiries de Barrême reprennent celles de la maison de Villeneuve, seigneurs du lieu pendant près de quatre siècles

Les armoiries de Barrême sont visibles sur le drapeau du maquis Fort de France du capitaine Pierre Rose (WWII)
La Palud-sur-Verdon (329 h)



http://www.lapaludsurverdon.com/
       
 
 D'argent à trois joncs de sinople rangés et mouvant d'une rivière d'azur.
La localité apparaît pour la première fois dans les chartes en 1062, sous le nom de Castrum novum (Châteauneuf), puis Châteauneuf des Barris. Le château est construit à 1143 m d’altitude, et avait 8 coseigneurs en 1062. Le village de La Palud est signalé en 1114. Lors de la guerre entre Boniface III de Castellane et le comte Alphonse Ier de Provence (1188-1189), le château tombe aux mains du comte de Provence. Le baron de Castellane construit alors un nouveau château au nord de l’ancien, qu’il nomme Châteauneuf. L’ancien village est alors renommé La Palud, du nom de l’église paroissiale, Notre-Dame-de-Palude, désignant une zone marécageuse ou alluvionnaire.
 Les Castellane sont seigneurs durant le XVe siècle, puis la seigneurie passe ensuite aux Demandolx de 1492 qui la conservent jusqu’au XVIIe siècle.
La commune de La Palud prend le nom de La Palud-sur-Verdon en 1961.

Pas d'embleme connu.
Châteauneuf-les-Moustiers
Châteauneuf-les-Moustiers est rattaché à La Palud en 1974.
Clumanc (186 h)

http://www.clumanc.fr/public/


Fascé d'or et d'azur; au chef d'argent chargé de l’inscription « CLUMANC » en lettres capitales de sable.
Les armes sont celles des Barras.
La localité apparaît pour la première fois dans les chartes en 1046, les comtes de Provence y possédaient une maison forte. Le prieuré de Saint-Honnorat relevait de l’abbaye de Lérins, du milieu du XIe siècle à la Révolution. L’église Notre-Dame relevait elle de l’abbaye Saint-Victor de Marseille, ou de l’évêque de Digne. Ces églises étaient situées dans des petits castrum.

En 1342, les communautés de Clumanc, Labaud et Saint-Honorat sont rattachées à la viguerie de Castellane par le comte de Provence  avant de relever de celle de Barrême. Les communautés de Labaud (Labaudum au XIIIe siècle) et de Saint-Honorat, qui comptaient respectivement 24 et 49 feux en 1315, sont fortement dépeuplées par la crise du XIVe siècle (Peste noire et guerre de Cent Ans) et annexées par celle de Clumanc au XVe siècle.
Chaudon-Norante (178 h)





De gueules à un château d'or, surmonté d'un soleil du même
Armorial Général de France, Charles D'Hozier (édit de 1696)
page 1919, Provence, 2e partie.
La communauté de Chaudon est signalée pour la première fois au début du XIIe siècle : Plan-de-Chaude était déjà existant. L’église relevait du chapitre de la cathédrale de Senez. La communauté de Norante lui est rattachée au Moyen Âge (mais constitue brièvement une commune au début de la Révolution, jusqu’en 1794). En 1342, les deux communautés sont rattachées à la viguerie de Castellane par le comte de Provence. Elles passent ensuite dans la viguerie de Barrême

La commune de Bédejun est rattachée à Chaudon-Norante en 1908, la nouvelle commune prend le nom de Chaudon-Bédejun (1908-1919) avant de devenir Chaudon-Norante
En 1954, prenant acte du déplacement de la population, le chef-lieu de la commune est déplacé de Chaudon à Norante.

D'azur, à une autruche d'or, tenant dans son bec un fer à cheval, d'argent
La communauté de Bédejun correspond à l’actuel hameau de la Clappe. Elle est nommée Bec de Jun en 1248.
Senez (162 h)


  
 
De gueules à une ville d’argent essorée et ajourée de sable surmontée de trois fleurs de lis d’or rangées en chef

Armorial Général de France, Charles D'Hozier (édit de 1696)
page 1972, Provence, 2e partie.

À l’époque romaine, elle est le siège d’une civitas de la province des Alpes-Maritimes dès le IIe siècle, avec pour nom Sanitensium ou Salinensium
Au Ve siècle, un évêché est installé à Senez. Les deux évêchés préexistants de Salinae (Castellane) et Eturamina (Thorame) lui sont rattachés après 450, ou au début du siècle suivant.

Au IXe siècle, un château est construit à la Roche, sur la rive droite de l’Asse. Évêché très pauvre, et placé dans une ville minuscule et inconfortable, il est plusieurs fois tenté de le rattacher à l’évêché de Vence ou d’en déplacer le siège à Castellane, sans succès. Les évêques résident souvent à Castellane, dès la deuxième moitié du XVe siècle.

L’évêque était seigneur de la ville, mais partageait les droits de justice avec les Pontevès (XVe–XVIe siècles), puis les Gautier (jusqu’à la Révolution).

En 1342, les communautés de Senez sont rattachées à la viguerie de Castellane par le comte de Provence. Lors de la crise ouverte par la mort de la reine Jeanne Ire, le seigneur, Guigonnet, se rallie à Louis Ier d'Anjou, et entraîne dans son sillage la communauté dès 1385.

Sur le territoire de l’actuelle Senez se trouve l’écart de Boades, qui est à l’emplacement d’une ancienne communauté signalée au XIIIe siècle. La paroisse de Boades relevait des évêques de Senez. La communauté (Debosada en 1251), qui comptait 17 feux en 1315, est fortement dépeuplée par la crise du XIVe siècle (Peste noire et guerre de Cent Ans). Au XVe siècle, la communauté de Boades est rattachée à celle de Senez.

L’évêché est supprimé en juillet 1790

D’azur à un chameau d’or sur une terrasse de sinople

Le chameau a été placé dans les armes de ce village car il porte un poil fin et serré dont on fait les étoffes.
La communauté du Poil est signalée dès le XIe siècle : de nombreuses donations sont faites à l’abbaye Saint-Victor de Marseille qui y possède trois églises, des terres et progressivement tous les revenus ecclésiastiques. Elle aussi relevait de la viguerie de Castellane.
En 1973, la commune du Poil fusionne avec Senez, bien qu’ils n’aient pas de limite en commun.
Tartonne (137 h)

Tartouno

http://tartonne.free.fr/


D’or à trois tourteaux de gueules, deux en chef et un en pointe, et une fleur de lys d’azur en cœur.
Les deux communautés, de La Peine et de Tartonne, sont signalées dans les chartes au XIIIe siècle. En 1342, les deux communautés de Tartonne et de La Peine sont rattachées à la viguerie de Castellane par le comte de Provence.
Durant tout le Moyen Âge, le village est rasé plusieurs fois. La communauté La Pène (ou la Peine) est fortement dépeuplée par la crise du XIVe siècle (Peste noire et guerre de Cent Ans) et annexée par celle de Tartonne au XVe siècle, mais continue de constituer un fief distinct.
Les seigneurs successifs sont les Baux (du XIIIe siècle au XVe siècle), les d’Agoult aux XIVe et XVe siècle, les Villeneuve aux XVIe et XVIIe siècles, et enfin les Gassendi jusqu’à la Révolution. À la fin de l’Ancien Régime, la communauté est rattachée à la viguerie du Val de Barrême.

Blieux (56 h)

Bliéous



Coupé d'or à un chien contourné d'azur lampassé de gueules colleté du champ, et aussi de gueules à un pont de trois arches d'argent maçonné de sable .

On voit les armes des Ponteves en partie inférieure du blason.
La localité apparaît pour la première fois dans les chartes en 1110, comme appartenant à Raimundus de Bleus. Le fief appartient au chapitre épiscopal de Senez, puis passe aux Castellane au XIIIe siècle, aux Pontevès au XIVe siècle, aux Engelfred au XVIIIe siècle . Les églises des paroisses de Blieux (à Blieux et à Melle), et les revenus qui y sont attachés, passent successivement à l’abbaye Saint-Victor de Marseille, à l’évêque de Senez, puis à l’abbaye de Lérins.

Armorial Général de France, Charles D'Hozier (édit de 1696)
page 1090, Provence, 2e partie.

Saint-Jacques (55 h)




D’azur à un Saint-Jacques vêtu en pèlerin d’or
Le village de Saint-Jacques est la possession d’une prévôté de moines augustins, attestée en 1108, installée à quelques centaines de mètres du village mais sur la même colline. Ce monastère prend la suite d’une église qui y aurait existé depuis le VIIIe siècle. Le fief appartient aux Villeneuve du XVe siècle au milieu du XVIIIe siècle.

Durant la Révolution française la commune change de nom pour Jacques-lès-Barrême.

Saint-Lions (39 h)


Pas d'embleme connu. Le village s’appelait autrefois Dauphin, et faisait partie de la communauté voisine de Barrême. Son église est donnée à l’abbaye Saint-Victor de Marseille au XIIIe siècle, ou selon les interprétations, à l’église Notre-Dame de Thorame. Il devient un fief des Villeneuve au siècle suivant jusqu’à la Révolution.

En janvier 1791, le hameau de Saint-Lyons demande son détachement de Barrême, et devient une commune à part entière en mars 1791. La société patriotique de la commune y est créée pendant l’été 1792. Toujours durant la Révolution  la commune change de nom pour Lions-d’Asse.
Les illustrations sont des photographies de l'auteur ou proviennent des sites indiqués sur la page.